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Full text of "La survivance (1935-02-27)"

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VOL. VII 


LA DEFENSE 
IMPERIALE 


On a fait grand bruit il y a 
quelque temps, lors de la visite 
d’un haut personnage du comi- | 
té britannique de la Défense: 
Impériale, Sir Maurice Hankey, ! 
qui vint au Canada et visita: 
aussi l'Australie et l'Afrique du ! 
Sud. Comme la venue d’une tel- 
te personnalité ne pouvait pas- i 
ser inaperçue, Sir Maurice se 
hâtait d’affirmer au débarqué 
que sa visite n'avait aucun ca-: 
ractère officiel et qu’il voya- 
geait simplement pour son a-' 
grément personnel. C’est ce qui 
était difficile à admettre, sur- 
tout lorsqu'on constatait que 
dès le départ du discret touriste 
qui avait parlé peu et pas écrit 
du tout, des plans de concours 
à la défense impériale, soit par 
Vorganisation de services aé- 
riens, soit par l'établissement de 
services maritimes, avaient été 
soumis à des membres du gou- 
vernement. 


Xl faut d’abord admirer la di- 
plomatie britannique dont la ré- 
putation s’est bien maintenue, 
et qui vaut encore beaucoup 
mieux que Sa politique. L’An- 


“DIEU ET PATRIE ” 


EDMONTON, ALBERTA, LE 


LA SESSION FEDEZALE 


LA POLITIQUE DU POUVOIR 


Nouveau Rédacteur 


au Parlement fédéral. M. Bradette, député du Témiscamingue, a proposé 
un plan quinquennal de colonisation, ce qui a donné lieu à tout un débat sur 
l'agriculture, On a aussi proposé de favoriser l’industrie des Mines en ré- 
duisant les douanes sur les appareils et outillages requis na r cette indus- 
trie. Jeudi la Commission des écarts des prix est revenue à l'ordre du jour et 
MM. Bennett et King y ont tous deux apporté de nouvelles opinions. 

+ 11 semble que le ministère jusqu'aujourd’hui très prudent en innova- 
tions sociales s'est définitivement lancé dans la réforme. Toutes les dis- 
cussions tournent à proposer des mesures sociales pour toutes les classes, 
agricole, ouvrière, professionnelle, etc. C'est ainsi que le Crédit agricole rendu 
plus accessible aux petits cultivateurs, l'assurance-chômage encore incom- 
plètement définie mais qui s’appliquerait à un tiers de Ia population ou- 
vrière et d’autres mesures sociales sont en voie d'entrer dans notre législa- 
tion. A tout propos ces innovations imprévues font surgir la question de plus 
en plus aigue de l’autonomie des provinces. En effet ces nouveautés n'étaient 
pas prévues par la Confédération. Alors les provinces s'inquiètent et accu- 
sent le fédéral d’empiéter sur leurs droits. De son propre aveu le gouver- 
nement semble aussi décidé à centraliser toutes les affaires sociales au fédé- 


, ral. 
0 


La grande nouveauté de la session de l'an dernier, la Banque Centrale 
| d'Etat annonçait déjà la voie nouvelle d'étatisme et de législation sociale 
\ où s'est engagé à fond le gouvernement. Ce qui est curieux c’est que le parti 
! conservateur se voit maintenant traité de dangereux novateur par l’oppo- 
Nos lecteurs auront remarqué sition libérale qui redevient ainsi conservatrice dans ses promesses. 


depuis quelques semaines le: 
LA CRITIQUE DE L'OPPOSITION 


changement survenu à la Ré-| 

daction. En effet M. Jacques. _. : É 

Sauriol, ancien professeur au | L'opposition soutient en effet que Sa réforme est plus an- 

Collège des Jésuites et ancien Cienne, plus adaptée aux besoins du peuple et plus prudente que 

publiciste à l’Imprimerie du Ia réforme ministérielle. Les libéraux réaffirment adhésion à 

Nord de Montréal, à pris la SUC- porganisation sociale et professionnelle, mais ils se déclarent 
opposés à la coercition, ils veulent une coopération libre des agri- 

culteurs entre eux et des industriels entre eux. 


M. JACQUES SAURIOL. 


cession de M. Maurice Lavallée. 
Ancien élève de FlUniversité 
d'Ottawa et du collège Ste-Ma- 
rie de Montréal, M. Sauriol a 


L'agriculture et la pêche ont eu leur tour de vogue la semaine dernière 


?. FEVRIER 1935 


Figures Parlementaires 


L'Hon. D.-M. Duggan, chef du 
parti conservateur provincial. 


—000— 


L'HON. PREFONTAINE 
EST DECEDE 


WINNIPEG. — L’Hon. Albert Pré- 
fontaine, ancien ministre provincial 
dans le cabinet Bracken, est décédé 
jeudi dernier à Winnipeg. Venu dans 


l'Ouest vers 1880, il était originaire . 


d'Upton, dans la province de Qué- 
bec. D'abord député libéral, il chan- 


LA SESSION PROVINCIALE 


UN TRIBUT A LA MEMOIRE DE M. GIBBS à 


L'apostolat de la presse est néces- RS 


saire au mème titre que l’école, puls- o 
que la presse, c'est l'école des adultes. = 


Cardinal Andrieu 


Il convenait qu’un député canadiens-français rendit un tr “ 


but à la mémoire de M. Gibbs, ancien député récemment décéal 
M. Giroux, député de Grouard la fait en termes dignes du rl 


| 


t 


province. 


gretté disparu qui tout en professant des opinions politiqu 5 | 
parfois réprouvables, savait donner l'exemple de l'esprit juste 
conciliant qui le fit toujours l’ami des canadiens-français de 


Solide réaquisitoire de M. Giroux. 


La critique du discours du trône a fourni à M. Giroux, l’occasion d'} e 
des meilleurs discours entendus depuis le début de la Session. La voix, ‘ln 
geste et les mots firent plusieurs fois sauter l’aud'ence vendredi après 
midi. Tout y a passé, la Loi d'ajustement des Dettes, la réduction du tsa:l)é 
d'intérêt que l'orateur reproche au gouvernement de n'avoir pas entrep! : À 
lui-même au lieu d'attendre l'initiative du fédéral, le problème toujouli 
aigu des métis, une meilleure répartition des taxes, les nombreuses carenc da 
signalées dans le domaine de l'éducation, enfin le brûlant problème dl 
marchés solutionné par le “Marketing Act”, d'une manière que M. Giro} 
trouve opposée à la liberté du commerce. Il répète la déclaration de pri in 
cipe: les libéraux sont en faveur de la coopération dans tous les domain 


et surtout dans l’agriculture, mais ils 


s'opposent à l'obligation qui impcll} 


à une partie des cultivateurs des contraintes et des règlements votés pk 


l'autre partie. L'orateur s'est aussi occupé avec bien des détails au pr 


blème de la paille et de l’avoine, citant à l'occasion une lettre de ses électeu:| 1 
Après avoir présenté tout un plan d'amélioration pour les régions du No es 
où se trouve son vaste comté, M. Giroux termine en se défendant contre dif 


attaques personnelles qu’il affirme injustifiées de la part du gouvernemeriii 


LES MESURES MINISTERIELLES 


gleterre, état où grouille une 


gea d’allégeance et se rangea avec lel Les mesures ministérielles avancent à leur tour, malgré la critique A. 


énorme population, donne au 
monde par sa diplomatie avisée 
une grande lecon de fact; avec 
un gouvernement assez ridicule 
elle garde sa grande place en 
Europe et dans le monde parce- 
que derrière les politiciens par- 
venus, veillent les diplomates 
dont les noms sont moïns con- 
_ nus mais dont lPaction est in- 
finiment plus pesante et salu- 
taire que celle des élus du peu- 
ple. La cour et la noblesse an- 
glaise règnent encore et gou- 
vernent beaucoup plus qu’elles: 
en ont l'air, et dans les ques- 
tions délicates comme celle de 
la défense impériale où les do- 
minions se montrent tous om- 
brageux, ce sunt elies qui agist. 
sent et qui redressent la poli-! 
tique compromise par le Parie-: 
ment. La noblesse et la cour: 
d'Angleterre jouent le même 
rôle bienfaiïsant dans le gouver- 
nement que joue la vieille bour- 
geoisie française composée 
d’honnêtes professionnels et 
d’intellectuels dési n té ressés. 
Des deux côtés de la Manche, 
ces deux classes représentent la 
tradition, lPautorité, l’ordre en 
face des parlements bavards, 
révolutionnaires, indisciplinés 
et livrés à leurs passions. 


: 
' 


l 


Quant à ce qu’est venu faire 
ou dire Sir Maurice, il est évi- 
dent qu’il a profité d’un voya- 
ge qu'il avait bien le droit de 
faire pour pousser quelque pro- 
jet de défense impériale. Il est 
légitime en principe que les do- 
minions qui de leur propre gré 
font encore partie de l’empire, 
participent chacun pour sa part 
à la protection mutuelle des 
peuples britanniques. Et cette 
‘protection organisée en com- 
mun est une mesure de sécuri- 
té qui sauvegarde en même 
temps la paix. 


Sans doute nous avons souf-| 
fert d’avoir été entraînés étour- 
diment par des gens qui étaient 
pourtant nos élus, dans une 
guerre où pour la première fois, 
la conscription immorale a ar- 
raché de nos foyers une grande 
partie de la jeunesse canadien- 
ne. Mais si le Canada se rend 
compte un jour du besoïn d’une 

“armée de métier, pas une armée 
: de conscrits qu’on mène se bat- 
tre malgré eux, si nos gouver- 
nants comprennent jamais le 
danger de l'annexion améri- 
caine et le danger de 1a révolte 
qui suivra fatalement la pro- 
pagande communiste, si jamais 
nous comprenons que ce dan- 
ger de perdre notre liberté nous 
menace comme il menace tous 
les peuples, nous devrons logi- 
quement en conclure qu’il faut 
être forts pour braver un ave- 
nir de plus en plus troublé, et 
que cet intérêt commun avec 
tout l’empire sera bien servi 
‘dans une défense commune. La 
défense impériale ne veut pas 
-seulement dire que nous serons 
tenus d'aller nous battre avec 
nos hommes et notre argent 
pour un pays qui a déià trop de 
militaires; elle signifie plutôt 
l'urgence d’un plan commun en 
vue de prévenir un danger qui 
nous est aussi commun. D’au- 
tres pays gémissent sous un 


: gouvérnement révolutionnaire 


‘et d'autres supportent après l’a- 


|. voir accepté sans se défendre, 


l’ingérence du monstre ‘améri- 
cain dans leurs affaires et jus- 
que dans leurs parlements. Pour 
nous défendre de ces deux pé- 


successivement été dans la pro- 
fession, au service des Editions: 
Lévesque, de Montréal et à 
l'Imprimerie du Nord, de Mon- 
tréal. 


M. Lapointe et M. Bourassa ont parlé sur les droits des provinces et sur la 


# # e e | 
Les Députés Canadiens-Français. pen rent 


Jusqu'à présent les députés canadiens-français ont eu beaucoup de vogue. len 1923. 


LRO 0 EEE 


réforme de la Confédération, M. Pouliot, M. Bradette et M. Gobeil, tous de 
la province de Québec ont porté surtout leur attention aux mesures agri- UN IMPOT POUR 


LA METROPOLE 


nutieuse de l'opposition, et la législation s'augmente graduellement de no Ë : 


le ministère du secrétariat provincial, | velles additions. A date on a examiné des bills sur les compagnies de LÀ . 


léphone rural, sur les services provinciaux de santé, sur les affaires ms 
hicipales, des amendements aux chartes municipales de Lethbridge et 
Calgary et des amendements à la procédure relativement aux convictiofé 5 
sommaires, 


Î : ï, 
La politique du gouvernement peut se qualifier d’un mot: l’opportunilses 


Len Alberta. Il se fait aujourd'hui 


| case soviétique, les deux plus gros ex- 


| notre survivance; la procédure dans nos assemblées de cercles; 


coles et sociales du gouvernement. M. Luchkovich, député ukrainien de ve- | 
V ASTE ENTREPRISE gréville a parlé sur les excès d'immigration des dernières années. Il est pour 
le moins inattendu que ce soit un député immigré qui adresse cette critique. 

À MMURRAY | Mais il à un peu raison. 


| Les moteurs cachés de la session, ce qui pousse les uns et les autres re- 
à montent à la crise passée qui a accumulé les ruines sociales, et surtout les 
ti à un contract signé hier entre le | élections prochaines qui s'annoncent très incertaines en raison de la poussée 
Ministère fédéral et un ingénieur to-| 4 gauche qui entraine de plus en plus le gouvernement. Où s'arrêtera cette 
rontonien, Max Ball, pour l'érection | manoeuvre: on ne sait, mais elle peut aller loin parceque de nombreux élé- 


d'une puissante raffinerie à McMur- | Lents de dissipation semblent énerver les députés. 
ray. C'est à la suite de la prospec- 


tion de riches gisements de sables 
pétrolifères que cette entreprise a été 
décidée et autorisée par le gouverne- 
ment. .. | 

Depuis ‘plusieurs années des gise-| 
raents pétrolifères ont été signalés 
dans les Territoires du Nord-Ouest et 


De récents arrangements ont abou- 


BANQUE MUNICIPALE |ELECTIONS 
A VANCOUVER 


VANCOUVER. — Le conseil muni- 
cipal de Vancouver adressera à Ot- 
ave ne Fenetre pour à ADR confirmation officielle à ‘une 
ment d’une banque municipale, selon | 5 PRE 

re Ê . ‘rumeur fondée sur les déclara- 
la proposition du Maire McGeer quii tions de plusieurs députés, à 
y» 


l 

l'effet que la Chambre serait 
prorogée de bonne heure cette 
année, et que des élections fé- 
dérales générales auraïent lieu 
un mois après. 

Des élections provinciales au- 
ront lieu aussi au Nouveau- 
Brunswick et en Alberta cet été. 
Depuis un an il est rumeur qu’il 


- EX JUILLET 


OTTAWA. — Après entente, 
il ne semble manquer que la 


keaucoup de prospection autour du 
Lac des Esclaves et la nouvelle en- . : : 
treprise de McMurray promet un ac- [a été adoptée après de nombreux dé- 
croissement considérable de cette in- !bats par le conseil de ville. Cette ban- 
dustrie pour laquelle nous pourrons j AUE municipale sera surtout un organe 
avant peu devenir de sérieux conçur-|de Prêts pour favoriser la construc- 
rents contre les Etats-Unis et le Gau- :tion immobilière et fournira aussi des : 
banques à Charte. Elle se consacrera 
portateurs de pétroles actuellement. [Surtout à l'épargne du public, dont 

000 l'argent servira ainsi sous bonne ga- 


FUNERAILLES DE lrantie, à financer les affaires muni- 


cipales y aura aussi élection provinciale 
MGR. LEBLANC U dans la province de Québec. 
VERMILYEA [PRIS le terme légal peut se pro- 


ST-JEAN, NB. — Son Exc. Mgr 
O'Donnell, archevêque d’Halifax a 
officié jeudi matin aux obsèques de 
Mer Leblanc, archevêque de St-Jean, Belleville, Ont. — Harold Vermilyea 
NB. décédé au début de la semaine |a été trouvé coupable hier d’avoir 8s-| - OGprAwA. — M. R.-B Bennett, 
dernière. Des personnalités politiques , sissiné sa mère, après un long pro- lpremier-ministre, a l'intention de se 
provinciales et fédérales, plusieurs é-|cès. La défense tenta en vain de plai- irendre aux fêtes qui auront lieu en 
vêques canadiens et américains et un der l'irresponsabilité. La condamna- 
nombreux clergé assistaient à la cé- tion à mort suit automatiquement le 
rémonie. verdict rendu par un'‘jury unanime. 


INITIATIVE QUI SE DEVELOPPE 


CONGRES REGIONAL A FALHER CET ETE 


longer une année. 


EST CONDAMNE a 
nn. AUX FETES ROYALES 


avril prochain, lors du 25ième anni- 
versaire du couronnement de Sa Ma- 
jesté Georges Cinq. Une cérémonie 
religieuse à l'abbaye de Cantorbéry, à 
laquelle seront invités tous les pre- 
miers-ministres et autres représen- 
tants des dominions, inaugurera ces 
fêtes, les premières du genre depuis 
le jubilé de la reine Victoria en 1897. 


200 — — 
Nombreuses questions à l'agenda M. BENNETT ET 


LA RADIO 


RS 11 : intenant officielle qu’un con- Es 

SR  . ee Had Se OTTAWA. — Jeudi dernier, à la 
grès régional aura lieu ici cet été, les ?, 3 et 4 juillet. Il réunira Chambre, M. Bennett a déclaré qu'il 
sous la présidence des organisateurs et des présidents locaux et|était encore favorable à la Radio- 
sous le haut patronage de Mgr Guy, vicaire apostolique, tous les jEtat, malgré l'opinion contraire d'üne 
cercles locaux de PA C F A, de nombreux représentants de l’ex- Partie de la population. Des bruits 
St de t tte C dnetes réSionds ayant couru que la Commission de la 
écutif central et des au Les régions. Ces congr gi radio serait abolle. le bLémier cn: 
prennent de plus en plus d'importance, et l'agenda du congrès de tre a tenu à faire cette déclaration 
cet été est particulièrement prometteur. Quoiqu’il ne soit pas 


encore définitivement fixé, on y traitera surtout des questions rerait telle que constituée. 


äe doctrine catholique et nationale, selon le programme même SCHUS SENT GG 
de l'Association. Un communiqué mentionne ces titres: Le ma- A PARIS 
gistère de l’Eglise dans les questions nationales de race et de ne 


langue; le vrai patriotisme; histoire régionale; le cathéchisme 
et le français dans nos écoles: la colonisation; l’agriculture et|Von Schuschnigg est arrivé à Paris, 
en mission diplomatique, jeudi soir, 
accompagné de son ministre des Af- 


: ‘ ° l : : £ . 
le journal et son influence; l’Eglise et la question sociale; la Faites Étranicetes. Une troube de con 


question économique; l'organisation de la jeunesse; enfin rap- 
ports et résolutions sur les questions à l'étude. Un intéressant attendant le chancelier, et la police 
programme récréàtif agrémentera aussi le congrès qui sera clo- la dû faire de nombreuses arrestations 
turé par un banquet le jeudi soir, 4 juillet. | tons 16 dictieué teur: aptté. 

L'importance des sujets traités à ce congrès et les person-;;njant cette manifestation, était 
nalités qui s’y trouveront, la liste en sera sous peu publiée, font descendu discrètement à une gare de 
augurer non seulement un succès mais aussi les plus fortes ré- ie et entra .en ville incognito. 

| 


percussions dans toute la province et même dans les provinces- : su . 
ae Entre Londres et Berlin 


LONDRES. — Le gouvernement 
britannique engagera des pourparlers 


ie RÉ r is) directs ‘avec le ‘Reich allemand, sur 


jour besoin de l'empire. Ne La 
L] 


fusons donc pas trop vite une 
coopération qui sera, si elle est ivincial vient de voter une nouvelle *glo-français conclus il'y a quelque 
bien comprise, dans l'intérêt :taxe sur les liqueurs douces. Cette ‘temps, et en particulier sur le: pacte 


des deux parties. 


Taxe sur les Liqueurs 


3. S. l&e Hqueur en boutelllé: - in'e pas encore ratifié. : 


affirmant que la Commission demeu- 


PARIS. — Le Chancelier autrichien 


munistes.ont manifesté à la Gare en: 


pour maintenir l'ordre. Pendant ce: 


QUEBEC. — Le gouvernement pro- \la question générale des accords an- 


tropole se voit obligée d'instituer pour 
équilibrer à tout prix son budget dé- 


core conclu et de nouvelles propo- 


L Sitions surgissent devant le comité du 
“parlement de Québec qui siège avec| L'ADRESSE 


les échevins de Montréal pour amen- 
der la Charte métropolitaine. Cet im- 
pôt est la suggestion du maire Ca- 
millien Houde. Il est en majorité en- 
dossé par les échevins, sauf quelques 
dissidents. On ne s'entend pas encore 
sur le fait de savoir s’il affectera aus- 
[si les nombreuses municipalités de la 
banlicue qui seront sans doute an- 
nexées avant longtemps. 
2000 ————— 


[MELLON EST 
MILLIARDAIRE 


méricain qui fit de la diplomatie en 
Europe, en 1928, est maintenant pour- 
suivi par Je trésor de l'Etat pour n'a- 
voir pas versé son impot. Le minis- 
‘tère des finances prétend que la for- 
tune de l’ancien ministre s'élève à 
près de cent millions de dollars. 
00 


ITEMPERATURE 
| EXAGEREE 


IROQUOIS-FALLS. — L'office mé- 
téorologique fédéral refusera proba- 
‘blement d'enrégistrer la température 
‘extraordinaire constatée le 22 janvier 
dernier à Iroquois-Falis, marquant 73 
degrés sous zéro. I1 semble que le ther- 
mométre qui marquait ce degré n'é- 
itait pes en bonnes conditions, car il 
lest de tout point impossible, selon les 
Itechniciens qu'une pareille tempéra- 
‘ture survienne dans l'Ontario-Nord. 

————— 900 ——— 


(TEMPETES SUR 
| L'ATLANTIQUE 


n 
| ie 

La tempête fait actuellement rage 
sur l'Atlantique. De nombreux vais- 
{seaux sont rapportés en danger, ayant 
été avariés par l'ouragan. D'autres 
qui avaient lancé des appels sont 
maintenant hors de danger et con- 
tinuent leur route. La tempête règne 
‘surtout près des côtes mériodionales 
de l'Europe et se propage dans la 
Méditerranée. 


000 - ee — 


Pour le bilinguisme 


mit : 
Des maisons de commerce, 


magasins à rayons et autres pu- 
‘blient maintenant des annonces 
[invitant leurs clients à donner 
leurs commandes äans leur lan- 
jgue maternelle. Dans les pays 
bilingues, et surtout dans une 
région cosmopolite comme l’Ou- 
‘est canadien, cette politique est 
excellente et peut faire la meil- 
leure publicité à ces maisons de 
commerce. C’est d’ailleurs ce 
qui se prêche depuis toujours: 
on n’a qu’à Je vouloir pour Se 
lfaire servir dans sa propre lan- 
gue. Car ça fait toujours Paf- 


itaxe coutera un centin par 24 onces ‘de défense aérienne que- l'Allemagne | faire du vendeur d'aceommoder| 


le client. 


MONTREAL. — L'impôt que la mé-! 


tion de large envergure. Excepté dans 


| 


EST VOTEE: 


Î 
On a voté lundi, après un der- | 
nier discours, ladresse en ré-: 
iponse au discours du trône. 
[Plus de trente orateurs ont pris. 
la parole sur ce débat qui donne 
occasion à l’opposition de cri- 
tiquer les mesures officielles et 
au gouvernement de défendre 
sa politique. Lorsque le lieute- 
nant-gouverneur à fait son dis-, 
cours, dicté à lui par le gouver-; 
nement, les membres äu gou-|] 
[vernement lui rédigent une a- 


Andrew Mellon, ancien trésorier a- dresse le remerciant pour son 


discours qu’ils déclarent trouver 
excellent. C’est alors que lFop- 
position propose une motion dé- 
clarant qu’il convient de remer- 
cier le représentant du roi pour 
son discours, mais que la politi- 
que du gouvernement devrait 
adopter telles et telles mesu- 
res. Et c’est alors que la dis-. 
cussion se prolonge. Quand tout! 
le monde a parlé, on vote et! 
comme de raison la majorité! 
l'emporte et l'adresse est votée! 
Isans amendements. C’est la; 
motion qui a été votée ainsi lun- | 
di après-midi. | 


\ 
k 
; 


} 


AMELIORATIONS 
URGENTES 


M. Giroux, député de Grou- 
ard, est revenu lors de son dis- 
cours de vendredi, sur des amé-! 
liorations urgentes qu’il récla-| 
me pour son comté de Grouard,| 
en particulier sur l’état impra-| 
ticable du grand chemin, “High 
Way’ de ce dictrict. IL a aussi 
insisté sur limportance d’ou-| 
vrir des marchés locaux aux! 
producteurs de la région par 
une voirie locale plus dévelop- 


pée. 


| 


| 


} 


La ville édlane 
de l'aide 


Son Hon. le maire Clarke a 
déclaré lundi que la ville d'Ed-|! 
monton ne pouvait continuer) 
d'assumer les charges du pl 
cours “relief”, selon le plan ac- 
tuel. Actuellement la cité doit] 
pourvoir à une somme excédant! 
la moitié du montant total. 
C’est cet état de choses qu’il 
faut corriger, selon M. le maire: 
qui prétend que la ville ne peut 
absolument pas solder plus que 
50% des secours. 

a ————— 


Les jumelles en procès 


| 


| 


$ 


{ 
il 


| 


; 
4 


| 


WINDSOR. — Sur le conseil de 
leur avocat, M. Paul Martin, les pa- 
rents des jumelles Dionne ont décidé 
de faire- renvoyer par la cour les tu: 
teurs de leurs” cinq ‘jumelles, pour! 
s'occuper eux-mêmes d'élever les pe-; 

‘cinq autres enfants. 


{tites avec leurs 


 niquées lors de la lecture € 


:conscriptions électorales. On : 


[tance était aussi fort appréci' 


me, chaque mesure au moment où elle semble être le plus à propos. 11 : 
semble pas y avoir de plan prévu pour une législation ou une aäministri 


le domaine de l'éducation, toute l'a 


ministration semble se confier aux occasions, avançant prudemment malg| : E 
lc hâte de l'opposition qui voudrait pousser en avant un grand nombre .lS 
ficitaire depuis plusieurs années sera | mesures sociales. La législation suit la même politique plus habile à régi 

probablement réparti sur le revenu les petits problèmes courants que les principes. I semble cependant que‘ 
et sur les ventes effectuées dans les gouvernement conserve la tendance au paternalisme d'état, n’hésitant DL 1 
limites de la ville. Mais rien n’est éñi- | à intervenir dans tous les domaines jusque là réservés à l'initiative privée. 


UN PROJET L. 
SUSPENDU 


Des informations aon confi 
mées nous avaient été comm 


discours du trône, ayant trait 
une prochaine revision des ci 


entend plus parler au Pari 
ment, mais sans doute les pris 
iets de remaniement ne so: 
pas encore assez élaborés po: 


‘être présentés à la chambre. 5e 


Quelques députés consult 
nous ont pourtant affirmé qi 
ce projet considéré favorabi 
ment par les uns et forteme:}ss 
désapprouvé par les autres al 
lait être sans délai soumis à 
chambre et même qu’on avs 
effectué quelques sondages da) 
l'opinion des électeurs, en que 
ques comtés. En fait le discou à 
du trône ne contenaït rien ts 
précis touchant ce projet. à 

———— 000 —————— 


Pour votre émissierié 
française 


Les plaintes nous arrives 
nombreuses depuis la suppreits 
sion du programme “Sous Boï! 
qui était régulièrement irrad| 
d'ici depuis plus de cinq mo) 
sur tout le réseau national. L! 
autorités du poste local et ce! 
les de la Commission reçoivei 
depuis quelques jours de non| 
breuses protestations cont:} 
une suppression que rien 
semble autoriser, car le pr 
gramme très bien garni quai 
à la partie musicale et toujou:}s 
annoncé avec justesse et précis 
sion dans les deux langues pl 
M. Ernest Côté, était fort go 
té des auditeurs locaux et ('15= 
tout le réseau. Ce programme | 5 
d’autant plus de valeur po: 
nous qu’il est émis en frança 
d’un des postes les plus élec! 
gnés du réseau. Cette circon: 


du public français de l'Est qui 
plusieurs fois témoigné son 
préciation. 11 faut espérer 
ce programme sera incesser: 
ment remis sur le réseau pour 
plus grande satisfaction des a} 
diteurs de la radio. Il est impo *} 
tant qu’un programmé franc ‘i 
soit émis de l'Ouest, que ce sc 
d'ici ou d’ailleurs. Mais 
moins le principe du progra 
me français dans l’Ouest à 
être respecté. jen 
008 —————— 


Le Canada à Paris 


Ë 


ÿ 
è 
H 


PARIS. — L'Hon. Philippe Roy, n! 


£ 


LL PA md D DS Pa nan 


nistre du Canada à Paris, a prono 
cé.un discours célébrant l'amitié & 
nado-américaine, au déjeuner don; 
par l'ambassade américaine pour € 
lébrer la fête de Washington. 


| 
| 
ves.. 
li tes, les teintes. 
4. 
ris... 


ED 
fs 


r sur l'auto.….? 


. Le Royaume 
de ‘l’intérieur 


Entrent la mère et une visiteuse; les jeunes filles se retirent 
e foudroyant de regards menaçants. 
Chère amie, je regrette ce retard, mais peut-on jamais comp- 


J'ai la bonne fortune de rarement avoir une panne. Notre 
: achine a coûté un prix exorbitant, mais elle est satisfaisante! 

—Mon mari est allé ce matin chez X, bien décidé de choisir 
| : qu'il y à de plus nouveau, en voiture, et un huit cylindres 
beaucoup tenté. Vous avez sans doute entendu l'éloge de 


L'ORGUEIL 


__Moi, je ne suis pas entichée de mon complet neuf... 
lui de maman lui va bien; elle a beaucoup de Ioee toilettes 


. Maïs, 


—La mienne aussi! une rose, une bleue, une verte, elle en a de 


_Ma mère, a une robe exquise, toute argentée... 
Maman en à deux pailletées...or et argent, commandées à 


Ma mère prete celles de Londres; peut-être plus dispen- 
j uses, mais père peut solder la note. 

Sais tu que maman ira à Paris au printemps? Papa désire 
elle aille choisir ses toilettes, et garnir sa garderobes pour 


‘ Vous allez sans doute Srg dé moi... 
qu'importe, il faut que je vous dise, 
je suis allée à la messe hier, et'en 
plus, communié, donc, cette action 
même pourrait faire toute ma joie, 
cela l’est aussi, joie de l'âme, mais je 
ne sais vous l’expliquer. Ce n'est pas 
ce dont je veux vous parler. J'ai en- 
tendu dire plusieurs fois: “Pensez 
donc, ma chère, rester à la campa- 
gne, cinq milles du village, sans au- 
to, pas de petits “chars électriques” 
seulement que des chevaux, qu’elle 
misère! et voilà que Madame fris- 
sonne. 

Pauvre madame, elle nous pense 
bien misérable “nous les pauvres fem- 
mes de la campagne” et bien Madame, 
hier matin je n'aurais pas échangé 
mes deux chevaux pour la plus bel- 
le limousine ni pour le plus beau 
“taxi”, si jaune soit-il, ou de toute 
autre couleur. Vous n'avez jamais 
goûté à cette saine joie, de partir à 
cinq heures et demie du matin, as- 
sise dans une bonne voiture qui glisse 
doucement sur la neige, avec de bon- 
ne couvertures et pour tirer tout ça 
.|"“deux beaux chevaux” pas seulement 
‘[“beaux” mais aussi très “bons”. je 
filais sur la route comme une fléche, 
fendant l'air. qui en revanche venait 
me fouetter les joues; voir peu à peu 
naître le jour, contempler les multi- 
ples couleurs de l’aurore, pour en- 
suite être inondée de lumière, voir la 
route bien loin là-bas, large comme 
un ruban d’un pouce, et près de moi 
la route si belle et si large bordée de 
profonds fossés. Oh! je n'ai pas peur 


LA SURVIVANCE 


Réfleïions sur une Prise: 
ee d'Habit. “ 


. sanctuaire étincelle de lumières, 
l'orgue fait entendre sa voix solen- 
nelle, et les novices, cierges allumés 
à la main, s’avancent lentement vers 
l'autel où elles vont se donner à Dieu 
et revêtir sa sainte livrée. Emus et 
recueillis, les assistants suivent le rite 
sacré: pendant que les pétitions in- 
tenses de la Litanie des Saints s'é- 
grennent vers le ciel, les néophytes 
vont se couvrir du saint habit, mo- 
ment qui doit être indicible de joie, 
scellant, comme on dirait. leur pro- 
messe de suivre Dieu et de se donner 
à Lui. 

Nul ne peut assister à de telles scè- 
nes sans en être attendri et pendant 
la messe qui suit et qui se déroule 
auguste dans sa simplicité, les yeux 
se remplissent de larmes et on s'élè- 
ve bien près du ciel! oh ces moments 
bénis où l’on oublie la terre et monte 
vers Dieu, qu'ils sont beaux et ce 
qu'ils contiennent de bénédictions et 
de consolations! Mais, hélas! ü faut 
redescendre, et c'est avec un choc de 
tristesse qu’on se retrouve sur la ter- 
re, avec une sensation douloureuse 
d'avoir perdu quelque chose de pré- 
cieux, d'être bannis de notre patrie 
céleste. Pourquoi notre pauvre âme ne 
peut-elle pas toujours planer là-haut, 
où l'attire comme un aimant l'amour | 
du Dieu qui l'a créée? Est-ce le poids 
du péché qui l'alourdit et la ramène 
ici-bas? Mystère insondable pour nos 
esprits chétifs! Pourtant, malgré tout, 
il nous reste la consolation de pou- 
voir encore remonter. O mon âme, ne 
crains donc rien; arme-toi, de coura- 


tuto XXX? 

Oui; cependant Paul n’en a pas voulu, parce que le volant 
ait un peu bas pour lui. 

—Il se peut que nous ayions deux machines; Avouez que pour 
pondre aux invitations sociales si nombreuses, j’ai vraiment 
soin d’un auto à moi. 

.ÿ—Voiïlà précisément ce que me disait Paul ce matin... 

Entrent Paul et son ami, mari de ia visiteuse. 


| 


avec mes bons chevaux: qu’elles no-|8€ et d'amour, efforce-toi de monter 
bles bêtes: ce n’est pas une auto, c'est |Plus haut, toujours plus haut, malgré 
quelqu'un qui comprend le danger; ce les défaillances, malgré les chutes, 
n'est pas de la ferraille, c'est de la [jusqu’à ce jour béni où tu atteindras 
vie, c’est deux coeurs généreux, c'est'enfin le sommet, où, bonheur ineffa- 
de la reconnaissance, pour le bon re- | ble, tu verras les grandes portes d'or 
pas que je leur donnerai tout à l’heu-}S'ouvrir devant toi, et tu jouiras du 
re, et qu'ils mangeront avidement, en | Ciel pour toute l'éternité. 

attendant mon retour: que j'étais Non sum dignus. 
heureuse ce matin-là; je suis revenue 


|à feu modéré, jusqu'à ce que les 


deûx 


: ce thé...:? Voici ma plus belle tasse; vous prenez de la crème? 
trois morceaux de sucre? Je vous en prie, un sandwich? |} 


‘dans la matinée, sous un beau soleil 


qui parsemait la neige d’innombra- 
bles diamants aux mille feux, tout 
le long de la route j'ai pensé! pensé 
à mes enfants; sauront-ils garder la 
vie heureuse que nous leur préparons 
à la campagne? Ou se laisseront-ils 


—— 000 ———— 


—Voulez-vous qu’on dise du 
bien de vous ? N’en dites point. 
Pasceal. 


—La flatterie est une fausse 
monnaie qui n’a cours que par 


—Nous y songeons aussi, sérieusement, dit l'ami, j'ai même 
it l'architecte qui doit me soumettre un plan ces jours-ci; . vous 
Lez le vôtre? 

__Oui, et.combien de changements j'ai exigés! Mon fumoir 
ait trop étroit, manquait de lumière; j’y passe une grande 
artie de mon temps, je le veux à mon goût. 

Moi je suis indécis sur l'installation de ma salle à billard; 


| au sous sol 
présume?  ; 
-_Certes! j'y ai pourvu d’abord, en choisissant un bois d'éra- 
le satiné, d’un grain magnifique. 

——Souviens-toi Paul, dit sa femme en minaudant, que je désire 
puvoir convertir cette pièce en salle de danse, au besoin... 
J'y verrai, sois au repos. 

Et la conversation se Con Ent chacun amplifiant sur l’autre, 
1 paradant sa vanité. Quelle existence agréable! Quelle vie 
ile! Toujours soi, soi plus que Dieu! L’orgueil des petits. 
fontaine l'illustre ainsi: “La chétive pécore s’enfla si bien 
velle crèva”. Voilà le sort des orgueilleux.... triste fin. | 

. Madame Barat met ce défaut en évidence, dans une phrase 
vraie: “Avant d'allumer le feu de l'amour de Dieu, il faut avoir 
‘en soin de nettoyer la cheminée pour en faire tomber la suie 
 Yorgueil. P 

.-Péparassons-nous donc de cette suie malpropre en attribu- 


sans doute trop frais... vous en aurez une aussi 


es. 


ë 


{ 
; 


1 troisième ce seraït isolé, un peu haut pour y inviter les dames |laise: j'avais le choix, la ville ou la 


notre vanité. 
La Rochefoucauld. 


tenter par le faux brillant des villes? 
Laisseront-ils toutes ces bonnes cho- 
ses de la campagne; liberté, ait pur, 
Jeur seul maître, beauté de la nature, 
plaisir d’une course matinale sur la 
route, voir grandir ses enfants forts 
et robustes les voir courir pied-nus 
dans les champs, non pas se bruler 
les pieds sur le ciment chaud des trot- 
toirs; n’aller pas croire que je ne 
connais pas la ville, fe suis Montréa- 


—Détestables flatteurs,. pré- 
sent le plus funeste 
Que puisse faire aux rois la 
colère céleste. 
Racine, “Phèdre.” 


—Apprenez que tout flatteur 

Vit aux dépens de celui qui 
l'écoute. 

La Fontaine, “Le Corbeau et 

: Ççw le Renard”. 


4 


Campagne, j'ai choisi la belle campa- 
gne et je n'ai pas de regrets, j'ai seu- 
lement des inquiètudes pour mes en- : 
fants, que choisiront-ils?.… Mon Dieu —Votre chat vous caresse: 
que cette communion soit pour les|nOn, il se caresse tout simple- 
préserver de ce danger, “ville-ain”. ment et c’est vous qui êtes du- 
LUCIA. pe. Il vous donne le change pour 

000 Ê avoir sa tasse de lait ou une pila- 

ce sur vos genoux. Image de la 
plupart des amitiés humaine, 
Guy Dupréhault. 


La vie étant un bienfait 
La vieillesse est donc une faveur | 


Une famille vertueuse est un | 
vaisseau tenu pendant la tem-!: Flatterie. Une flatterie spiri- | 
pête par deux ancres, la reli-tuelle fait d’un coup deux heu-| 
gion, et les moeurs. ? ee et le plus satisfait n’est! 

Chateaubriand. |Pas toujours celui que l'on pen- 
se. 

—Et flatæurs d’applaudir! 


Aucun chemin de fleurs, nel 
conduit à la gloire. | La Fontaine, ‘Les Animaux 
La Fontaine. | malades de la Peste”. 

PV PP 
n'est pas là le but que doit s’ assigner le véritable mérite. Ce doit 
être de faire remonter à Dieu, le- succès qui prime l'effort en 


.[servir avec de la crème. 


sel, de la cannelle, de la mus- 


LE MONSIEUR 
GRIS 


œauite) 


Dans le néant!. répète le com- 
andant en levant des mains de 
mmisération…, le néant, la misère 
préme.. 
Cette misère-là.… elle est devant 
. devant le beau “moi” comme 
refuge près à la misère su- 
: ême.. 
Est-ce possible.? Dire de telles 
106€S, et les penser! 
l Que voulez-vous! Je fais mien 
cri de Byron. Ce que je suis, je le 
. Je n’ai pas demandé la vie. 
me me suis pas fait moi-même. J'é- 
is dans le néant, infiniment nul et 
lanquille. J'ai été dérangé de cet état 
r être jeté dans le carnaval étran- 
sde KA vie. Et vous voudriez que je 
: mercie Dieu pour ce tour qu’il m'a 
ué? 
AlLEt ce Dieu, vous l'appeler “Pro- 
fdence”.? Non! Laissez la musique 
‘28 mots, et voyez la réalité des cho- 
ls... T1 y 2 des abcès qu'il faut avoir 
L franchise, le courage de. percer... 
: fabcès-providence est de ceux-là. La 
üle. excuse de Dieu, c'est que, pro- 


‘’serd fini, je ferai comme mes frè- 
inférieurs, plus: heureux que: moi, 
rce. que, eux, peut-être, ils: ne-pen- 


lement, il n'existe pas! Et quand 


Feuilleton de la 
“Survivance” 


pas... Le chameau se couche surment: je ne: trouve, Je. Père nu 


rm men eme 
SE PNB em RRQ 42" mA et ets LRU € 0 


& 
en 
& 
©: 


le sable du désert; le loup meurt, s0- 
litaire, au fond des grands bois. Moi, 
qui suis fait d'une meilleure argile, je 
tâcherai de partir comme eux pour le 
même néant et pour le même oubli 
d'où j'espère bien ne plus jamais sor- 


tir! 
fit... . 

….#Et voilà! , 

Toujours assis à table, le dos à leur 
chaise, le commandant et Sylviane 
regardaient le professeur, 

‘Is le regardaient, silencieux, abso- 
lument étonnés. 

Jusqu'à présent, ils l'avaient con- 
sidéré comme le monsieur aimable, fu- 
tile et cultivé. Voici que, tout d'un 
coup, l'affirmation du dogme de la 
“Providence”. avait produit en lui une 
réaction, et tellement forte que, mal- 
gré'son “monde”, il n'avait pu en con- 
tenir l'explosion. Et quelle explosi- 
on! 

Mais déjà “Pétrone” se ressaisissait, 
gêné de cette surprise et de ne pas 
avoir été aussi maître de lui’ qu'il en 
avait la. souriante habitude. 

—Après tout, dit-il, je ne sais pas 


Une seule expérience me suf- 


pourquoi je vous dit tout cela... Vous 


croyez au Père, vous!...C'est très bieri; 
je ne voudrais pas “attenter à ‘la: sé- 
rénité : de votre foi. Moi, non: seule- 


, | avoir davantage le contrôle. de mes 


-chassant de notre coeur, si elle y penêtrait, cette vilaine bête 


que on nomme: l'Orgueil. 


mais je constate partout l’incohéren- 
ce, l'abandon, la sauvagerie. La vie 
rest qu’une pitoyable loterie. Tant 
mieux pour ceux qui pagnent les 
quelques gros lots!. Tant pis pour l'in- 
finité des autres!. Alors, j'attends. 
Peut-être qu’un jour, je compren- 
drai!. : 
—Oui.. peut-être... Mais, ne regret- 
tez pas d’avoir parlé. d'avoir laissé 
crier votre souffrance. é 
—Elle a crié trop fort. Je croyais 
neris.. 
—Mais non. 
—Et puis, ce n'est pas du tout une 
conversation de vacances. 
Le professeur tire sa montre: 
—Il est tard!. je vais partir. Je 
ne dormirai pas beaucoup cette nuit- 


,1Ci 


—Le grand air. vous fera du bien. 
Me permettez-vous de vous accompa- 
gner un peu sur la route..? 

—Volontiers. 

Les deux hommes prirent alors leurs 
cannes, et ils sortirent ensemble. 

CHAPITRE x} 

C'était une de ces belles nuits de 
Noirmoutier qu'aucune usine n’enlai- 
dit, et où l'air. a une “MERE présine 
unique. 

Les deux hommes Hiatabérons d’a- 
bord en silence. Ce silence, Je proies 
seur le rompit le premier: 

—-Vous -savez... 
de cette. sortie, surtout devant votre 
petite. Sylviane, J'ai peut-être sans 
le vouloir, froissé la candeur de sa 
foi. 

—Sylviane est ma. fille. … mon dis- 
ciple; elle à une foi de combat. Elle 
VOUS : estime certainement . plus au- 
jourd'hui qu'hier.: Car.aucun être ne 
lui. est. plus “insupportable . que celui 
qui passe, ‘comme ‘un bovin, sans. s’ar- 
rêter, devant. l'angoissant mystère de 
le uestion religieuse. La route. hu- 
toute. ‘bordée de sphinx. 


EE 


. Je m'excuse encore |. 


-Toutes ces | Ni8ins tendues; 


MADRINA. 


Comment eut -on ne pas les voir, et 
ne pas les interroger! Cela est la no- 
blesse de l'homme. Remarquez bien! 
Moi, je suis un contemplatif. C'est la 
mer qui m'a rendu ainsi. tellement 
contemplatif, que j'éprouve une vé- 
ritable répugnance pour une certaine 
discussion. On y. cherche, non la vé- 
rité, mais à avoir le dernier mot. A 
la fin, chacun couche sur ses posi- 
tions, et souvent plus exaspéré que ja- 
mais. Ce n’est pas intéressant. 


—Mais, autrement, comment voir 
clair? 
—Précisément, la discussion n’est 


intéressante qu'avec ceux qui veu- 
lent vraiment voir clair. Pourtant, el- 
le ne suffit pas. il faut la foi. 

—La foi!. Maxime du Camp & é- 
crit que, s’il savait où est le chemin 
de Damas, il irait s'y promener. 
Moi, peut-être aussi. _ 

—Et voilà l'erreur! Ce n'est pas en 
se promenant qu'on trouve la foi, c’est 
en se mettant à genoux... C’est en di- 
sant à Dieu ce que l’aveugle criait 
au Christ: “Seigneur, faites que je 
voie!” ‘ 

—Perdon, mon commandant, vous 
mettez ici la charrue avant les boeufs. 
Comment et pourquoi se mettre à ge- 
noux, quand on ne croit pas en Dieu? 

—On y croit toujours! Sans “quoi, 
à qui croiriez-vous? 

. —Je vous l'ai dit: A rien. 

—Et moi je vous répête que cette ré. 
ponse n'en est pas une: votre. né- 
gation, non seulement laisse. le. pro- 
blème tout entier, mais elle l'aggrave 
en le rendant absurde, Cette angoisse 
Universelle de l'au-délà, qui nous 
tourmente tous. car, au fond, malgré 
vos dénégations, elle. vous -tourmen- 
te aussi, et vous venez de m'en four- 
nir une fameuse. preuve! “cette. an- 
goisse. s'oriente Vers. “quelque chose, 


somme: le besoin.de: faire .un nid. an- 


Jnonce, chez. l'oiseau, . le vie 


CARNET SDE LA. 
-MENAGERE _ 


Pour bien - les légumes 


Dans une cuisine bien tenue, il faut 
toujours posséder un vase contenant 
de l'eau salée, dans lequel on fait 
tremper quelques minutes, les sala- 
des, etc. C'est le meilleur moyen de 
les débarrasser très rapidement des | 
vers. escargots, limaçons, qui Seuvent 
être caché parmi les feuilles et qu'il 
est vraiment désastreux de trouver 
i dans son assiette, 


Huile à polir les meubles 


Deux cuillerées d'huile d'olive, qua- 
tre cuillerées de vinaigre faible, trois 
d'essence. de térébenthine. Mélangez 
bien à l’aide d'un pinceau dur, net- 
toyez les moulures des meubles, Frot- 
tez ensuite avec un linge sec. 

Ce’mélange est excellent pour net- 
toyer et donner du brilant à de 
grandes surfaces; aux lits et aux ar- 
moires, par exemple. 


Pour nettoyer l'émail 


Frottez tout simplement l'ustensile 
avec un chiffon de flanelle imbibé 
d'essence minérale; frottez ensuite a- 
PES un tampon de papier à journal. 
| Tarte aux pommes. 

4 ou 5 pommes acides, 1 cuil- 
lerée à thé de muscade ou can- 
nelle, 1 cuillerée à thé de beur- 
re, , tasse de sucre, 1 cuillerée 
là thé de sel, 1 cuillerée à thé 
de jus de citron et écorce de ci- 
tron râpée. 

Mettez dans une petite terri- 
ne et ajouter de l’eau chaude 
pour empêcher les pommes de 
brûler, bien recouvrir et faire 
cuire au four pendant 3 heures, 


pommes aient une couleur rou- 
8e. 


|Neige aux pommes. 


1 cuillerée à table de sucre en 
poudre, 1, cuillerée à table de 
jus de citron, le blanc de 1 oeuf, 
2 pommes. 

Couper et vider 2 petites pom- 
mes en quartiers; les faire cui- 
re dans une petite qüantité 
d'eau jusqu’à ce qu’elles soient 
très molles; battre le blanc 
d'oeuf en neige très ferme; a- 
jouter le sucre graduellement, 
lentement et y battre graduel- 
lement les pommes passées: 


|Pouding aux pommes 


d'autrefois. . 
‘4 grosses pommes aigres, 1 
cuillerée à thé de canelle mou- 
lue, Y cuillerée à thé de sel, 4 
onces de miettes de pain rassis, 
2 muscade râpée, 4 oeufs. 
Peler et trancher de belles 
pommes; mélanger avec les 
miettes de pain; battre légère- 
ment les jaunes d'oeuf et les a- 
jouter aux miettes; ajouter du 


Cas et les jaunes d’eaufs. 


| Finesse. Il y a des circonstan- 


ne de la duplicité. Diderot. 


| 


D 


—Avec iles gens qui par fines-| 


se écoutent tout en parlent peu, 
parlez encore moins; ou si vous 
parlez beaucoup, dites peu de 


chose. La Bruyère. 
La 


27 FEVRIER 1955 


MOTS CROISES 


PROBLEME No 54 


1 23 4 5 6 7 8 9 10 11 1213. 


CETIT] 
CETTI 


13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 


HORIZONTALES: 


1—Eau agitée. — Un nombre. 

2—Action de prêter. — Forme du 
verbe luire. 

3-Capitale de Tchécoslovaquie. — 
Tube ou canal circulaire. 
4—Les trois lettres du mot pie. — 
Passage étroit — Trois lettres du mot 
réal. 


Q' CE 
HE HE 
SEE = Fran! 


ER Bu 
CIT TT 

= HE 
CT CT 


fants. — Trois lettres du mot huard. | 


— Celui qui a un ou plusieurs en-|. 


fants. | 
6—Voyelle. — Gendre Mahomet. — 
Voyelle. — Forme du verbe mettre. 


canadien-français. 

8—Consonne. — Pour la troisième 
fois. — Voyelle. — Tout contre. 
Voyelle. 

9—Si l’on ajoutait un é à ce mot, il 
désignerait une personne qui ne croit 
pas en Dieu. — Nom d’une marque 
d'automobile. 
native, mise pour ou. 

10—Abrisseau de la Chine. - Union de 
plusieurs personnes contre d’autres — 
Pommage de blanc de plomb. 
1l—Forme du verbe commettre. — 
En ajoutant un é à ce mot, il désigne 
un membre du personnel d'une am- 
bassade. 

12—Dire qu'une chose n'existe pas. 


-]— Chef-lieu de canton, arrondisse- 


ment de Troyes, non loin de l’Arman- 
ce. 

13—Adjectif possessif. — Avec qui 
on est lié d’une affection réciproque. 
Verticales 

1i—Ancienne mesure de capacité— 
Les lettres du mot tact, ‘ 
2—Quatre lettres du mot préau — 
Poisson de mer... 

3—Forme du verbe frapper — Dé- 
esse de la justice. 


7—Nom d'un grand chef politique | 


— Conjonction alter- | 


VERTICALES : 


1—Ancienne mesure de capacité — 
Les lettres du mot tact. 


2-—Quatre lettres du mot préau. — 
Poisson de mer. 


3—Forme du verbe frapper. — Dé- 


5—Père, dans le langage des en-|esse de la justice. 


4—Trois lettres du mot legal — 
Chemin étroit. — Les lettres du mot 


| mie. 


5—-Les lettres du mot auto — Les 
lettres du mot air. — Chef d’une sui- 
te de descendants. 


6—-Consonne. Toute personne 
choisie par l'élection. — Voyelle. — 
Rongeur. — Consonne. 


7—Arbre qui symbolise la gloire mi | 
litaire ou poétique. 


8—Consonne. — Trois fois. —Voyelle 
— Forme du verbe ôter. — Voyelle. 


9—Personne . choisie par lélection. : 


— Veste amas d'eau. — En outre, de 


vus: ; 


| 10— Ancienne te - du Velay, 
France. — Plus nuisibles, — Tirage. 
li-Ornements de tête des souve- 
rains. — Nom d'une tribu Kabyle. 


12—Enlever la vie. — Quatre ee 
tres de Vichy. Ï 


‘ 


13—Quatre lettres de Xanthe, — ... 


Les lettres de la traduction anglaise 


du mot chaleur. 


La solution du problème 


ces où la finesse est bien voisi- No 34 paraîtra le 20 mars 


prochain. 


+ % *% 


2 


Monsieur LADISLAS MESSIER, Legal, Alta. 
est l’heureux gagnant du problème des Mots Croisés 


tous les pays, et depuis les siècles des | 


siècles, elles se Renan tout de, me- 
Voyons, fran- 
chement, vous ne le sentez pas? Moi, 
je le vois. 


—Pourtant, quelle objection contre 
ce Dieu, qui doit être de toute bon- 
té, que l’objection que je vous fai- 
À sais tout à l'heure! Avouez? D'hom- 


No 33. — Nos félicitations. 


—Et vous avez raison! 
—Oui.. mais un rêve! 
—Pour moi, chrétien, ce rêve est Jals 
plus réelle des réalités. Tout à l'heure, 
vous me citiez un cri désespéré de By- 
ron... Il en à jeté bien d’autres! Mes 
loisirs de bord m'ont permis de lire 
les principaux auteurs anglais, Sa- 
vez-vous ce que lui répondait Walter 


me loyal à homme loyal, n'est-elle iter .Scott, qui avait eu la faiblesse 


pas épouvantable, cette laideur de d'accepter la dédicace de Caïn? 


la plupart des âmes, cette tuerie in- 
cessante.… cet écrasement des fai- 
bles. des délicats par les brutes... 

cette douleur physique, morale qui 


fait de la vie humaine, pour ceux qui 


réfléchissent, un cahot d'enfer où at- 

tendent des condamnés à mort..? Cha- 

que minute, meurt l’un d’entre nous. 

En ce moment où je vous parle, l’un 

de mes frères en humanité agonise... 

. —Aussi, l'Eglise appelle notre terre 

une “vallée de larmes”, 

—Vous l’avouez donc. vous-même... 
| Alors! 

—Mais vous commencez da discus- 
sion par la plus formidable objection 
qui soit... celle de la Souffrance et. du 
ma! dans le monde. 

—Parce que c'est celle-là qui me 
touche le plus! 

—Ne l'exagérez pas. Il y a tout de 

même des heures agréables, des Jours 

de joie, des périodes où ll fait bon vi- 
[vre.…. où l’on & chaud au coeur... 

! Oùt, mais sur ces heures-là, Fom- 
jbre de la Harpie antique... l’ombré de 
la Mort, toujours! Ce visage admiré 
de la bien-aimée. 7. Demain, ce sera 
une hideuse tête de mort... Ces yeux, 
dans lesquels J'ai lu tant de divines 
choses... ces mains qui. ‘ont pressé mes 
mains... : l& mort va me. les pourrir! 
La boîte ‘des pompes ‘funèbres. 
trou dans. la :glaise, et voilà. où: tout 
amoür... où: ‘toute: certitude. aboutit. 
Alors; je suis conime Sully Prudhom- 


—Non. 

—Ï lui écrivait exactement ceci: 
“La grande clé du mystère est l'im- 
perfection de nos facultés. Nous sen- 
tons fortement les maux partiels qui 
nous accablent; mais nous savons trop 
peu de choses du système général de 
l'univers, pour comprendre comment 
l'existence de ces maux peut rester 
compatible avec la bonté du Créa- 
teur.” L'ordre général au monde nous 
pese Donc, toute base logique 


nous manque pour décider directe- 


“un:|. 


ment, dans un cas particulier, s'il 
s'agit d'un: monstre ou bien d'un su- 
blime ténébreux. Mais. la nécessité de 
Dieu ne’nous échappe Pas. Si Dieu est, 


il est parfait. | S'd ‘est. parfait, son 
oeuvre est bénne... 


—Méditez-le, : æ mystère, au lieu de 
l'écarter, Et, peu à. peu, ‘vous le. ver- 
rez s'éclaircir, Quand nous sommes 
sortis, tout. à l'heure, sur la route, 

c'était le soir. j'ai: failli vous pro-. 
poser ‘une lanterne. Maintenant nos 
yeux se. sont habitués à la nuit,.et 
nous voyons. clair. Au fond, que .re- 
Prochez-vous à. l'oeuvre de Je Frovi- 
dence. +2 : 

- Tous ses ‘détraguemente. 
:, Mais ces + détraquemen ‘supp 

sent que vous-même, vous royez: à. la 
Providence. 


| 
| 
| 
| 


me ' 
— ph É ÿ 


Solution du problème 


Bin Ccubitr 


No 31 

URFE ARMA 
TLUA HILE 
VISEUR MIEVR 
EUT TIMON IR 
AVEC SOT ANE 
U RAT U ETE 

COUTURE 

D ‘MAT O GLU 
ACAO ANS ETU 
NON ANSES ER 
SIGLES SACRU 
NIER IRIS 
NOTA.MEIN . 


—On ne relève pas de défauts dans 

ce qui ne présente aucun ordre. Et, 

s’il y & un ordre, il faut bien uh cr- 

donnateur. Reprocheriez-vous à ce 

tas de sable le désordre de ses élé- 
ments? On le reproche à un chrono- 

métre.. Mais le chronomètre, lui, sap- 

pose un horloger... 

—Alors, je tends le poing à Fhor- 

loger1. 

—L'horloger.? IL pense à son oeu- 

vre, et je vous concède qu’il la con- 

trôle parfois rudement. Mais, xous- . 
mêmes, nous en faisons autant. Que 
de pinces et de poignards chez le 
chirurgien! Que d'instruments de 
torture chez l’orthopédiste!. C'esk la 
rançon de la santé, et parfois aussi 
des fautes... Sous des formes qui nous 
échappent, il y a là un renversement 
de nos valeurs de vie. 

—Tout cela est bien général bien. 
lointain! Et quand le souffrance vous 
tenaille les côtés, on aimerait, des ré- 
ponses plus précises. plus humaïnes. 
—Ces précisions, vous les treure- 

rez dans la foi catholique sentement. 
Chez nous, la douleur a son expbca- 
tion... La mort elle-même perd son 
caractère odieux. L'Eglise, audaeleu- 
sement appelle son jour Dies matals, : 
jour de naissance, et elle. chaude à 
vie éternelle au moment même sà 
s'achève la vie d'ici-bas, qui n’en est 
qèe l'esquisse et.l’amorce: La chenille 


a laissé sa ‘douloureuse enveloppe: de. 
chair; elle: est devenue ‘par. excellén- ë 
ce. l'être àilé, dont la .patrie est le 
ciel. ‘Pourtant, je vous l'avoue, je ne 


humaine qui rampait sur la terre Hi. 


me suis _jarnais habitué. à; voir: ‘mou . 


VOL. VII 


EDMONTON, ALBERTA, LE 27 FEVRIER 1935 


La Surbivance. 


Organe de l’Association 
Canadienne-Française d’Alberta. 
publiée par 
Imprimerie “La Survivance” Ltée. 


Edmonton, Alberta 
DIRECTEUR : Gérard Forcade, o.m.i 
REDACTEUR: Jacques Sauriol. 


ADMINISTRATEUR: 
Le commandeur J.-E. Morrier. 
Abonnement annuel 


CANADA: $2.00 
ETATS-UNIS: 2.50 
EUROPE: $3.00 


La correspondance est reçue avec l'indication 
du service, Rédaction ou Administration, à 
BUREAU : 10010, 109e rue, 
Edmonton, Alberta 
Téléphone: 24702 


LA SOCIETE 


L’Avis des Autres. .. 


PROVINCES | 


| 


Les trois provinces maritimes pou- 
raient n’en former qu'une; leurs inté- 
rêts sont les mêmes, les conditions 
économiques semblables, et leurs ré- 
clamations sont identiques au point ! 
qu’elles sont toujours présentées col- | 
lectivement. Alors pourquoi, indéfini- : 
ment, maintenir trois gouvernements 
à Charlottetown, Frédéricton et Ha-; 
lifax, des cours de justice séparées, ! 
toute une triple organisation distincte, : 
fort dispendieuse. Du même coup, oni 
pourrait améliorer la base de la re- | 
présentation fédérale qui est devenu: 
un problème: car pour accommoder : 
|‘‘séparément” ces trois provinces, il: 
} faut chercher des accommodements 
IE l'esprit de l'acte de 1867. 


Sait-on par exemple que la popu- 


L'rsoim DES 


| 


LE SCANDALE 
DES ESPRITS 


Veut-on une preuve de la nécessité, 


yants, de se préparer aux luttes com- ; 
mencées en certains pays pour s'é- 
itendre à toute la chrétienté? 


Plusieurs municipalités québecoises | rien semble bien convaincu qu’ aUX | écoles, de la parler et de faire res 


.ont reçu dernièrement une lettre cir- 
culaire adressée par un groupe qui 
porte le nom suivant: La Délégation 
Ouvrière Canadienne nm URSS. 

Le secrétaire de cette association 


Î 


| 


M. HEPBURN 


ET LES ECOLES 


La réception des Orangistes et de 


|pour les catholiques et tous les cro- |Jeurs amis par M. Hepburn parait a- | Permet d’user de tous les moyens utiles à la prospérité de notr 


voir été courtoise, mais sans excessive 
chaleur. Le premier ministre onta- 


dernières élections, ces messieurs, ré- 
gle générale, ne l'ont point favorisé 
et il le leur a rappelé d’une façon as- 
sez claire. Assez claire aussi, assez 


POURQUOI SURVIVRE 


Comme c'est la Providence qui a créé les nations, il est dar] | 
Sa volonté qu'elles vivent. Entre toutes chacune a sa missio! 
qu’elle seule peut remplir et qui lui impose le devoir de la vie nék - . 
cessaire à l’accomplissement de son oeuvre. La Survivance n'ec 
donc pas seulement un droit, c’est un devoir. Et c’est ce devoi : 
qui nous donne le droit de survivre. Et le droit de survivre nou 


vie nationale. Comme nous avons le devoir de survivre, nous a 
| vons le droit de conserver notre langue, de l’apprendre dans no | 


pecter envers elle des engage, … 
ments qui ont été conclus avec nous. Nous avons le droit dif “ 
prier Dieu en notre langue. Et ce droit qu’on ne refuse pas au: | 
SAUVAGE: alors qu’une oeuvre pontificale s'occupe de donner de: 


sollicite l'usage des salles publiques | Significative surtout, étant donné la | | clergés indigènes aux Africains et aux Chinois, ce droit appar . 


municipales pour faire entendre deux 
; personnes qui sont allées en Russie et | 
qui désirent communiquer aux Ca- 
inadiens leurs impressions en ce mo- 


Entre les sciences qui étudient l’homme vivant en société, la | lation de TOUTE l'üe du Prince-E- | ment où le marasme économique gêne 


première, la politique traite du gouvernement de la société; la 
deuxième, sociologie étudie les conditions que doit remplir la 
société pour correspondre le mieux aux besoins des hommes qui 
l'ont établie, et l’'économique, troisième et dernière science so- 
ciale fixe les lois et les règles qu’a découverte l'expérience pour 
répartir avec justice les biens temporels entre tous les SORA: 


accordant à chacun la part qui revient à ses talents et à ses 


moyens. Il y a souvent confusion entre léconomique et la so- 
ciologie, car les faiblesses de l’une ont leur conséquence dans 


l’autre. En effet les erreurs commises par les sociologues ont pour 
effet immédiat de troubler l’ordre économique de la société. 


LA FAMILLE 


La société a été instituée pour le bien temporel des familles 
et des individus. Telle est sa fin à laquelle elle doit tendre quand 
elle est bien constituée: Il faut que tous ses membres puissent 
accomplir leur devoir et satisfaire leurs légitimes besoins. 
D'abord puisque.la société a été instituée par des familles, 
qu'elle est donc postérieure à l'institution de la famille et qu’elle 
est d'institution humaine tandis que la famille est d'institution 
divine, il ne se peut pas qu'on oppose comme deux choses égales 
la. famille et la société. Tout ce qui est essentiel à la constitu- 
tion de la famille: le mariage un et in@issoluble, l'autorité du 
bère sur sa famille et sur ses enfants, l'obligation absolue des 
parents de subvenir aux besoins moraux et matériels de leurs 
enfants, l'obligation corollaire des enfants vis-à-vis de leurs pa- 
rents nécessiteux, le droit absolu de tous les hommes et de toutes 
les femmes de fonder une famille et leur devoir non moins absolu 
d'avoir des enfants et de ne nuire en aucune manière aux voies 
naturelles de la génération, la priorité des pères de famille sur 
tous les autres citoyens, tous ces principes et leurs corollaires que 
la morale non seulement catholique, non seulement chrétienne 
mais naturelle a toujours absolument reconnus et respectés sont 
hors de la portée des hommes. Dieu qui les à institués n’a ja- 
mais consenti à ce qu’on les discute ou qu’on les blesse pour ten- 
ter une expérience sociale, attendu que la société est faite pour 
les familles, et non les familles pour la société. Comme c’est dans 
la prospérité de la famille et là seulement que les individus trou- 
vent le moyen d'accomplir leur devoir et de satisfaire leurs be- 
soins légitimes, il s'ensuit que la société remplit en même temps 
sa fin envers les familles et envers les individus. Le bien des 
uns et des autres est commun, et c'est pour le réaliser que la 
société a été fondée en réunissant non pas des individus mais 
des familles. 


LE DEVOIR 


Vivre est le premier devoir temporel de l'homme, car sans 
la vie l’accomplissement de tout autre devoir serait impossible. 
Cela donne à tout individu le droit de vivre, manger, se vétbir, se 
loger, se soigner, s’instruire et satisfaire tous les besoins de sa 
santé et pourvoir à l'éducation de toutes ses facultés d'abord aux 
dépens de ses parents tant et aussi longtemps qu'il est incapable 
de travailler suffisamment pour contenter tous ces besoins. Ni 
l’âge, ni les torts des enfants ne sont aux parents une raison pour 
leur refuser le secours essentiel. Et parce que les pères de fa- 
milles ont conveñu d’affecter une partie des impôts qu'ils paient 
‘à l'état pour assister les pauvres et les infirmes, cela ne les dé- 
gage en rien de leur devoir. Les parents se doivent aux enfants 
tant que ceux-ci sont incapables et réciproquement, et ceci est 
la solution du paupérisme et de l’assistance publique. Et de mé- 
me que l'institution d’une éducation publique n’enlève pas aux 
parents la charge d’éduquer et d’instruire leurs enfants selon 
leurs capacités, l'institution de l'assistance publique ne leur ôte 
‘pas l'obligation de secourir leurs enfants dans tous leurs besoïns. 
: Satisfaire aux besoins temporels de la famille, tel est le devoir 
‘plus particulier du père, et pourvoir aux besoins moraux, voilà 
la tâche pour laquelle la Providence a désigné la mère. Et ces 
devoirs sont aussi absolus que le principe général qui défend de 
faire du mal au prochain. 


LE DROIT 


Puisqu’ il faut travailler pour vivre, il s’ensuit qu’un homme 
a le droit au travail. Et comme cet homme n’est pas obligé de 
| dépenser régulièrement tout ce qu’il gagne, il a äroit à l'épargne, 
il a droit d’accumuler une économie du fruit de son labeur et de 
la transformer dans la valeur qu’il désire. La terre qu’il occupe 
le premier après avoir travaillé pour la découvrir et pour s’y 
‘rendre, la maison qu'il élève, la propriété qu’il achète, l'argent 
“qu'il amasse sont sa propriété comme son intelligence et ses 
bras qui travaillent pour gagner. Et de ce qu'il possède l’homme 
| a le droit naturel de libre disposition. 11 peut donner son avoir 
c. à qui il veut et à ses enfants autant qu’à d’autres. De là le droit 
: dhériter Pour. les bénéficiaires ‘et:le droit de PENSE pour l'au- 


- — qq 


L'instruction aujourd’hui coûte énor- 
mément cher. Les pères de familles 


douard est moindre que celle de l; 
seule division de St-Jacques, à Mon- 
[tréal? 

De.la même façon, et pour des rai- 
sons analogues, on pourrait fusionner 
en une seule les trois provinces de, 
l'ouest: UNE SEULE province dans} 
l'ouest, avec une législature commu- 
ne. 

Nous aurions ainsi cinq provinces: 

Une province maritime: Québec; 
Ontario; une province de l'ouest; et la 
Colombie-Anglaise. 

Cette dernière serait temporaire- 
ment la moins populeuse: mais ses 
intérêts sont rop différents, et les: 
problèmes locaux trop spécialisés, 
DOUÉ qu’on puisse l’amener aux au: 
res... 

Evidemment, cela ne se fera pas du | 
jour au lendeinan. Mais il n’est pas 12 
différent de poser le problème. 

Si le pays à trop de gouvernements, 
c'est surtout du côté des provinces 
qu'il faut chercher la réduction. 


Les économies réalisées dans tous 
les domaines par cette fusion seraient 
considérables. Les problèmes de la re- 
présentation fédérale serait fort sim- 
plifié. Avec cinq provinces, au lieu 
de neuf, on pourrait réduire le nom- 
bre des ministères fédéraux; et celui 
des députés d’une bonne cinquantai- 
ne. Quant aux législateurs, ce serait 
un soulagement important pour les 
provinces réunies. Des économies se- 
raient également pratiquées dans l'ad- 
ministration de la justice et des au- 
tres départements. 


On obtiendrait ainsi un plus com- 
plet équilibre dans les différents grou- 
pEMeRtS provinciaux. 

Pierre SIMON 
—Le Canada. 


| 


LES ETUDIANTS 
PAUVRES 


M. Charles Stewart, ancien ministre 
de l'Intérieur, soulève une question 
d'un haut intérêt national. Un grand 
nombre de jeunes gens et jeunes filles 
sont incapables de poursuivre des é- 
tudes supérieures à cause de la modi- 
cité des revenus de leurs familles. 


nombreuses songent souvent avec tris- 
tesse à l’avenir de leurs enfants. Que 
l'Etat se fasse un devoir d'empêcher 
que des talents manifestes ne se per- 
dent à cause du coût prohibitif de 
l'instruction, voilà qui est non seule- 
ment louable mais nécessaire, car 
toute la société a besoin des services 
d'hommes intelligents et cultivés. 
Nous approuvons donc la résolution 
de M. Stewart, dont voici l'essentiel: 
“La Chambre est d'avis que, suivant 
la coutume déjà établie en G.-Breta- 
gne et dans d'autres pays industriels, 
des dispositions devraient être prises 
pour fonder un régime national de 
bourses d’études qui seraient accor- 
dées aux étudiants remarquables fi- 
nancièrement incapables de continuer 
leurs études, afin de leur permettre 
d'obtenir dans nos universités, nos 
collèges, nos collèges d'agriculture et 
nos écoles techniques une instruction ! 
sous-universitaire et post-universitai- 
re: et qu'il soit résolu, de plus, qu’un 


; RTL PRO EEE RUE Es PE RU Re, 


oo 


Une Société St-Jean-Baptiste est 


activités patriotiques. 


notre population. 
Ce n'est pas un jugement témé- 
raire que de voir en ces délégués des 


instruments conscients du soviétisme. | 17. Hepburn serait imprudent et d'une sont une richesse comme nos talents et enfin parce qu’il faut de‘ . 


formidable campagne qu'ont annon- 
cée les Orangistes, sa déclaration que | 
le gouvernement ne se laissera point : 
intimider par une agitation quelcon- 
que. 


Prétendre tirer du bref récit que | 
nous apportent les dépêches une con: 
clusion précise sur les intentions de 


Rien de plus évident: Le commu-|{r8s contestable opportunité. Du reste, | 


nisme s'organise et prend chaque jour | le premier ministre annonçait quil | | 
plus d'assurance, chez nous, tandis |aait consulter ses partisans, il était Qui durent depuis le plus longtemps, puisqu'elles sont les plu: ss 


que, à l'image de l’autruche, nous pre- 


pour lui d'élémentaire tactique de ne 


nons les moyens de ne pas le voir, {point d'avance, même si sa décision 
comme si les révolutions communistes | est arrêtée, l’annoncer devant un au- 
, 


n'étaient pas des calamités épouvan- |! auditoire. 


tables qu'il faut conjurer. 

Qui eût pensé, il y a cinq ans, que 
les municipalités de la province de 
Québec recevraient, en 1935, une telle 
requête? N'est-ce pas que les commu- 
nistes prennent contenance? 

Nous espérons bien que la réponse 
de tous, sans exception, sera négative. 
Les problèmes canadiens sont assez 
difficiles à résoudre en ce moment, 
pour qu’il ne soit pas nécessaire d’’y.a- 
jouter le trouble que pourrait semer 
dans les esprit le passage de ces re- 
tour de Russie. 

Franchement, est-ce que notre so- 
ciété ne joue pas avec le feu? 

On se scandalise, si un orateur ou 
un journal dénonce les abus capita- 
listes en vue de protéger la civilisa- 
tion chrétienne contre ceux qui la 
travestissent pour servir leurs inté- 
rêts mesquins; puis on permet aux 
propagandistes communistes de dé- 
libérer. La tolérance à leur endroit 
est telle qu'il déviennent de plus en 
plus hardis. 

Songe-t-on que les admirateurs du 
régime soviétique veulent non pas 
seulement un changement de gouver- 
nement, non pas seulement des réfor- 


° 


On peut cependant souligner deux C’est l'expérience de cent- 


traits intéressants, d'une part, M. 


Hepburn à déclaré qu il lui paraît que | que la meilleure sauvegarde de notre foi dans un milieu héréti- “à 
les partisans des écoles séparées Ont | que, c’est notre langue et nos coutumes qui nous empêchent de 


été jusqu'ici forcés de porter un far- 
deau excessif (The premier believed 
separate schools supporters had been 
forced to bear more than 2 fair share 
of costs); d'autre part, il à annoncé ! 
que son gouvernement allait faire une 


étude sérieuse ‘de la situation légale | 


faite à la minorité protestante dans 
la province de Québec. 


D'où l'on pourrait conclure, ce sem- 
ble, sans trop forcer les choses, que 
M. Hepburn est à peu près convain- 
cu qu'une injustice existe et qu'il se 
demande si la façon dont ses coré- 
ligionnaires protestants sont traités 
chez nous ne lui fournirait point d’u- 
tiles indications sur la manière dont 
il pourrait traiter de l'autre côté de 
l'Outaouais ses concitoyens catholi- 
ques. 


En cas de besoin, M. Hepburn de- 
vrait trouver ici des informateurs pro- 
testants de poids. Il y a déjà trente 
ans que l’ancien ministre fédéral de 


mes gouvernementales et sociales mais |l'Agriculture, M. Sydney Fisher, disait 
la substitution du régime soviétique | aux Communes que la minorité pro- 


à notre civilisation? 


testante est traitée chez nous d'une 


Si les partis politiques étaient moins | façon très généreuse; mais la situa- 


préoccupés par les rivalités parle- 
mentaires, peut-être s’entendraient- 
ils sur l'opportunité de mettre fin à 
une tolérance aussi absurde que dan- 
gereuse.…. 

_—-L'Action Catholique. 


PO 


comité de la Chambre soit institué 
pour s'enquérir du plan convenable à 
l'exécution de ce dessein, et pour faire 
rapport”. Bien que l'intention de M. 
Stewart soit louable et sa résolution 
pratique, ici encore nous redoutons un 
redoublement de paternalisme de la 
part de l'Etat. Combien d'hommes se 
sont élevés aux postes les plus impor- 
tants par leur seule force de carac- 
tère, leur ambition bien placée! Il 
n’est pas rare de rencontrer chez nos 
compatriotes de langue française, des 
gens qui ne doivent qu'à eux-mêmes 
(et à la Providence) les succès qu'ils 
ont remportés. Ils ont durement peiné 
pour gagner l'argent. Souhaitons que 
nous en comptions toujours de ces 
travailleurs et de ces ambitieux qui ne 
comptent pas sur une bourse du gou- 
vernement pour sæ faire instruire! Ce 
sont ges hommes, sans épithète. 


—LE DROIT. 


IL Y A VINGT-CINQ ANS 


. Le Courrier de l'Ouest écrivait le 24 février 1910: 
Le Canadien Pacifique dépensera cette année $4,500.000 pour améliorer 
son réseau et construire de nouvelles lignes en Alberta. 


en voie de fondation à Bonnyville. 


C'est sur l'initiative de M. le curé Bonny, secondé par plusieurs de ses pa- 
roissiens que cette société nationale fera bientôt profiter la localité de ses 


M. Fontaine, inspecteur des Terres du Dominion, vient d'arriver à 


Edmonton, accompagné de Mde Fontaine, en voyage d’affaires pour le 
ministère fédéral. 


RP 
RRQ LLC QQ QU 


teur du testament. Tous ces droits sont absolus, inattaquables 
dans leur tout et dans la moindre partie, et ceux qui attentent 
pour quelque motif à la propriété telle que l'ont constituée le 
travail, l’économie et la succession, ceux-là sont coupables de 
vol au même degré que de brigand qui fait les poches au voyageur 
du grand chemin. 


La fin de la société, c’est la prospérité des familles et lé bien 
des individus. Et ce bien, les individus le possèdent dans l’accom- 
plissement de leurs devoirs et dans la satisfaction de leurs be- 
soins. Comme ils ont le devoir de vivre, comme les parents ont 
le devoir particulier de faire vivre leurs enfants et comme les 
enfants doivent d’abord se prêter à l'autorité de leurs parents et 
plus tard leur venir en aide selon le besoin, ces devoirs s’accom- 
pagnent d’un droit nécessaire: le droit au travail et à la propri- 
été.: Que chacun respecte ces principes et tout le monde sera 
heureux Et la question FoeRIe sera réglée. ; 


J acques SAURIOL. 


tion depuis n'a pas changé. Et nous 
sommes sûrs que jamais la minorité 
catholique ontarienne ne songera à 
réclamer une situation supérieure à 
celle de la minorité protestante de 
Québec. 


Comment le pourrait-elle d’aileurs 
puisque la minorité protestante de 
notre province est maîtresse absolue 
de ses écoles? 


—LE DEVOIR. 


a maintenant une 
qualité pour toutes les bourses 


Marque Jaune 


AVIS ! 


à 


MARQUE BRUNE 33c 4 1b. 
CRANGE PEKOE - *40c? 1b. 


La Qualité prime tout 


itient comme le droit à la lumière, à ceux qui ont évangélisé FA. li 
.mérique du Nord. 


Nous devons et donc nous pouvons conserver nos traditions 
nos coutumes, nos manières et nos habitudes nationales, d’aborc ee 
parce qu'elles viennent de nos parents et ensuite parce qu ’elles : 


| 


traditions à un peuple civilisé et qu'il vaut mieux garder celles Le 


1 


solides. 


Ce devoir et ce droit à la vie, toutes les nations de la terre dé 
possèdent. Il se renforce pour nous de motifs aussi impérieux JE 
quatre-vingts ans qui nous a enseigné li 


À 


trop fréquenter nos voisins. Ces voisins sont sans doute les meil- 
,Jeures gens du monde, mais ils nous apporteraient inconsciem-|ls 
ue ‘avec leur intimité des idées dangereuses. La conserva“ . 
tion de la foi par la langue n’est pas seulement une théorie, c est 
un fait. Et la plus haute autorité l’a toujours universellement à 
admis. Nos évêques, Mgr Briand, Mgr Plessis, Mgr Taché, Mgr. ” 
Laflêche, Mgr Bourget et Mgr Langevin ont dit et écrit sur cette . 
leçon de notre histoire, les paroles absolues devant lesquelles on È 
doit s’incliner sans s'arrêter à la critique. Ceux qui ne pensent 
pas ainsi, qu'ils sachent qu’ils contredisent PERDEHENCE et les 
lumières de l'autorité. 


Et nous avons un autre motif de survivre. En entrant dans 
la Confédération, nous avons réclamé des droits, et nous avons | 
accepté des devoirs. Nous avons promis à nos compatriotes le. 
concours de notre génie français et de nos talents. En les laissant:} 
se perdre, nous nous rendrions volontairement incapables de 
remplir un engagement d'honneur et les autres canadiens au- | 
raient alors raison de mépriser un voisin sans caractère propre, 4 
sans talent personnel et inutilement encombrant. Nos associés’ 
dans le Dominion nous ont assigné de notre consentement un !| 
autre rôle: celui de garder au Canada sa figure authentique. 
Sans nous et sans notre survivance, le Canada serait bientôt as-. 
similé au chaos américain et on aurait bientôt raison de nous. 6 
dire: Nous vous avons chargés de garder la place, et vous l'avez. | 
rendue! Puissions-nous ne jamais mériter ce terrible reproche, '!k 
de ceux qui parlent anglais et qui ne se gênent pas pour parler. : 


Jacques SAURIOL. 


Len 


DE PRE R ANNEE 


PINCHER CRÉÉ K° 


À ny 


RE 


[St-Vincent, Mme Marie Horten- 


LAMOUREUX 


SG 


Notre:soirée de cartes dx 24 février, 
première donnée par le nouveau 


un franc succès. Malgré un froid 
+ lès vif.et-des chemins peu favorables 
: |jl'eutomobile, il y avait une bonne 

Esistancè composée surtout des gens 
3 la paroisse. Nous avions aussi quel- 
{tes visiteurs du:Fort Saskatchewan, 


ï dessert actuellement cette mission 
le R:"P. Fortier, SJ. :d'Edmonton. 


rmandeau, Ces prix étaient offerts 
3 1x Mme Albert Lamoureux, Mme Léo 
‘odbout, et Mme J.-B. Lachapelle. 
: Armi les hommes, les vainqueurs fu- 
nt M. Albert Boisjoli, Alfred Godard 
le R. P. Fortier. Ces prix étaient 
nnés par M. Emilien Paradis, Omer 
‘illeneuve et Mme J. B. Lachapelle. 
«> prix d’entrée échut à Mlle Alma 
anley, celui de la rafle à Mme Hen- 
i Boisjoli, l'un donné par M. Arthur 
Jocque et l'autre par M. Camille Vil- 
neuve, : 
Le contert débuta par le chant “O 
ienada” Æt ce furent les benjamins 
d B la paroisse qui fournirent la plus 
irge contribution. Nous entendimes 
1 riccessivement plusieurs morceaux de 
: ‘itare exécutés par Mile Flora La- 
; joureux.toujours gracieuse; une in- 
i Jscation par le petit Robert Gravelle 
Liri ini s'acquitta de son rôle d'un air 
 : candide; un monologue dit avec une |: 
£ fimique inimitable par Lorraine Pa- 
1 “dis; une récitation anglaise par Irè- 
: “e Rocgue qui possède une belle mé- 
Foire et .une autre récitation par le 
tit râilleur qui a nom Maurice La- 
‘oureux. Puis Robert, Antoine et 


l: ‘E Lorraine Paradis jouèrent avec en- 
‘rain une petite comédie intitulée: 
J recensement”. Bravo les HEURES 
pl + merci.à tous. 
; à Enfin, le R. P. Fortier, dans ‘une 
armante causerie, nous montra les 
antages d’une éducation à base frard” 
aise, souligna les efforts accomplis 
ns le‘bassé, nos espoirs pour l’a- 


! askatchewan No 2 est la plus ancien- 
Ke de l'Alberta, ayant été fondée le 5 
ÿars 1885. C'est donc son cinguante- 


nnée..ll importe, dit-il, de ne pas 
sser. passer,.ce fait inaperçu ‘et de 
ire ressortir ‘que ce furent des pi- 
inniers' de langue. française qui fon- 
lièrent'icette: “école. Il: paraitra d'ail- 
AR fous. peu dans les. colonnes .de 
à Surviyance, ,une notice. historique , 
‘ur école ‘Säskatchewan No'2 rel- 
lant leS faits les plus saillants. : 

à M. Arthur Rocque notre ancien con- 
à ‘eiller : pour les: chemins, a été rééiu 
fans se: charge, à l'unanimité. 
y Le prèmière société privée de’ té- 
éphone ‘au nord de Fort Saskatche-' 
Fan vient-dé‘se constituer avec: vingt 
.ctionnaires,:. tous ; enchantés de. leur 
IOMVEAU groupement. —Corr. 


ti 


yer. Mlle Ernestine Tremblay vi- 
ait aussi sa mère Mme Pierre Ro- 


Us Sc nliques : un peu es que l'on 
Eppelle le “Scheme” des volailles, l’as- 
‘emblée était nombreuse, tous avide 

n savoir un peu plus long sur cet- 
æ loi que l'on veut passer et qu'il 


ir à s'unir, il parla assez longue- 
ent, ensuite ce fut des questions à 
répondre de tout côté, chacun  vou- 
sait en savoir encore plus long, pour 

e mieux renseigner avant de voter, 


ofitant de l'assistance nombreuse, 


étaire et 3 conseillers au cas où la 
i passerait, nous aurons pas besoin 


un Chalifoux fut élue président. M. 


= Catholique 
de Falher 


Séance du 13 février 1935 

L'assemblée est ouverte à 8:30 par 
2 prière d'usage. Comme le secrétaire, 
Jour des raisons professionnelles, é- 
ait absent, la semaine dernière, il est 


plée du 29 janvier. Elle sont adoptées 
“elles que lues, sur la proposition de 
M Un secondé par M. Tou- 


Comme:le. ob ieue. n'avait pas 
n main:la. chronique. des évènements 
e la sernaine écoulée, M. le Prési- 


e nous donner lecture d'un monolo= 
fe comique de Coutlee. “Le monolo- 
rue institulé: “Le Bedeau_ de la pa- 
oisse “Bedodus de la Paroissiam” 8 
emplacé la ‘chronique. ‘ 

M. Poulin. dont on attendait pa-. 


“semaines,” ‘demañde:de remettre à plus’ 
fard, la causerie qu'il prépare. 
Sur l'invitation du Directeur du 


are posée au Cercle à une assem- 
ée antérieüre. Cette question se li- 
ne comme sult: “On entend parler 
le nos jours :et. pourtant'les nations 


, ècles de 


ers dont. on connaît ‘la haute. cul- ; 
ssé” aux idées. |: 
“plus-il: en. rest 


Le: agrage”. de:ce: que: nations taient certainement ‘fonda ments 


-mité des Dames d’autel, à rempor-: 


tr'aufres. Je R. P. Camille, O.F.M. |. 


faurice Lamoureux, Gilbert Paradis | 


fenir. Pour illustrer son entretien, il | 
us fit remarquer que notre. école | 


saudra ensuite subir. M. Boisvert fit | 
ssortir l'avantage qu'il pouvait y a-: 


ns de. la .Paix ne 


JOUSSARD 


Le beau temps continu dont nous ! 


cheurs, vu ‘que les migrations des 
poissons ne se font, dit-on, qu'avec 
les-grands vents, les tempêtes qui ont 
coùtume d'avoir lieu vers cette épo- 
que de l'añnée… mais on devra at- 
tendre et en attendant, se contenter 
de ce qui est dans les filets. 
GLACE... s 

Chacun a das à. faire sa pro- | 
vision de glace pour l'été. La com- 
pagnie qui achète le poisson doit em-: 
magasiner 450 tonnes sous le plus 
court délai... 


MUTATION DE PROPRIETE... 


BONNYVILLE 


Le temps est aux élections locales. 
Vendredi dernier était l'assemblée ane 


nuelle de l'arrondissement scolaire: du|, 


Village de Bonnyville. Le rapport fi 
nancier annonçait un état comfor- 


table, malgré que, dû à la dépression, 
l'on trouve beaucoup d’arrérage. Un 
projet de construction d'école à. été 
discuté simplement et remis à. plus 
tard, comme il fallait s'y attendre: 
Les rapports de chacun des profes- 
seurs furent approuvés et appréciés. 
‘Un grand nombre de contribuables 
‘étaient “présents. Après une élection 
contestée, M. Willie Paquette fut ré- 
élu pour trois ans, comme commis- 
saire. Le bureau se compose donc com- 
me avant de MM. J. O. Binette, pré- 
Isident, Aimé Marcotte et W. Paquet- 


M. Paul Masse vient de troquer son te 


lot avec bâtisses pour un auto avec 
M. Adrien Charrois qui devra en 
prendre possession en avril. 

Une autre transaction du genre 
sur le point de passer à la réalité, 
ce sera pour une autre semaine. 
ce que }on pensait de nous vers 1760: 

: Nous -empruntons au rapport de 
rarenivisté äu Dominion, M. le Dr 
A. C. Doughty quelques extraits de: 
lettres écrites dans le temps. 


est 


ouissons fait le désespoir des pé- 
La première € 

taire... : . 

Aux Délices, 6 sep. 162. | 

A M.de Richelieu, (Cardinal) 


J'entends les voix de beaucoup d'é- 
tr angers; toutes disent qu'on doit vou 
lbénir si vous faites la paix à quelque 


prix lque ce soit. 
publi, j'aime beaucoup mieux la paix 


que le Canada, et je crois que la 


saire que nous allons célébrer cette france peut être héureuse sans Qué- 


bec; : vous nous donnez précisément 
|ce gont nous avons besoin. Nous vous 
| devons des actions de grâces. Rece- 
vez en: attendant avec votre bonté 
ordinaire. le: profond ee de “Yol- 
‘taire. LEA 

l: La: deuxième est de Carleton, gou- 
en date: du 25 


verneur. à Shelburne, € 


novembre. 1767. 
“Le: dénouement inévitable, chose 


canadienne, laquelle a déjà pris r&- 


cine et atteint un si haut chiffre que | Président honoraire: le R. Père 
JE Lapointe, Vice-président: J.'H; Li- 


| rait entièrement perdue, 
ee rette, Secrétaire: André M. .Déché-. 


sauf dans les villes de Québec et de 
Montréal, 


Carleton est bon prophète et pon ! 
race canadienne a pris | saphat Hamel. 


observateur; l& 
racine. —Corr. 


Amedée Leblanc, secrétaire, MM Thé- 

ophile Gobeil, Ë. Magnan et Willi- 
jam Hérard, conseillers. Nous ne pou- 
vons pas dire que nous sommes en 
faveur de cette loi mais nous remer- 
cions quand à 

son dévouement a sa cause et puisqu'il 
est agronome nous espèrons le revoir 
pour nous parlé sur d'autres sujets. 

Baptèmes: Est né à M. et Mme 
Aimé Hinse un fils qui a reçu Îes noms 
de Joseph Arthur Robert. Parrain 
et marraine, M. et Mme: Arthur Le- 
blanc, oncle et tante de l'enfant. 

Est né à M. et Mme Eugène Gou- 
dreau, un fils qui & été baptisé sous 
iles noms de Joseph Armand. Par- 

rain et marraine, M. et Mme Joseph 
Désaulnier de Lafond. 


l'on sait est encore beaucoup ‘beaucoup plus|mentales pour le s 
petit que celui de ce que l'on sait. Or 


pour apprendre, il faut être sincère 
et impartial; il faut être surtout mi- 
nutieux dans le choix des livres qui 
doivent servir à nos études.” Le Dr 
Desrosiers a des idées claires et pré- 
cises et il sait le prouver dans sa 
causerie qu'il intitule “L'Eglise et la 
jPaix.” “L'Eglise dit le äocteur a depuis 
Ises origines non seulement contribué 
à la paix mondiale; mais elle a été 
un puissant facteur pour son main- 
tient dans le monde et par sa doc- 
trine et par ses actes. 


Nullement, lPEglise ayant à transi- 
ger avec des hommes ou groupes 
d'hommes, n’z pu implanter sa doc- ; 
trine du soir au lendemain. Et en 
Jstricte justice, il serait malhonnête 
de penser que l'Eglise pourrait éta- 
blir la société idéale sans défaut ou 
un Paradis terrestre en un tour de 
main. Il faut bien admettre qu'il lui 
a fallu passer par des périodes de 
transition difficiles et qu’elle n'a pas 


obtenu tout d'un coup ce qu'elle au-: 


rait::voulu ‘établir, c’est-à-dire: 


|. Samedi, l'assemblée * annuelle du 
district municipal. Encore une grande 
‘ foule à suivre les rapports et discu- 
ter les questions d'intérêt général. 
La dette s’abaisse graduellement, 
malgré la dépense grandissante du 
secours direct occasionnée par la ve- 

nue de colons nouveaux du sud et 


‘d'ailleurs depuis la dépression. Rien 


de bien sensationel n'occupa lJ'as- 
semblée. Un projet d'appuyer 


un Mme 


: se Lebel, Depuis plusieurs années, elle 


fétait souffrante endurant la. maladie 
avec la patience la. plus admirable. Si 
son décès n'était pas inattendu, sa 
disparition ne laisse pas de faire un 
vide irréparable. Qui ne rappelera sa 
piété si remarquable, sa charité pour 
les pauvres, son hospitalité toujours 
si large pour les missionnaires et les 
religieuses, sa fidélité si accueillante 
à ses amis. N’était-ce point assez pour 
mériter la mort très édifiante et très 
chrétienne qui l'introduit à l'au-delà 
où J'attend la couronne des bienheu- 
reux:: 
” Née: à Cacouna, PQ, elle vint dans 
| Ouest vers 1880 à une époque où le 
pays était à peine ouvert, où l'orgaz 
nisation était à Ses débuts. Peu après 
elle épousait M. Timothée Lebel dont 
les‘ talents d'administrateur furent 
bientôt connus de tous dans la ré- 
gion sud de la Province. La famille 
\Lebel prit une part très active au 
développement de la ville de Pincher |C 
Creek et. de la paroisse St-Michel. 
Le tact et la bonté de Mme Lebel con- 
tribuèrent grandement à l’élan que 
prirent le village et la paroisse. Pen- 
dant plusieurs années, elle fut pré- 
sidente de la Société de l'Autel, tou- 
jours, elle fut des plus actives à tou- 
tes les organisations de l'église. 

Elle laisse dans le deuil, son époux, 
M. Timothée Lebel, une fille adopti- 
ve, Blanche Ouellet-—Lebel, une soeur 
J.-A. LeVasseur, Worcester, 


: journal local qui portera le nom “Bon- Mass. deux belles-soeurs, Mmes P.-A. 


:nyville Nouvelle”— à été discuté et 


approuvé. Il est probable que cette 
feuille apparaîtra avant longtemps 


de français, et il sera hebdomadaire. 
Quelqu'un avait proposé que le jour- 


[ral soit moitié frânçais et moitié an- 


Chassé, St-Jean, PQ. C. Chassé, Ly- 
ne, Mass. Plusieurs neveux et nièces: 


st du fameux Vol-|Un M. Johnson en sera l'éditeur. Ce Miles Antoinette .et Gertrude .Chassé, 
[sera un journal anglais avec un peu St-Jean,.PQ., Mlle Levasseur, Wor- : 


cester, Mass, Mme Georges Bernier, 


lglais. Cette motion a été rejetée et Albano, Vermont, Léo Levasseur, New- 
‘avec raison. Il n'y a pas lieu de faire York. 


concurrence à notre journal français, 


s'Le Survivance qui devra rester ’ce 
u’il est et servir les intérêts pour 


Je suis comme le je qui en fait sa force comme sa rai- 
n 


l 
Un Sroiets d 


sion. 


réélection ‘de l'exécutif pour l’an- 
née. 


‘M. Henri Hétu, présidait, il. donna 
-[Yexplication du changement dans la |, 


perception des abonnements pour. 


“suit: 


tes la}, 
Survivance. Invité à prendre la” .pâ- sHarwodd, Æ.. Ouellette, -C. ” 


rolé, M. le Curé frappa un peu par 
‘tout; blämant quelque:peuici:et-én- . 
courageant . là, faisant surtout l'élogel « 
-du. magnifique. journal qu'est. deyenu A 
horrible.à.penser. c’est que ce pays Le, Survivance. L’exécutif pour. l'an- 

devra à.la fin être peuplé par ‘la réce née ‘couranté sé composera. comme 


Le service funèbre fut chanté par 
le R. P. Panhaleux, O.M.I, curé avec 
| quete - il se dévoue particulièrement le R, P. Levern, O.M.I, comme dia- l'Alberta, de belles terres attendent la 
cre et M. l'abbé. Arsenault comme ‘venue de braves Canadiens-Français. | salle était remplie à capacit 
-.sous-diacre. A l'orgue, la chorale é- | Le sol très fertile est couvert: de beau | intéressant programme comprenant Français qui m'ont donné leur Pato= 
rétablir un. ouln -à tait sous la direction de la Rde. Soeur foin et attend la charrue et le se-|trois comédies, plusieurs chants et, nage. : : 
D'Edmonton, de Calgary, St/ Albert, 3 
vec. toute la perfection que Yon con- | palher, Joussard, Hobbema,, Bonny- 
ville, Lafond, Donnelly, Fort Kent, . 
etc. me sont venus des témoignages 
‘d' encouragement et de support qui dé- 


ee le “Languénttbus in Purgato- 


CE 


“ee ‘porteurs étaient MM: 3. -W. 


Jas: Kettles. to ac 


Mile Ouellet ses, vives Spin 


RS 


| STE-LINA 


ne; Directeurs: MM. Albert Baril, Wil- 


ciss Déry, Joseph Bordeleau et Jo- 


ilie Paquette, Arthur Lambert, Nar= 


semblée annuelle de la municipalité. 


I y eut rapport ‘du secrétaire-tréso- 


Le premier dimanche de mars fut crier et plusieurs questions furent po- 


| fixé pour être la journée de la Bonne 


“Presse et les directeurs sont priés, 


chacun dans leur quartier de faire une, nations de nouveaux conseillers fu- 
visite à leurs voisins, et de recueil- jrent faites. En remplacement de trois 
lir les abonnements nouveaux, comme ‘conseillers sortant de charge, les sui- 
les arrérages et de faire remise au: 


sec. trésorier, M. André Déchêne. 


Au cours de l'assemblée munici- |Gamblin, J. Houden, G. Kellough, J. i 

même M. Boisvert pour |pale, M. Marcel Rault, traite de la iChossey, T. Buzzell, W. Harris, G. Dai- mes Prudent. 
question du blé garnet, qui intéresse être au rendez-vous pour la pro-| 

tant nos gens. Il semble que le projet : . 

d'obtenir du blé de semence garnet | 

l'année prochaine 

en tant que la municipalité est con- 


sera plutôt pour 


cerné, 


La nomination des conseillers se 
termina avec cinq candidats sur les 


rangs pour remplir trois vacances: 
MM. Emile Lacombe, Théodore Per- 


reault et Alfred Gamache furent mis 
de nouveau en nomination et en plus 


‘sées aux conseillérs. Puis les nomi- 


‘vants sont sur la liste électorale: MM. 


‘chain. 


Dans le courant de la semaine der- 
nière une représentation cinémato- 


graphique rassemblait les amateurs | 


en grand nombre. Tous furent satis- 
faits de la pièce et se promettent 
d être au rendez-vous pour la pro- 
chaine, le 24 février. 

Baptème: Marie Juliette Mathilda, 


deudi, ie 7 février. décéasit à Th6-[" 


Connon, NB, MM.D-.-I. Ouellet, St 


Lynck- | 
“Stauhton, J. H. Jackson, A. “Pelletier, ” 


| Éisurvivañée offre à M. Lebel et à). 


. Samedi le 16 courant avait lieu l'as- {hot, Bébé André Rouleau, Bébé Êmé- 


Du le mois d'août dernier, nous 
avions le plaisir d'avoir parmi nous 
comme curé missionnaire, le R. P. 
E. Jaslier, O.M.I. Autrefois de Chip- 
pewyan, il fut rappelé par son Evé- 
que, Mgr Breynat à reprendre ses 
courses d'évangélisation aux milieux 
des tribus qu'il avait laissées avec re- 
gret. : 


Le R,. P. Jaslier, O.MI. nous a lais- 
sé le 4 de ce mois emportant avec lui 
les regrets de toute la paroisse: re- 
grets qui lui furent témoignés par les 
paroissiens après la messe du jour 
précédent. Le même jour, dimanche 
le 3, avait lieu chez notre marchand 
M. J. E. Primeau un goûter d'adieu. 
Nous nous ferons un devoir d’accom- 
pagner notre ancien curé, de nos pri- 
ères les plus ferventes, 


Dimanche le 10, nous avions l’a- 
gréable surprise de voir officier à la 
grande messe le KR. P. U. Langlois, 
provincial des Oblats de Marie-Imma- 
culée, venu d'Edmonton, pour rem- 
plir temporairement le vide créé par le 
départ du R. Père Jaslier, O.M.I. Le 
R. P. Langlois dans un discours ap- 
proprié, nous fit remarquer l'intérêt 


A titre d'ami sincère et très sympathique aux gens de Chauvin je me 
permets de lés féliciter de tout coeur pour l'estime et la haute apprécia- 
tion qu'ils ont de leurs religieuses. Ceci nous fait grand plaisir. En agissänt ‘ - 
ainsi chers bons amis vous-faites preuve d'intelligence et de grand bon sens.‘ 
Continuez d'apprécier le beau travail qui se fait chez vous. Si vous me le”: 
permettez, je vous donnerai un petit conseil: Concentrez toutes vos énergiés, 
votre force morale, votre influence et même un peu de votre argent vers ce : 
but ultime que vous vous proposez afin que tous les petits enfants de Chauvin 
puissent bénéficier de l'enseignement de nos bonnes Soeurs de Ste- Croix. : 
Vous avez tout ce qu'il faut pour réaliser un magnifique travail au point 
de vue religieux et national. Le Nord et l'Est ont sacrifié de très bons sujets 
dans ia personne des religieuses qui vous desservent actuellement. A vous 

| &'en profiter et de les secondées afin que vos oeuvrs paroissiales aillent tou- 
jours grandissantes, Maintenant chers amis, nous faisons un appel pressant 


TE 


que portent à notre jeune paroisse et | 5 votre patriotisme, afin que notre journal “La Survivance” pénètre dans | 


Mer Breynat et la province des O-: chacun de vos foyers. Partout ailleurs la journée de la “Bonne presse” à eu 
d’heureux résultats. Chez-vous, je crois qu’on à oublié de vous en parler. 
Votre Curé le fera, j'en suis convaincu. Puis n'y aurait-il pas moyen d’'or- 
‘ganiser chez-vous des équipes de deux hommes chacune, qui se parta- 
gerons le nord, le sud, l’est et l’ouest de votre paroisse dans le but de re- 
cruter des abonnements? C’est une chose très facile à faire, le dimanche 
Lacombe de la mission du Lac La Bi-' après-midi par exemple. Voyons, mes bons amis de Chauvin, venez à notre 
aide, afin que l’A C F' A: atteigne le but qu'elle se propose en tout et partout: 
faire respecter nos droits.de canadiens-français en terre albertaine. Pour 
tenfement général. Le R. P. Lacombe cela il faut la qüote-part d'un chacun d'entre vous. Vous y êtes, n'est-ce pas?’ 


blats d'Edmonton, nous assurent qu'un 
successeur viendrait immédiatement |. 
continuer les ceuvres nombreuses dé- 
jà établies. En effet, jeudi, le R. P. 


che, nous arrivait au milieu du con- 


n'était certes pas inconnu ici, ayant | Merci et bon succès. 


eu-le bonheur de jeter les bases de 
cette paroisse il y a plus d'un an 
passé, et avait.su attirer à lui et à! 


cun. Nous espérons qu'il demeurera 
longtemps au milieu de nous. 


Région à coloniser. 


-Nous sommes dans ‘un beau coïn de 


carde est aussi en cours de discus- Marie des Filles-de-Jésus, M. l'abbé ,meur pour rendre cent et plus pour [morceaux de musique, fut exécuté 2- | 
: ‘A. Rouleau, venu..de Calgary. pour la jcent. Une chose pourrait embêter nos 
Dimanche, à la réunion du cercle de Circonstance, chanta avec beaucoup Canadiens du Sud. c’est qu'il n'y à pas 
l'A C F À une cinquantaine de per- d'âme le Dies Irae, M. Wilbrod, le, de roches, ni cailloux, les pointes de 
sonnes se rendirent pour discuter les: beau’ cantique “Entendez-vous, Chré- |charrue durent longtemps. Venez voir | accepter l'invitation lancée par les ; 
affaires du jour et prendre part à le {ins Fidèles” ét les enfants du Cou- nos belles prairies ou bien si vous dé- dames de Ste Anne de notre parois- |montrént une fois de plus:qu'en Al- :. 
sirez connaître mieux la région avant se de Donnelly. a: eu 
‘Îde venir, écrivez à M. J. E. Primeau, | 


qui ‘vous renseignera honnétement. 
—Corr. | 


“a . ° oO . 8 


Me LENNAN. 


Dre malades où fonts ‘nombreux se 
‘sont succédé sur nos lits d'hôpital en 
lces derniers temps. Nommons aujour- | 
d'hui ceux qui actuellement sont à. 
l'hôpital: De Donnelly: Mme J. Fi- 
lion, Régine Fillion, Germaine Mail- | 


rentienne Perry, M. Guggisberg, M.] 
Roger Pinco. 


i : | la veillée. en J-A. Dextras, 
| Girouxville: Mme L. Bruyère, Mme | Adèle Boulet, corr. pharmacien-chimiste. 
Noé Rochon, Mme D. Gauthier. | 
| Falher: Georges Bonamour, M. H. : _ 
ne CONCOURS 
Kathleen: Marcel Montpetit, M. Ja- à 
| Kinuso: M. Jauron, H. Augustin O 
iSowan. LA 
| Watino: Mme C. Smith. CE 
| Lac Poisson Blanc: M. A. Omi- ÊE 
nayek. AE 
<A 
| Sucker Creek: M. H. Willier. | © 
, En à 
! NAISSANCES: Fille, enfant de M || | SE 


M. Joseph Levasseur de Fort Kent et lenfant de Gérard Fournier et de Ma- ‘et Mme Omer Lussier de Donnelly. 


[Ray Swanson de Bear Trap Lake. 
! La votation aura lieu samedi à la 
{salle municipale. FAPORS ‘ 


mentales pour le sujet € en question. 


en toutes discussions dit le doc- 
teur, pour en venir à bonne fin, il 
faut être impartial et un élément de 
l’impartialité se trouve dans de ‘so- 
lides principes posés et affirmés. Im- 
‘ partial ne veut point dire neutre: mais 
Le aussi être affranchi de tout es- 
prit de parti, de toute, Passion ou 
préjugé, et même de toute ignorance 
crasse. Impartial signifie aussi: sui- 
vre les ES de la PIPRILE cle: de 
la conscien: : 

Le Dr Desrosiers entre ‘ensuite dèns 
des considérations philosophiques .et 
morales au sujet de la guerre, qui n’est 
pas une condition naturelle à l'huma- 
nité: mais quelque chose d'acciden< 
ltel, institué par les hommes, souvent 
pour satisfaire leurs. ambitions. “Si, 
on suivait les lois morales telles que 
préchées par Dieu et l'Eglise il n'y 
aurait pas de guerres. 

Tout fils d'Adam apporte avec lié 


sa nature humaine; faible, borné, fail-| 


‘lible et porté au mal, et toutes, ces, 


choses sont des sources de. guerre’. 


thilda Thérien. Parrain et marraine: 
M. et Mme Charles Thérien. —Corr. 


guerres pour acquérir de la gloire. 
pour accroître le commerce, enfin, les 
“L'Eglise catholique condamne aussi 
toutes les guerres qu'un état fait. à 
un autre sous prétexte de venger son 
propre honneur.” Le conférencier cite 
ensuite. plusieurs moralistes catholi- 
ques, et tous noris prouvent claire- 
ment que l'Eglise -a une doctrine de 
paix par excellence. Après la doctrine, 
vient les actes de l'Eglise et des pa- 
pes en faveurs de la Paix. Le Docteur 
donne plusieurs éxemples des plus 
frappants, entr’autre” celui du Pape 
pie IX qui pourtant était spolié -et 
dépouillé de ses Etats Pontificaux par 
des injustes agresseurs. Que fait Pie 
IX: avec les zouaves Pontificaux ac- 
courus pour déferidre par. les. armes 
le Papauté injustement attaquée dans 
ses”‘biens garantie de son indépen- 
dancè.. “Assez de sang versé: cessez le 
combat” décrèta Pie IX après la pré- 
r] mièré bataille des zouaves avec les 
 toupes ‘du Piémont. Des autres ex- 
emples: cité par .le Docteur fut celui 
.des Turcs qui après la Grande Guerre 
rélèvèrent à’ Constantinople même un 


la D'ailleurs est-ce que l’'Apôtre St-Jàc- monument à Benoit XV pacificateur 


‘concorde, la charité et la paix” Par.ques ne dit-il pas que “nos concu“ des nations, “Or les Turcs” ajoute 1r 


sa doctrine tout d'abord poursuivant : 


Elle prêche de tout temps! 
la charité et'la Paix. “Aimez-vous les 
uns, les autres” disait : St-Paul aux. 
premier chrétiens: 
siècles de son histoire, 
Chrysostôme, St-Ambroise, St-Augus- 
tin et plus tard St-Thomas d'Aquin, 
tous les Pères de l'Eglise, en un mot, 
ont non seulement prêché la paix; : 
mais, ils ont défendu la guerre: et si‘ 
quelqu'un était tenté de révoquer en 
doute ces graves autorités dont il se-. 


“Afarment . -de-plus. én-‘plus. Après 19 |rait: long de citer les nombreux tex- : 

: christianisme, on se de“ites. à l'appui, il lui faudrait celui-là 
nde* après” tout. qu'est-ce que l'E-{s'instruire directement de ces au- 
lise à fait. pour la Paix! Quel a été | teurs”: 
on rôle historique en-face des guer- | avec soi-même ajoute le. Dr Desro-' 
A continuelles : “eu cours” de SRE siers:. et celui qui veut la vérité doit 


.“car. enfin, il faut être juste 


la chéïcher.là où. il. ‘peut et doit la 


Avant de commencer le Dr Desro- trouver”. “D'ailleurs, c’est. de l'essen-, 


ce- même ‘de la doctrine évangélique 


cier juge’ important de définir ce que 
'est..qu : droitet. 18: justice. : Ces’ 


@ 
©: 


piscences mettent le principe dela “Dr 


Û de principe dudécal “ eu erre dans nos pro 3 
iemment un travail depuis plusieurs; Sas pont” Am De Fête sè 


Le conférencier traite maintenant 
ldes cas où une guerre peut étre. “lé 
gitime. “Les nations, comme les in 


scélérats ou les malfaiteurs.” -“D'a-: 
iprès St-Ambroise .et. St-Augustin .et 
jusqu'à nos. jours, l'Eglise admet le. 
: principe de légitime défense. La guer- 
re juste dans son: motif, n’est après! 
tout qu'une guerre de. défense. Tout 
peuple a droit.de.se défendre contre ! 
un injuste agresseur;:et ce dernier: 
d'après la doctrine catholique, est non 
seulement tenu à la réparation de 
tout le dommage causé, ‘où la resti- 
tution de tous les biens ‘ravis ou dé-: 
truits: mais même les soldats forcés 
n’ont pas le droit de tuer ur ‘ennemi, 


ni d'exercer contre lui'des actes dan- | 


gereux.”.Le Dr Desrosiers donne côm-: 


t combien |de .prêcher:la Paix, de la soutenir ét me guerres injustes. et don dam- 
de défendre la’ guerre” -Le conféren- ! j en 


nées ‘par la morale: les guerres de 
proies et de Tapines. ou: de vols: celles 
d’ambitions, 


guerre 


“Desrosiers ne sont pas des dé- 
l'Eglise ni‘à la Papauté” et 
pourtant l'évidence: des interventions 
- |pacificatrices du pape catholique Be- 
noit XV 2 mérité leur reconnaissan- 


et aux premiers dividus et. les familles ont à: se délice. “Nous. dit en terminent le con- 
St-Jean, fendre ‘ou se prémunir contre ‘les rférencier aimons ‘aussi l'Eglise, 


sa 
doctrine de ‘paix, et étudions son his- 
toire faite de paixet de charité afin 
de. mieux défendre cette Eglise dont 
‘nous. sommes et voulons rester les 
‘eñifant$”. La conviction et l'éloquence 
| que le Dr -Desrosiers sait. toujours 
‘allier à la profondeur doctrinale de 
1 ses -exposés ont vivement interessé 
tous et chacun des membrés du Cer- 
‘cle. M. le Président remercia com- 
meë il convenait, le: Dr Desrosiers de 
la:réponse solide qu'il venait d’ap- 
porter à la question posée par un des 
membres! . 

Comme. il y avait ‘dans: “La “boîte 
aux questions” une'question au sujet 
des Croisades, M. le président en fait 
la- lecture immédiatement: ‘car dit-il 
Ê question qui tombe ‘tout ‘juste 


dans . le sujet, semble apporter ‘une 
Pine Fee ‘contre: YEglise. amie 


I 
pl 
fl 
Fille, enfant de M. et Mme Olivier | 
Thibault de Donnelly. | 


2 


de la Paix et ennemie de la Guerre.” 
Voici la question ou l’objection telle . 
que posée: “L'Eglise a toujours pré- 
ché contre la guerre nous affirme-t-on 
avec.conviction! Cependant, nous vo- 
yons que la première Croisade fut pré- 
chée par Pierre l’Hermite et décidée 

au Concile de Clermont en 1095— 
la deuxième, le fut par Saint-Ber- 
nard alors que les deux dernières fu- 
veñt conduites par St-Louis, roi de 
France. Les croisés avaient pour cri de 
ralliement “Dieu le veut.” et portaient 
une Croix sur leur armure. Quel était 
donc le but des chevaliers de Malte: 
ordre religieux et -militaire produit 
var les Croisades?.De celui des Tem- 
oliers, un autre .ordre religieux et 
militaire fondé en 1118?” 

.Le Dr Desrosiers donne ‘plusieurs 
réponses très intéressantes et ins- 
tructives. Le R. P. Gobeil, O.M.I. a- 
joute qu’il y a dans cette auestion un . 
voint d'histoire qu'il faut replacer 
vour. le bien’ jugé dans le temps où 
les Croisades se sont organisées. Au- 
tres temps! Autres moeurs! Au mo- 
ven âge, il y-avait la chrétienté aui 
reposait sur la subordinsetion de l'E- : 
at, à l'Eglise et sur là foi la olus pro- ‘ 
fonde de la part des chrétiens. L'E- : 
glise y est comme l'âme de la société 
civile et présidait par sa doctrine et 
son culte à tous les actes de la vie. 
sociale. C'est pourquoi d’une part les, 
Turcs ayant envahi les lieux saints: 
et y commettant toutes les abomina- 
tions. il fallait reprendre le tombeau 
du Christ, il n’y avait point de plus 
grande justice et de guerre plus sain- 
te Par ailleurs. au point de vue so- 
ciale et protection nationale elle-mê- 
me, il fallait se défendre contre le | 
Turc qui: était déjà aux portes sal 
l'Europe et qui la -menaçait de des- 
truction. C'est ‘pourquoi St-Bernard | 
prêche la pénitence ‘pour le succès des | 
Croisades levées dans les buts de lé-, 
gitime défense et du. tombeau du 
Christ .et de l'Europe. ‘Quoiqu'il en: 
soit dit encore — le. R. P, Directeur; 
il reste a développer plus complète- 
ment si les Croisades étaient réelle-.|. 
ment justifiées et si on combattait 
seulement dans le: but d'acquérir plus 

[de territoire, etc. -—, Ce de mérite 
(ste traité plus à ‘fond. 
: :‘CORR:: 


la paroisse naissante l'amour de cha- Chronique dé 


siens une surprise. Dès huit heures, la 


nait aux artistes du Cercle Dramati- 
que de Falher, qui voulurent bien 


sort et gagné par M. J. B. Béland. 


| présentations. 


274 


A QUI DE DROIT 


DONNELLY 


Un ami de Chauvin. 


MERCI 


Quoique seulement trois mois ‘se 


Dimanche le 17 février 1935. Di- |soient écoulés depuis l'ouverture de 
hanche ‘soir réservait aux parois- fe pharmacie, c'est avec une vive re-. 

connaissance que 'je.tiens à remercier 
é. Unitous mes. compatriotes Canadiens-. 


nous est dû: 
Un joli coussin ‘est ‘ensuite tiré au 


…59c 
EE = 


SCUTT 


Toute personne 
fautes d'orthograp 
ci-haut recevra un 


berta, plus qu'en ‘aucune : autté “pro- 
Le tout terminé, M. le. Curé re- ‘vince, les Canadiens-Français'se sou- 
‘|mercis sincèrement aù nom dé tous, !tiennent et s’entraident. C’est par une . 
les artistes de:cette belle : Soirée- qui | force d'union comme celle-ci que nous, 
Ps surent si bien charmer Jeur audience, du groupe minoritaire, pourrons faire 
.. Jet cela au profit de os oeuvres" pa- respecter nos droits et’ obtenir cæ qui 
“.Jroissiales. * CURE EC] | 


En commençant ‘ce. dédie tri- 
mestre, je me fais.un devoir de met- : 
On quitte la:salle -avec'le: désir* "y tre à votre -entière disposition toutes 
revenir souvent assister à de telles. re- Tes ressources’ que les études et l'ex- 
| Er + périence de-ma profession m'ônt don- 
| * Un succulent goûter ‘est servi, ‘dans nées, Que ce soit une urgence médi- 
le refectoire du ‘pensiénnat,: par ‘les {cale ou une nécessité courante, vous . . 
Dames de Ste Anne, aux distingués |me trouverez toujours prêt à vous ser- : : 
visiteurs et artistes, qui nous ont é-|vir pour votre. plus grand bien et, 
gayés avec tant de grâce au cours de dans votre propre intérêt avant toùt. 


qui.me fera parvenir une liste des cinq 
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faut faire est de remplir le Coupon ci-dessous et de lé UE 


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Voici la liste des cine fautes: d'orthographe: 


DEXTR AS 


- Edmonton. 


ne 


27 FEVRIER 1935 : : 


RS 


COIN DES AVANT GARDES 


Mc LENNAN 


| Ecole Guy. 

Thermomètre et baromètre scolaire. 
(septembre à février exclusivement) 

En étude comme en toute chose il 
y à pessimisme et optimisme. Dé- 
fions-nous de M.“ Tant Pis” et de M. 
“Tant Mieux”. L'un fait décourage- 
ment et l’autre relâchement. Plutôt 
écoutons la voix qui dit: “Sois cou- 
rageux, ne perds pas le temps con- 
sacré à l'étude, une minute perdue 
n'est jamais retrouvée.” 

Aussi bien semble-t-il nécessaire 
qu’à une certaine époque de l'entrai- 
nement scolaire des rapports soient 
octroyés aux élèves, laissant perce- 
voir clairement que pour plusieurs le 
thermomètre se tient à une féconde 
chaleur, mais que pour d’autres peut- 
être il est à une température indiffé- 
rente et :plus basse. Persévérance aux 
uns et courage aux autres. 

Mentionnons ici ceux qui dans cha- 
que grade..ont mérité depuis septem- 
bre, leur excellence générale: 

3 FRANCAIS 

Grades: X: E. et J. Dufresne; IX C. 
Bisson; VIII: Mariette Lessard; VII: 
Yolande Bisson; VI: Bertha Guindon, 
Yvette Larose, Ermal Hagan; V: Ma- 


‘1y Carley; IV: Margaret Carley, Syl- 


viane Côté; III: Alice Larose, Fer- 
nande Côté; Il: Marie Laberge, F10- 
rina Ethier; Il: Yvonne Larose, Rosa 
Lessard, Thérèse. Dubrule, Geneviève 
Côté; I: Tina Wingerd, Rolande La- 
berge, Wüilfrid Lafleur. 

ANGLAIS 


| 
| 


Grades:X: Ermal Hagan, Mariette. 


Lessard, Jeanne Dufresne; IX: Clau- 
de HBisson, Eva Dufresne, Bertha 
Guindon, Mary Carley; VIII: Yvette 
Larose; ‘VI: Margaret Carley: IV: 
Sylviane Côté,. Alice Larose, Marie 
Laberge: IIL: Fernande Côté: II: 
Louise Engels, Pat Carley, Marguerite 
Dubrule, Elizabeth Gladu, Ida Ey- 


meard:; I: Margaret CcCaulay, Elisa ! 


Eymard, Joe Engels. 
“Petite Laurentienne.” 


4 


EXCURSIONS 


À PRIX D'AUBAINES POUR 


L'EST DU 
CANADA 


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:'tures CFGIRAIES seu- 
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Privilège d arrêts à Port Arthur 
Armstrong et à l'Est. 
Renseignements complets rela- 
tifs au prix, réservations, heures 


des trains, etc. de notre argent 
local. 


CANADIEN 
Ne D TOTERE 


W-111-35 


| 


Cercle de lAnge- Gardien 


Comme d'habitude notre assemblée i 


s’est ouverte par la prière aux Saints 
Anges, puis nous avons fait une neu- 
vaine à Notre-Dame de Lourdes, sup- 
pliant Sainte Bernadette de présen- 
ter notre requête à notre bonne Mè- 
re du Ciel, pour solliciter (si c'est la 
volonté du bon Dieu) la guérison de 
notre petit compagnon, Paul-Emile 
Hotte. 


Ensuite les minutes ont été lues et 
acceptées. Puis la pratique pour la 
semaine suivante, a été choisie, pro- 
posée et acceptée. 


Elle consiste à obéir du premier 
coup. Pour nous aider, chaque jour 
avant la fin de la classe, la Prési- 
dente passera une boîte pour recueil- 


lir les petits papiers sur lesquels sera 


écrit le nombre des victoires rempor- 
tées, 


. Le total sera fait à notre prochaine 
réunion. Le but de ces petits sacri- 
fices est le même que celui de la neu- 
vaine. 


Alcide Hotte, Gérard Thomas, Mar- 
cel Verrier, Irène Richard, Henriette, 
Dargis, Jacqueline Vallée se sont mis 
à contribution pour faire plaisir 
leurs petits compagnons. 


De bons éclats de rire, comme l'on 
sait rire à cet âge, ont été provoqués 
par l'histoire de Marie Richard. 

L'heure de l’Avant-Garde se passe 
vite dans de telles conditions et cha- 


cun promet bien d’avoir quelque cho- . 


Prixd’'Aubaineavec 
plus de privilèges 


L Es du GANADA 
ou de "16 MARS 


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VOITURES: ORDINAIRES 
FOURISTESE POREORS 
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billet. 


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des trains, prix de passage, etc. 
Voyez notre représentant local. 


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PRENEZ la résolution  d’économiser 


$50, $100, $500 ou $1000 en trois mois, six 


mois ou un an. Ce but fixé, ne le perdez 


jamais de vue. Persévérez, malgré les dif- 


 ficultés du début. Vous l’atteindrez. Vous 


.le. dépasserez. Ouvrez un compte d’épar- 


gne à la 


Banque Canadienne Nationale 


Actif, plus de 8126, 000, 000 


553 BUREAUX AU CANADA 


‘Buccursale à Edmonton. 


FE BRODEUR, gérant 


l'tendons la fin. 


|| Arthur. 


BONNY VILLE . 
CERCLE NOTRE-DAME DES 
VICTOIRES 


Après avoir. fait la prière d'usage, 
il fut décidé de chanter d'abord un 
!chant patriotique, puis quelques chan- 
sons prises dans l'Oiseau Bleu. En- 
;suite notre Directrice nous donna une 
longue liste d'expressions défectueu- 
ses que nous employons trop souvent. 
[En voici quelques unes: Viens pas me 
‘bâdrer; il s’est enfargé: Je taraud de 
la bolt; barre la porte: une porte de 
l'sereen: etc. Presque tous connais- , 
1 sent la bonne manière de dire un bon‘ 
nombre de ces phrases. Il ne tient 
donc qu'à nous de nous en servir cor- 
'rectement désormais et chacun se 
ichargea du droit et qu devoir d’aver- 
tir son voisin négligeant qui oserait 
encore employer ces expressions in- 
{correctes. Après une demi-heure très 
intéressante, notre Directrice nous 
[ut une très jolie histoire sur Made- 
leine de Verchères. 

L'assemblée se termina par la priè- 
Fil 


Oo 


MORINVILLE 


| CERCLE STE-THERESE DE 
L’ENFANT-JESUS 


Notre réunion s'est ouverte par la 
‘prière habituelle et un cantique à 
‘Ste Thérèse. Sur la demande de Léo 
: Lirette qui a présidé, les minutes ont 
été lues et acceptées. 

Plusieurs idées ont été données 
quand il était question de choisir la 
pratique de la semaine. Tous ont été 
en faveur de mortifier leur curiosité 
en passant près du bureau de la mai- 
tresse. 


ï Ensuit i i i 
se de nouveau pour la prochaine fois. nsuite noire directrice nous à fait 


Notre réunion s’est terminée par la 
prière habituelle et chaque petite poi- 
trine à fait vibrer l'amour de son : 
pays dans le chant “O Canade”. 


une exhortation à la charité entre 
nous, aussi bien dans la cour que dans 
.l'école. Tous se sont montrés d'avis 
jet pour ceux qui s’oublieront sur ce 
point, une pénitence sera imposée. 
Par ce moyen, nous espérons nous 
Corriger de nos..petits manquements 
à l'égard de nos camarades. 

Comme sujet de la prochaine ré- 
union, les petits avant-gardistes ont 
demandé la lecture de l'histoire de 
Jacques Cartier. 

Notre premier capitaine, Arthur 
Boisvert, étant absent, .Cécile Dargis 
a été nommée pour le remplacer. Le 
débat er orthographe donna des ré- 
sultats égaux pour les deux côtés. 

‘|: Ensuite notre réunion s'est traine - 
:par le chant patriotique “O Canada”. 


— 250 > , 
AVANT-GARDE DU JUNIORAT 
; SAINT-JEAN. 


Le 17 février, les élèves des cercles 
‘Routhier et Langevin donnaient un 
‘intéressant débat qui avait pour. su- 
rjet le thème suivant: Qui à fait plus 
pour le Canada, han ou 1 Mei- . 
‘Sonneuve? Fe 


LL 
\ 
4 


L Les RR. PP. Professeurs y :assis-.. 


taient. ainsi que deux membres de 


l'A CJ C, MM. G. Diamond et P. 


Brochy. : 
.M. le Président souhaita d'abord Ja 


bienvenue : aux visiteurs, remercia le. 


R. P. Supérieur et MM. Diamond et 
Brochu d’avoir bien voulu accepter 
d’être juges et fit connaître les ora- 
teurs et leur parti respectif. 

Et la lutte commence. M. Henri 
Van-Brabant est déjà debout, ner- 
veux, il parle vite, il re-reparle par- 
fois, enfin il nous donne un aperçu 
général de la vie de M. de Champlain. 

M. René Bisson, son adversaire, se 
FRSE plus philosophe — disent les 
malins — il débute par un clair ex- 
posé de son parti; puis, il veut ab- 
isolument nous convaincre que M. de 
‘ Maisonneuve à fait plus au Canada 


: que M. de Champlain, et cela au point 


de vue de sauve-garde et de colonisa- 
tion. 

Mais M. de Champlain lui a été 
supérieur au point de vue religieux, 
reprend M. A. Bouchard, d’une voix 
grave et posée. L'orateur est convain- 
cu qu'on ne peut être plus zélé pour 
la gloire de Dieu que ne le fut le 
fondateur de Québec. Pourquoi n'’es- 
saie-t-il pas de convaincre ses adver- 
saires? 

Voyez comme M. Noé Bossé sait 
mieux argumenter:; à l'entendre on 
croirait facilement que M. de Mai- 
sonneuve à fait beaucoup plus que 
Champlain pour une civilisation ca- 
tholique et française. Bravo! Noé. 

Si M. R. Tremblay ne sait pas a- 
mener les beaux faits d'histoire qu'il 
a trouvés, il est certain que les juges 
vous donneront la victoire. Mais at- 
11 est midi … l’ange- 
lus sonne. peu importe. la soupe 
n'en sera qu'un peu plus froide et 
c'est tout. M. Rosaire tourne ses pa- 
lges: il rappelle les @écouvertes de M. 
de Champlain, ses travaux de colo- 
nisation, ses alliances nécessaires avec 
: les’ nations sauvages, ets, etc. 
| Mais M. Laurent Richard n'a pas 
encore parlé, il est sixième et dernier 
orateur. Que va-t-il nous dire? Sans 
doute que M. de Maisonneuve, a 
mieux protégé le Canada contre ses 
ennemis et que c'est grâce à lui s’il est 
en partie français et catholique? Oui, 
c'est absolument ça qu'il dit... 

je devine juste! 

Maintenant quatre minutes de ré- 
plique et ‘le débat est terminé. MM. 
les juges n'ont plus qu'à délibérer 
et à rendre le verdict. C'est ce qu'ils 
font en peu Ge temps. Puis le R. P. 
Supérieur s’avance et proclame le 
cercle Langevin vainqueur de la jou- 
te. Vifs applaudissements. Le KR. P. 
félicite ceux qui ont pris part à ce 
débat et en souligne tout l'intérêt et 
les avantages. Merci, R. Père. 

Un dernier mot: les membres de 
l’'Avant-Garde Routhier me soufflent 
la l'oreille de saluer les absents: Donc 
bonne chance, sure et bonne santé, 


G. Levesque, sec. 


comme 


LA one 


: DONNELLY 


AVANT-GARDE BELHUMEUR 


Enfin, c'est jeudi à trois heures: 
c'est l'Avant-Garde; mais les regards 


sont anxieux. En effet, nous atten- 
dons M. le Curé et Mère Provinciale 
à notre séance... les voilà … 


La prière d'usage récitée et le geste 


de fierté nationale accompli, nous en-1ise promettant ‘bien d'échauder leur mieux. Consolation: 
à Mè- {terribles 


tonnons le cantique “O Marie, 
re chérie”, lequel est suivi de la lec- 
ture des minutes. Sur l'invitation de 


‘M. le Président, M. Bernard Boulet | Club Dollard 


suggère aux membres de faire dire 
une messe pour le prompt rétablisse- 
ment de Mlle Régine Fillion, présen- 
tement à l'Hôpital de McLennan, où 
elle a, ces jours derniers, subi une 
opération. 


Puis vient le numéro de surprise. 
Cette fois, nous n'avons pas à nous 
poser la question “par qui”? puisque | 
nous savons que M. le Curé à accepté 
de nous donner une conférence; seu- 
lement, nous ignorons le sujet. mn 
n'est pas notre joie d'entendre men- | 
tionner “Lourdes”. Notre digne Aumo- ! 
nier nous donne d'abord l'historique : 
du nom Lourdes. la situation géo-, 
graphique de ce lieu rendu célèbre, 
par les apparitions de la Vierge Im- : 
maculée à Ste Bernadette Soubirous: 
puis le conférencier continue a nous 
parler de la Voyante elle-même, sa 
vie simple, sa mort édifiante, sa ca- | 
nonisation par l'Eglise, Ce fut un beau, 
intéressant et instructif numéro que 
celui-ci; nous en retirons de fortes 
leçons de vertus: obéissance, foi, hu- 
milité. M. le Président remercie M. 
le Curé pour cette conférence si ap- 
préciée, laquelle est suivie du chant: 
“Les conseils du vieux moulin.” 


Et maintenant nous avons hâte de 
prendre contact avec les pamphlets et 
tracts reçus’ dernièrement du bureau 
central de l'A C J C de Montréal. 
L'extrait suivant nous intéresse par- 
ticulièrement: “Qualités que doivent 
nosséder les membres du bureau chef 
et les officiers d’un cercle”. Si le con- 
seil général et local sont bien choi- 
sis, le succès de l'Association est as- 
suré. Pour ce qui concerne l'Avant- 
Garde Belhumeur nous sommes bien- 
tôt rassurés, car Soeur Directrice se 
dit fière du travail et de la coopé- 
ration généreuse des exécutifs en par-. 


“ticulier de notre président général. 


.Vient ensuite le temps des discus- 
sions et propositions. I faut dire que 
plusieurs ont recueilli de bonnes idées 
sur des feuillets mis à notre disposition 
‘et nous en font bénéficier. Les mots 
d'encouragement de M. le Curé et de 
Mère Provinciale sont au point et. 
entendus avec reconnaissance. 


L'ajourmement de la réunion étant 
proposé il faut songer. à nous sé“| 
“parer. La prière et le chant “O Ca- 
nada” vient donc clore l'assemblée. 

Cécile HUE 
u ——— 00 0-——— 


4 AVANT- GARDE DE FALHER 


La joie rayonne sur toutes les fi- 
gures! C’est que voyez-vous, les mem- 
bres du Cercle Sainte-Croix se réu- 
.nissent pour une autre assemblée d’A- 
Garde. Ils sont honorés de la pré- 
sence de la chère Soeur Supérieure, 
de Mille Blanche Aubin et de Mle 
Laurence Roy. 


M. Marcel Blair, notre président, 
souhaite la plus cordiale bienvenue 
aux dignes visiteuses. Le. chant de 
l'Avant-Garde est exécuté avec en- 
train. Le lecture des minutes faite par 
Mlle Elza, Verstraete, secrétaire, est 
adoptée sur la demande des membres 
actifs. 


Parmi les propositions celle-ci mé- 
rite tout particulièrement notre at- 
tention. “Qu’à chaque réunion d’A.- 
Garde, un membre soit choisi pour 
donner une leçon d'histoire canadien- 
ne.” Il est certain que tous et chacun 
l'ont adoptée dans leur coeur car la 
physionomie trahissait la joie. 


a ———_]—— ——_———_ ——————— 2e re mm 


Voilà louverture du programme. 
MM. Camille Moulun et Donat Lemi- 
re donnent un intéressant compte- 
rendu de la vie de Robert Giffard, 
après quoi, M. Robert Gamache ré- 
cite “L'oiseau d'or”. Nous souhaitons 


nement comparé à l'oiseau d'or. Voici 
un numéro actif: “Une joute de ver- 
bes”!!..... Honneur au camp de Mlle 
Alice Ethier qui remporte la palme 
de la victoire. Mlle Alice Ethier parle 
de Pierre Le Moyne d'Iberville. Mille 
nous: convainc de la vaillance de ce 
chef français. La classe rend bien le, 
chant “Montez toujours”: S'il y a au- 
tant: de conviction dans les coeurs : 
que dans les voix il se prépare de vail- 
lants défenseurs de notre belle langue. 
française, Puisse-t-il en être ainsi! 


Au tour de Mlle Diane Villeneuve 


‘de nous intéresser par un bref dis- 


cours sur la nécessité du catéchisme. 


Félicitations à notre jeune orateur. 
Mle Henriette Martel n’est pas élo- 
quente quand elle nous parle de “la 
fierté que noùs devons éprouver en 
parlant notre belle langue françai- 
se” Mlle Berthe. Constantin nous as- 


‘sure de la nécessité des concours de 
|français par la lecture de sa bonne 


composition. 


M. François Dusseault déclame “le 
secret de la confession.” Tous sont é- 
mus au récit du courageux martyr. 


M. le président demande à Soeur 
Supérieure d'adresser la parole. Ses 
encouragements fortifient nos ef- |, 
forts à réaliser. ce que l'Eglise et la 
patrie attendent de nous. “Fidélité, 
malgré tout.” 2. | 

L'ajournement de l'assemblée est 


demandé. puis. notre beau chant .na- 
[tional SIoture cette réunion. 


| phants”. 


TIRE ARRET MR TOURS ROMA EI PA APT PS PRET 


CAES 


ED met 8 PL tre RTS nee 


PAGE 5 


| Avapt-Garde St-Toachin | LAC ” CALDER 
LA BICHE. AVANT-GARDE DE 
_Noûs voilà déjà arrivés à notre as- 


semblée générale! Cette fois, la salle 
paroissiale est témoin de nos chants, é 
de nos ‘rires, de nos jeux, ‘et même ce invités à une partie de cartes au 
notre bataille de verbes! profit de l'église, donnée par M. L. 


Mais auparavant, la prière, la lec- Morin. L'assistance assez nombreuse : 
ture des minutes. 
navire”,—tout nous donne de l'entrain 
tellement que c’est le 7e grade qui 
gagne. Bravo. Nous voyons donc le 8e 
grade descendre un peu honteux, mais! Pour les dames: 


Dimanche dernier nous étions . 


‘furent pour le bridge: 
Mlle Annette Le- 
a ; Mme Docteur 
adversaires à la prochaine|a ot. M. a € 
LE myot. Macagno gagna le pre- 
Non en singeant les “Artistes” ‘du reçut le prix de consolation. 
le cercle Madeleine 
de Verchères nous chante “Les Elé- ! 
,premier par Mme M. Perron et celui 


Maintenant, Françoise Brodeur qui. de consolation par Mile D. Brady. 
a fait la meilleure composition sur Pour les hommes ce fut M. Edgar 
Mme de.Champlain est invitée de Richard qui gagna le premier et M.! 
nous Ja lire. Je parie que plusieurs. J. 
même du 8e grade, ne connaissaient 
que bien peu de détails sur cette hé- 


Lion. Il y 


SAINT-EDMOND 


TER 


om en 


La première assemblée des Avant- 
Gardistes de St-Edmond eut lieu jeu- 


“Il était un petit | joua avec entrain le bridge, le whist di le 21 février. Elle s'ouvrit par une 
jet le euchre. Les heureux gagnants prière et un cantique au St-Esprit. 
premier prix, | ADÉES la lecture des minutes la di- 


lrectrice nous rappela ce que nous au- 


irons à faire pour être de véritables 
mier prix des hommes et M. Coutenay : Avant-Gardistes et nous invita à 


mettre à la recherche de gravures, de 


Les prix du whist furent gagnés: le livres, de déclamations, etc., qui pour- 


raient nous éclairer sur les coutumes, 
la vie de foi, le patriotisme de nos 
aieux. Une causerie intéressante sur 
; Jacques Cartier remplit les quelques 


-A. Biollo reçut celui de consala- ‘ minutes qui restaient et cela terminé 
avait un petit bocal rempli !l'ajournement fut proposé. Une priè- 


roine. Merci, Françoise, tu nous as de fèves que chacun avait le loisirire suivie de l'hymne national termina 


bien intéressés. | d'examiner afin de déviner quel en 


Que dire du cercle Pierre Boucher? était le nombre. Un seul a deviné } 
Een ne ie donne-t-il pas le goût: juste et ce fut M. Rodolphe Sampié- 

e manger des crêpes que nous sen- tro. Il 
tons depuis quelques instants en nous tre . DO ES ne cn Pot 
chantant “Les Crêpes” de Larrieu. DÉS CHACUN “DUE -APhrÉCIEr. le: bon) 
‘réveillon qui fut servi et nous nous | 


Voici que M. le Président d'un air 
imposant et d'un ton solennel noie retirâmes satisfaits en se disant: A| 
engage fortement à continuer de par-;la Prochaine! 

‘ler français à Ia maison. Tous, les | Lundi eût lieu l'élection d’un com- 


grands comme les petits, doivent s'en 
faire un devoir. 11 nous propose en_ missaire d'école en remplacement de. 


suite un concours de “Devinettes His_| M. Watson sortant de charge. el 
toriques”". Celui ou celle qui conser- | candidats furent sur les rangs: 

vera le plus de points sur les trois 

séries du concours gagnera 50 sous. | 
À l'oeuvre donc, et bonne chance! 


La proposition &e Mlle Lucille Thi- 


la réunion. 


Gertrude St-Jean, sec. 


Les prix du marché 


——— 


Prix à Edmonton. 


“[rèse Vallée, notre présidente, était l'a | 


bault est passée à l'unanimité, et de- 


puis quelques jours nous voyons une ! léjouissent car ils espèrent que celui | 


M! No 1 Nord 
| Jex et M. Josaphat Durocher. Le vote ! No 2 Nord 
fut pris. M. Jex en eût 40 et M. Du- No 3 Nord 
rocher 87. Tous ceux qui ont à a No 4 Nord 
la bonne administration de l'école s'en! No 5 Nord 

No 6 Nord 
où | qu'ils ont favorisé de leur vote se mon-|  Fourrage 


boite étiquetée “Plan Lemoyne”, 
nous déposerons nos sous. 


trera à la hauteur des obligations 


Sur la proposition de Mile Violette | au ‘ a contractées. Uni aux deux au- | Avoine— 
d’Appolonia une autre boîte de sous,|tres canadiens nous espérons qu'ils 


causera une agréable surprise aux 
pauvres petits pauvres, 

Voici le plus intéressant! Pour quel- 
ques-uns du moins! 

L'assemblée terminée le bon Père 
Boucher et M. L. Belhumeur suivis 
des grades 6, 7, 8, passent à la petite 
salle du fond. Pourquoi tout ce brou- 
haha? 

Mais ne savez-vous pas que Miles 
L. Thibault, Rollande Morin, Exélina 
Morin; MM. René Boileau, Roger Ga- 
riépy font des crêpes? … Oui, oui des 
bonnes crêpes canadiennes. Hum! 
c'est bon. “Ca descend tout seul les: 
crêpes”. | 

Vive les membres de l'Exécutif Gé- 
néral! Ils savent si bien nous faire 
plaisir. 


Roiïlande Morin, sec.-gén. 

= ——— 200 ———— 
COUVENT DE 

L'ASSOMPTION 


La soirée du 14 février fut des plus 
joyeuses pour les Avant-Gardistes..du 
pensionnat de l'Assomption. Une pat- 
tie:de dés (bunco) dont Mlle Thé- 


me, avait pour but de réunir maîtres- 
ses et “élèves et de nous procurer quel- 
ques heüres de délassement bien mé- 
rité. 

Est-il possible d'empêcher l'ambi- 
tion de gagner les joueurs? Et que 
dire de l’entrain quand de beaux prix 
sont là, étalés tout exprès pour vous 
tenter? ; 

Révérende Soeur. oh! j'allais di- 
re le nom, quelle indiscrétion! et Mile 
Flora Côté furent les heureuses ga- 
gnantes, nos félicitations. 

Le goûter marqué à la Saint-Va- 
lentin, ne fut pas un nyméro , 
gné, aussi n'est-ce qu’à une heure as-| 
sez avancée, pour qui doit faire face 
à une déduction d'Euclide, que nous 
lregagnions nos lits. 

Reconnaissant merci aux bonnes 
maitresses qui ont eu la condescen- 
dance de se mêler à nos jeux, et fé- 
[icitations sincères à notre organisa- 
Itrice qui se dévoue sans compter pour 
lamuser ses compagnes. 
| Thérèse Beauchemin. 

00 


COLLEGE DES JESUITES 


CERCLE GRANDIN DE L’A C F A 
Rapport de la séance du 18 février. 

Le président commença par féli- 
citer les membres du nouveau “co- 
mité de vigilance,” qui fait des rap- 
ports réguliers sur le parler français 
entre acéjistes. Il prédit même que ce 
comité pourra étendre ses limites 
bientôt, et travailler auprès de tous | 
les élèves. C'est bien là l'idéal vers 


pouvoir tous goûter ce bonheur si fi-Jlequel doit tendre une association 


comme la nôtre. 

On entendit ensuite trois distingués 
orateurs qui prennent part au con- 
cours d'éloquence organisé entre les | 
acéjistes du collège: Hudson Delisle, 
Louis Rostaing et Melvin McKenzie. 
Is furent chaleureusement applau- | 
‘dies, après un succès évident. Edmond | 
Mathieu nous lut sa chronique. On ne 
Isait si notre digne confrère lit tous | 
Le journaux, mais vraiment toutes les 
Inüüvelles y étaient, jusqu'au procès | 
‘de. ‘Flémington. ; | 

-Venait enfin la substantielle confé- | 
reñce dé "Michel Dubuc sur Louis Ri- ; 
el: travail complet, indiquant les. -0ri- | 
gines des: luttes, les dates et les évè- : 


|nements importants de cette époque. 


Tous ont trouvé sa conférence très | 
intéressante. On remarque qu’il se ba- | 
sait! su des documents de témoins : 


oculaires. I s'est servi entre autres, | | 


des-mémoires de son grand-père, qui 
avait cônnu Riel personnellement. Les 
circon$tarices favorisèrent à merveille : 
üné petite causerie qui suivit, et dans 
laquelle chacun nous fit part des a-! 
necdotes et souvenirs qu’il connaissait 
concernant cette histoire. 

‘Nestor Therrien remercia le confé- 
rencier.et Emile Behiels fit remar- È 
quer avec humour les fautes de fran- 


çais échappées aux membres. 

Nous attendons avec intérêt la pro- 
chaine réunion qui sera presque en-| 
tièrement ‘consacrée au concours oc 
ratoire. : 

: Gérard Bourbeau, 

‘ Assistant-Secrétaire. 


donneront justice à tous en ne S$a- 
crifiant aucun des intérêts qui nous 
sont chers en tant que canadiens- 
français et catholiques. 


rale et bruyante dans la salle du Club 
des Jeunes, qu'ils mirent à 
sition du nouveau commissaire. 


le soir, il y eût réjouissance géné- 
la dispo- 


—Corr. 


CLUB DOLLARD 


“JUSQU'AU BOUT” 


Les jeunes du Club Dollarä ne man- 
quent pas d'amis, et quand on a des Taures moyennes 
amis c'est qu'on est aimable. JI1 va Bouvillons de choix. 
sans dire que ça fait toujours plai-! ‘ Bouvillons moyens : 
sir. de recevoir des amis. Ce plaisir là : Vaches de choix … 
nous nous le sommes octroyé diman- Vaches moyennes 


Bétail— 


Taures de choix . 


che après-midi le 24. |. Taureau 

Le comité d’administration.de Ja; Agneaux: de hote. : 525 à 576 
patinoite avait fait grand frais d'hui- | ‘ ":: moyen: 8.50 à 500 : 
le de bras pour nettoyer et réparer ! ; Moutons d'un an’. _2:00' & ‘3.50 
la glace. Ca valait bien la peine de|  Brebis 1.50 à 250 
se.metire en frafs pour recevoir un! Veaux de:choix . 450 "à 525 
groupe de jeunes’ ‘Canadiens bien gais | ‘ Commun à “moyen .……. 8.00 à 4.00 


et pleins d'entrain qui semblaient bien 
heureux de venir raviver avec nous 
leur, patriotisme et oublier un peu les 
années qui les gagnent. Je ne veux 


‘Porc de Bacon 


Bceufs d’engrais— 


|: 
pas dire par là que notre Club res- | Choix 2,75 à 3.25 
semblait à un hospice de vieillards, ! Moyens 1.50 à 2.60 
loin de là, car les Nadon,, les por- | 0. 
cade, les Belhumeur, les Gaucher, 1e Crème— 
Blackburn, les Côtés et les autres n'a : Spécial .......... .... 15 
vaient de vieux que leur balai qui leur No 1 19 
a servi de gouret. | No 2 10 


Il s'est déployé chez nos Visiteurs | 
tellement d'’entrain et de jeunesse : 


- V 
contagieuse que nous avons regretté: : Ceufs- Variations quotidiennes. 


pour un moment que l'honneur de! Grade A ........... 21 
les recevoir comme amis ne se chan-1 BB... … 19 
Îge pas en honneur de les recevoir, 17 


comme mernbres de notre Club. - 
On ne sait jamais ce que “plutaràa” Ecurre— 
sera, mais en attendant nous espé- : 


À No 1, en boîte .......... .. …. 27% 
rons Jes revoir encore avec leurs É 
Hens-balsis : Enveloppé, No 1 ...…..... 27 
Des !  Enveloppé, No 2 26 
Michel Dubue, sec. Î  Enveloppé, No 3 25 : 


QUALITE DIGNE DES HOTES ! 
ECONOMIE DOMESTIQUE ! 
ET AVEC CELA FORTIFIE 


Vins assez fins pour votre hôte le plus distin- 
gué et cependant assez économique pour l'u- 
sage régulier de la famille... Vous ne sauriez : 
trouver de par le monde une combinaison com- 
parable à HERMIT PORT ou à HERMIT' 
SHERRY.. Ces vins vous apportent le royal 
produit des meilleurs vignobles canadiens... 
Vins enrichis des éléments de notre sol et des 
soixante années d'expérience de la maison 
BRIGHT : : et Chaque goutte doublement dé- 
licieuse parce;.que FORTIFIEE avec de. 
l’eau-de-vie pute. 


BOUTEILLE de: 26 oz 
BOUTEILLE de 40 oz 


-Pas insérée par le Buïeau de: Contrôle des. pu queuts" Fe, 
ni i par le gouvernement dela province: ‘de’ T'Alberta, BASE 


. Cette annonce. est 
de nie 


era mseisi 


eee En 


DES ride 


.-dresser à l'Etat et de lui demander des secours. 


-baÿs abitibiens, québecois et ontarien. 


2 20 na à A AE EEE SE SRE 


af 


D ee Le 4) 


Notes Agricoles î 


Dm out ont ment Loue onu net mm Lomé à 


CEUX QUI VEULENT me 
LES TRAVAILLEURS | 


On rencontre foule de gens qui prétendent que l'Etat est 
obligé de les faire vivre. D’autres sont d’opiniôn que, pour réus- 
sir ‘dans la vie, il faut commencer pas s’aider soi-même. 

C'est exactement ce que pense M,.Alyre Boutin, parti autre- 


VD mn 


Grâce à l’absence de restric- 
tions sur le marché du KRoyau- 
me-Uni, les exportations cana- 
diennes de bacon ont augmen- 
té de 52 pour cent en 1934 sur 
celles de 1933, tandis que les ex- 
portations danoiïses, qui sont ré- 
glées par un contingentement 
ont diminué de 2? pour cent de- 
puis 1933. 


fois de Lambton, maintenant à Val Gagné, en Abitibi ontarien, 
depuis 12 ou 13 ans. 


Arrivé avec quelques centaines de piastres, il achetait au 
temps où les terres étaient à leur plus haut prix, une ferme qu'il 
paya $5000; et, il n’avait que des jeunes enfants. 

Ne comptant que sur son travail, il se mit à la besogne com- 
me un homme intelligent qui veut réussir. 


— 


En 1934 les ventes de boeuf 
marqué au Canada se sont chif- 
frées au total par 39,575,754 lLi- 
vres, soit une augmentation de 
8,893,145 livres sur celles de 
1933. 


T1 peut être fier de son succès. 


Le voyageur qui visite sa ferme s'aperçoit qu’elle est divisée 
pour faciliter la culture d'après une rotation bien établie. Les 
bâtiments de ferme sont bons. Ils établent 10 vaches à lait, des 
tauraïilles, trois chevaux; dans la bergerie, on trouve un lot de 
moutons, et, la porcherie abrite plusieurs porcs. Dans le pou- 
laïller, les poules pondent comme en été. La ferme est munie de 
tous les instruments aratoires nécessaires, y compris un moulin 
à battre. 


Le comumerce des machines 
de ferme en Argentine est con- 
trôlé principalement par le . 
nada et les Etats-Unis; les 


moissonneuses - batteuses, les 

Quand M. Boutin acheta cette ferme, une faible étendue |semoirs. en lignes, les , Charrues | 

était en culture. Aujourd’hui, 80 acres sont en bonne culture, et|à siège, les bineuses à maïs et 

une vingtaine d'acres sont en pacage. les plantoirs de fabrication ca- 

nadienne sont bien connus là- 
bas. 


A pratique la culture mixte à base d'industrie laitière. Il 
vènd le lait de son troupeau à la beurrerie, au village, et à la 
compagnie du chemin de fer. 


au Canada 
nombre de 
diminution 


Les porcs classés 
en 1934 étaient au 
3,038,155, soit une 
de 134,331 sur 1933. 


M. Boutin a battu 1200 minots de grains, et après avoir gardé 
assez de fourrage vert et de foin pour ses animaux, il lui en reste 
bien de 25 à 30 tonnes à vendre. 


Une de ses filles est au couvent et étudie pour obtenir le 
brevet d'institutrice. 

H invite cordialement à lui rendre visite, ceux qui sont con- 
‘vaincus que la seule facon pratique de gagner sa vie est de s’a- 


Ün nouveau champignon cau- 
sant une tache brune sur le 
feuillage des pivoines a été dé- 
couvert dans le nord de l'Italie, 
La chaleur, J’humidité et les 
changements de température 
favorisent le développement et 
la propagation de cette mala- 
die. 


- Voilà comment ceux qui veulent, peuvent réussir dans nos 


J.-E. Laforce. 


Un navet jaune à collet vio- 
let qui est cultivé en Aberdeen- 
shire, Ecosse, depuis plus. de 

-Icent ans s’est montré résistant 
à la hernie du navet. L'origine 
de cette variété de navet est 
inconnue. 


LA PRODUCTION D’AGNEAUX HATIFS 


(Notes des fermes expérimentales.) 


En automne, quand. les agneaux des | partis, se sont développés et engrais- 
herbages de l'Ouest arrivent en grand | sés rapidement. 
nombre sur les marchés, il se produit Il y avait des mangeoires spéciales 


une forte baisse de Prix; l'automne pour les agneaux auxquels on a donné 
est donc une mauvaise époque pour du grain dès qu'ils en manifestaient 


Les expéditions de bestiaux de 
l'Ouest sur l’Est du Canada en 
1934 se décomposaient ainsi: 


vendre les agneaux de la ferme. Le le désir. Le mélange au début se com- 


118,623 bovins, adultes, 7,715 
veaux, 200,436 porcs, et 74,471 


Rs de mai ef le commencement de posait de parties égales d’avoine ronde 
juin’ sont beaucoup plus favorables et de son, mais plus tard on y ajou- 
parce que les prix sont plus élevés à {tait de l'orge pour faire jusqu'aux 
cette époque. On devrait donc s’effor- ! deux tiers du mélange environ. Le 
cer, par de bonnes méthodes d’ali- grain était donné dans des trémies 


mentation, de mettre en état d'être |Automatiques et les agneaux avaient 


endus en mi tuin 1 .{en outre du foin et de l’ensilage dans 
n Mal OÙ Ju ies agneaux qui |) mangeoires avec leurs mères. 


sont nés en janvier ou février. Nous 

avons vu une démonstration éloquen- 

te di fait à la stati re 7 £ vendus le 13 mai et ils pesaient alors 
e ce Fait & là SLavlon expérimenta- |. moyenne 95 livres. Un groupe de 

ie fédérale de Lethbridge en 1982, a- | 103 a été vendu le 20 mai, au poids 


lors que 190 vieilles brebis accouplées moyen de ‘79 livres; un deuxième 
à des béliers Hampshire ont mis leurs groupe de 67 le 1 juin, pesant en 
petits au monde en janvier et en fé- | moyenne 75 livres; un dernier groupe 
vrier, commençant le 10 janvier, et | de 19 a été vendu le 25 juin, au poids 
presque tous ces agneaux ont été | moyen de 647 livres. Le premier grou- 
vendus avant la mi-juin. pe a rapporté un.prix net de $6.86 les 
cent livres: le deuxième, $6.43 les cent 
livres, mais le troisième n'a rapporté 
que $3.84 les cent livres. Ceci indique 
clairement l’effrondrement de prix 
qui se produit tous les ans et démon- 
tre la nécessité de préparer les a- 
gneaux de bonne heure. 


moutons. Ces chiffres accusent 
les augmentations suivantes sur 
1933: 28,384 bovins, 3,556 et 
et 19,309 moutons. Il y à eu une 
diminution de 86,847 dans le 
nombre des porcs En . 


+ 
« 


Les trois premiers agneaux ont été 


QUESTION DE 
PROPRETE 


gèle n’avaïit connu que la petite 
cour de la ruelle, les arbres et 
les fleurs des parcs. Nature frêé- 
le, elle était anémiée pour avoir 
vécu dans l'air vicié de la ville, 
et le médecin avait prescrit 
comme seul tonique un séjour 
à la campagne, dans la vie sai- 
ne et libre des champs. Sa mè- 
re avait donc, pour quelques 
mois, confié la petite à une cou- 
sine fermière. Dans le cercle de 
la famille paysanne, on avait 
accueilli avec joie cette fillette 
charmante qui trouvait tout 
beau et tout bon, préférait les 
poulets à sa poupée et ne pou- 
vait se rassasier de faire des 
tours de voiture. Elle avait un 
tel esprit d’observation que c’é- 
tait délice de l'entendre détail- 
ler ses découvertes dans les bois 


Pendant l'hiver les brebis ont été 
tenues en bon état sur un chaume et 
un pâturage de luzerne, avec du foin 
en plus pendant les tempêtes ou lors- 
qu'il neiggait. Au moment de l'agne- 
“lage.et jusqu'au sevrage des agneaux, 
elles ont reçu du foin, de l'ensilage 
e blé d'Inde et environ 14 livre de 
grain par jour. Elles ont pu ainsi pro- 
duire de grandes quantités de lait et 
leurs agneaux, bien nourris et bien 


Jusqu'à l’âge de six ans, ap 


K. Rasmussen, 
Station expérimentale fédérale, 


Lethbridge, Alta. 


Faites-nous faire vos estimés! 


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8604 183e rne . Deux cours à bois 1240 lite ave à l’étable, au jardin. 
re ue : | are ag Et quand elle revint à la vil- 


le, quel rêve merveilleux elle a- 
vait à raconter! 


Un jour, elle dit à sa mère:— 

“Maman, pourquoi papa n'’est- 
il pas aussi propre que cousin 
à la campagne?” 

La mère sursauta. Son mari 
“pas aussi propre” son mari 
que ses compagnons de travail 
appellent la “carte de modes” 
tant il apporte de soin à sa toi- 
lette: barbe fraîche rasée quo- 
tidiennement, col immaculé, 


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‘* Comme la demande de bons chevaux de trait augmente sans 
cesse au Canada et ailleurs, et qu’il existe d'autre part un besoin 


Ce n'est pas chose facile que de se 
procurer 


une provision de graines | de chiendent. 


27 FEVRIER 1935. 


LA PRODUCTION DE GRAINE PURE DE 
GRAMINEES FOURRAGERES 


(Notes des fermes expérimentales.) 


coltes ne contiennent pas de graines 
Ces graines certifiées 


pressant au Canada de bons étalons de races de trait, l’'Honora- d'herbe bien débarrassée de graines | doivent avoir la préférence sur tou- 
de mauvaises herbes nuisibles et tout Îtes les autres. Cependant, même lors- 


ble Robert Weir, Ministre de l’Agriculture, vient d’inaugurer un 


là fait nettoyée des graines les plus. 


que les récoltes sont l'objet des plus 


programme d'élevage tendant à créer une réserve de bons éta- | iangereuses. Certaines graines de gra- grands. soins,: il est toujours possible 
lons pour l'amélioration de l’industrie chevaline. Son Ministère | minées fourragères et de trèfles sont} ne plante ou deux échappent à 


a acheté pour l’accomplissement de ce programme un certain 


jtrès petites, d’autres sont légères et | 
balleuses, 


l'attention, spécialement dans un 


et c'est pourquoi il est plus champ de ray-grass de l'Ouest. Com- 


nombre d’étalons de tout premier ordre, appartenant aux races |difficile eo les FA de ces | Le i] suffit de quelques graines de ce 
de trait, et ces étalons stationneront aux Fermes et aux Stations 82ines que de les enlever du grain 


expérimentales fédérales canadiennes. Leur service sera gratuit 
pour toutes les juments pur sang des mêmes races, ainsi que pour 


les juments du Ministère, qui seront approuvées sur ispecion 
par les inspecteurs du Ministère. 


Toutes les juments que l’on Se propose de faire saillir par 
ces étalons doivent être inscrites par les propriétaires avant le 
15 mars au plus tard. Les juments enregistrées ainsi inscrites se- 
ront prises en considération les premières, et les services d’un 
étalon seront pourvu pour les juments approuvées dans l’ordre 
où les inscriptions sont recues par le Ministère. 


Toutes les juments classées comme juments primées auront 
droit au service gratuit de l’étalon et à la moitié de leurs frais 
de transport sur la base du fret par voie fertée., Les juments 
dites ‘“primées” sont des juments saines, sans tares, enregis- 
trées, de haute qualité, d’un bon type pour la race, ayant la 


taille, la conformation, la qualité ct l’allure désirées, et dont les 
propriétaires, en faisant inscrire leurs juments, s’engageront à 
vendre aux enchères publiques entre les âges de 18 et 24 mois la 
progéniture mâle, saine et bien développée, qui sera approuvée 
par le ministère. 


Si le nombre de juments primées offertes au service sur ces 
bases est inférieur à la capacité de service de l'étalon, il sera ac- 
cepté également, à raison d’un droit de saillie de $15.00 par ju- 
ment ($5.00 au moment de la saillie et $10.00 de plus lorsque 
la jument est reconnue en gestation) des juments approuvées, 
enregistrées, qui ne remplissent pas les conditions voulues pour 
être primées ainsi que. des juments métisses ou croisées, saines, 
d’un bon âge pour la reproduction, en bon état, et du même type 
de race que l’étalon, jusqu’à ce que le nombre de juments à faire 
saillir en une même saison atteigne le total que voici: 


Etalons de 2 ans 25 juments 
ELAlONS de 3 ANS cru 50 juments 
Etalons de 4 ans 75 juments 


100 juments 


Le Ministère organisera, à certains centres choisis pour cela, 
des ventes annuelles des jeunes étalons bien développés issus de 
juments primées et de cette monte gratuite, et paiera les frais 
de transport de ces étalons aux lieux choisis pour la vente, et| 
se chargera de la conduite de la vente. Les conditions de . 
ventes seront réglées par le Ministère; une de ces conditions est 
que les étalons doivent être conservés au Canada pour fins de re- 
| production. 


manchettes impeccables, ongles 
nets et bien taillés, souliers ci- 
rés... 

“Bien oui, continua la petite: | . 
si tu voyais cela, maman. cou! ; 


ENVOYEZ-NOUS VOS 
COMMANDES 

ADANS VOTRE LANGUE 

IIMATERNELLE 


sin, quand il arrive pour dîner 
et pour souper, il lave son visa- | 
ge, oui, oui, son visage, et je te! 
dis qu’il le savonne. Son cou, ses. 


oreilles aussi; et il frotte ses 
bras jusqu'aux coudes! Papa, 
lui, il ne lave que ses mains. 


quand il revient du bureau...” : Sänd oss Eder beställ- 
La mère était rassurée et sa. : n Edert eget 

musa bien de ces remarques de|f ni Fa P: à Edert 8 

l'enfant. Elle convint, en effet, Sprak. 

que’ son cousin était très pro- 9 


pre, maïs elle fit comprendre à 


à | Skriv og send os Deres 
l'enfant que son travail Le « 
| 


bestilling pä Deres 


un tel soin de toilette parce 


qu’il soignait les animaux, tra- eget sprog. : 
vaillait la terre, manïiaït les en- Rd 

grais et la nourriture fourragè- Sendiÿ oss pantanir 
re, et que, au grand vent et sous yôar à yôar eigin 


les coups du soleil, il était ex- 
posé à la poussière, à la trans- 
piration, ef, par conséquent, de- 
vait se laver beaucoup plus sou- 
vent que son père à elle qui, 
dans un bureau, à ne remuer 
que des livres et des papiers, ne 
salissait guère que ses mains et 
non Sa figure... et ses oreilles. 
Et pour que la petite s’habi- 
tue au raisonnement rl . 
qu'aux usages maniaques et Er 
moutonniers, sa mère lui fit ob- | : 


mäli. 
e 
laurirh 3aMOBNEHHA A0 
”  Hac y cBoï pixxi MO- 
Bi. 


: 
_e 
Svreiben Ste Nbre Vejtel- 


fung an uns in Sbrer 
Mutterinracdie. 
6 . 


| 


n ï 


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venir une partie de leur stock de loin 
et de près, de sorte qu'il y à beaucoup 


ne peuvent enlever toutes les impure- 
tés. Ceci nous explique pourquoi tant 
de fermes ont été infestées de ta- 
bouret qui se rencontre dans la grai- 
ne de mélilot; de chiendent, dont la 
graine se trouve dans le ray-grass de 
l'Ouest ou la graine de brome et aïin- 
si de suite. 


En ces dernières années la Division 
fédérale des semences a entrepris, par 
un système d'inspection des récoltes 
sur pied et de la graine, de délivrer 
aux producteurs de certaines récoltes 
de graine de brome ou de ray-grass 
des certificats attestant que ces ré- 


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nous employons le Novoro du Dr Pier- 
e dans la famille et nous le consi- 
dérons comme un excellent remède 
pour les nombreux maux qui assiègent 
l'existence journalière d’une famille, 
Je suis certain que son usage oppor- 
tun nous à protégé contre de sérieux 
maux et nous a épargné bien des ho- 
noraires de docteurs. J’ai plus de soix- 
ante-dix ans, mais je crois devoir ma 
bonne santé, en grande partie, à l'u- 
sage régulier que j'ai fait du Novoro 
du Dr Pierre,” écrit M. Val Kaufman 
de Fort Wayne, Ind. À cause de son 
effet salutaire sur l'action de la di- 
gestion et de l'élimination, cette mé- 
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27 FEVRIER 1935 : 


LA SURVIVANCE : 


NOTRE PROGRAMME NATIONAL 


L'AC F A.— Sa situation présente. — Ses projets 
Us d'avenir. | 


(Texte de la causerie prononcée par le Dr L.-O. Beauchemin, président 


.général de l'A C F À, au deuxième diner-causerie de dimanche dernier.) 


MESDAMES ET MESSIEURS: 


Permettez-moi d'exprimer de nouveau mes remerciements à ceux qui 
sont responsables pour l’organisation de cette deuxième réunion des cause- 
ries françaises. À ceux qui ont répondu à notre invitation, je veux exprimer 
ma reconnaissance pour l'effort que vous faites dans le sens national. Je ne 
veux pas par là vous leurrer afin de m'attirer de votre part une adhésion in- 
souciante aux quelques questions que nous débattrons ensemble. Votre de- 
voir national est à l’égali du mier et la position que je remplis me demande 
des sacrifices qui méritent votre concours, et c’est dans cet esprit que je de- 
mande votre coopération. 

Mes chers compatriotes, permettez-moi une digression, si digression il 
y a, afin de considérer avec vous £e devoir qui nous incombe de tenir allumé 
le flambeau national. Que ce travail soit chez ndus, je crois que c’est là 
une maxime qui est reconnue de tous aujourd'hui, mais ce qui n'est pas en- 
core reconny surtout dans nos milieux minoritaires c'est que nous n'avons 
pas ici comme dans la province de Québec un clergé qui puisse suffire à la 
täiche où même dont les mains très souvent sont liées, et ce travail retombe 
alors sur nous tous. Les défaitistes sont là qui attendent bouche bée que leurs 
prophéties se réalisent, et ça fait monter le sang à la figure que de les en- 
tendre se complaire dans nos difficultés, — si au moins ils avaient le coeur 
de se taire. Le travail est là tout âe même, et il nous faut des bonnes vo- 
lontés pour nous aider à l’accomnlir, eb ceci n'est pas seulement le travail 
d'aujourd'hui ou de demaïn, c'est le travail de tous les jours que nous 
léguerons à nos successeurs le jour où nous devrons déposer les armes, nous 
rendant témoignage.de n'avoir pas failli à notre devoir. 


Et c’est parce qu'Edmonton est le siège social de l'A C F A, parce qu'il 
renferme avec ses institutions catholiques et françaises le groupe le plus 
cultivé de la province comme aussi le plus influent que j'ai demandé l’occa- 
sion de vous rencontrer afin de vous expliquer notre situation, le travail que 
nous avons à faire, et l’aide que vous devez nous accorder dans le travail de 
relèvement national, religieux et social des nôtres. 


Mesdames ‘et messieurs, l'association célèbrera son dixième anniversaire 
cet automne; c'est vous dire qu'elle est sortie de ses langes, elle est donc née 
viable. Elle a passé comme toutes les organisations du genre par des pé- 
riodes difficiles; aujourd’hui, grâce à l'effort genereux de tous ceux qui lui 
ont apporté leur concours, et en ceci, je veux saluer d’une façon toute par- 
ticulière le clergé français de l’Alberta, les différents présidents de l'A C EF’ A 
et les autres coeurs généreux.qui sans jamais aspirer aux positions de réclame 
lui ont tout de même donné ce qu'ils avaient de meilleur, elle a pris place dans 
la vie de notre peuple. 


Et pour nous, les successeurs de ces valeureux pionniers à qui incombe 
aujourd’hui le devoir de continuer le travail afin de mener notre association 
vers son but qui est celui de l'Union des Franco-Albertains pour la conser- 
vation de leur langue, leurs traditions nationales, leurs moeurs et coutumes 
particulières et d'assurer leur survivance comme entité catholique et fran- 
çaise”, Je ne dirai pas que la tâche est plus difficile que celle de nos de- 
vanciers; je me contenterai de dire que pour réussir elle” devra taxer toutes 
les énergies dont nous sommes capables et si nous ne devions pas compter 
avec le concours généreux de tous ceux qui sont canadiens français avant 
tout, cette tâche nous donnerait des inquiétudes bien justifiées. 

Supposant donc que l'A C F A est née viable, qu'elle est bien vivante main- 
tenant, vous permettrez tout de même à un médecin dans la position parti- 
culière que j'occupe de vous donner une consuitation gratuite sur sa santé 
présente, ses faiblesses les plus marquées, les toniques médicaux ou physiques 
qui pourraient l'aider à prendre un plus grand développement et le rôle 
qu’elle devra jouer dans la vie future. Je dois vous dire qu’en ceci je n'ai 
eu aucune consultation avec l'exécutif central et je puis leur assurer à l’a- 
vance qu'ils ont plein droit à la critique comme tous les autres d'ailleurs. 

Mesdames et messieurs, l'A C F' A se porte bien; elle est bien constituée; 
il ne Jui manque aucun organe essentiel à la vie. Son coeur qui en est Le 
Survivance, est sain et le tonique qu’il vient de recevoir devrait pouvoir 


‘en éliminer tous les oedèmes qui entravaient un peu sa circulation. Je ne vous 


parlerai pas de son système nerveux, de sa tête, je serais en mauvaise po- 
sition pour le faire, et afin de ne pas abuser de votre patience je vous dirai 
que FA C F A ne souffre: que d'une chose, de “l'anémie”. Le sang poussé par 
le eoeur à tout le système ne compte que 2324 unités globulaires quand il de- 
vrait en contenir 8 à 10 mille. Assurément, il ne devrait y avoir aucune dif- 
ficuité à trouver parmi vous des âmes généreuses prêtes à fournir le sang 
nécessaire à une transfusion afin de donner à notre patiente la richesse 
de circulation dont elle a besoin. Avec l’aide de mes savants confrères je me 
charge de l'opération et vous promets que la patiente en éprouvera tout le 
bien que vous êtes en droit d'en attendre. 

Maintenant, mesdames et messieurs, je vous le disais dans ma lettre de 
fin d'année, nous invitons les suggestions et s’il y en a parmi vous qui con- 
naïissez un remède patenté qui agirait mieux que cette transfusion, nous 
sommes anxieux de les entendre. Cette circulation durant l’année devra au 
moins monter à 5000. C’est 1à l'objectif que nous nous sommes donnés et 


nous espérons, avec la bonne volonté de tous, pouvoir l'atteindre. L’A C F A 
veut en autant qu’elle le pourra: faire entrer la Survivance dans tous les 


foyers catholiques de langue française de l'Alberta. Elle a déjà commencé 
à cet effet ses visites à domicile afin d’apporter à tous la connaissance de 


notre travail. C'est là une tâche qui durera deux ou trois ans, mais nous 
avons de Ja patience et sommes déterminés de l’accomplir. 


Voilà pour la faiblesse de notre patiente et les toniques qui devront lui 
donner son plein développement. Mais, la santé ce n’est pas tout. 11 nous 
faut aussi donner à cette jeune demoiselle une direction, une éducation et 
lui permettre certaines relations sociales qui la préparera à son mariage et 
à la vie de famille qui l’atterd pour plus tard. 

Pour moi comme pour vous, j'en suis sûr, une À C F A idéale serait une 
A C F À qui aurait comme membres tous les catholiques de Jangue fran- 
çaise de la province, dont tous les membres comprendraient qu’ils sont ca- 
tholiques et français avant tout, une À C F A: dont les membres compren- 
&raient que leur situation nationale demande qu'ils soient polis et courtois 
avec tout le monde, français, anglais, etc., muis que leur premier devoir est 
ä'encourager les leurs de parler leur langue et de soutenir toutes leurs orga- | 
risations reconnues afin qu'ils forment un corps de gentilshommes et soient 


reconnus comme tels; la langue gardienne de la foi et ceci non pas comme 
un dogme religieux, mais comme un fait établi chez nous. Il est difficile pour 


nous d'espérer atteindre cet idéal: il en reste tout de même le point de mire 
de notre association qui cherche à atteindre son but ultime. Mais afin de 
tendre le plus possible vers cet idéal il nous faut prendre les dispositions les 
plus propres à nous y conduire et ces dispositions, quelles sont-elles? Et bien 
pour moi, les voici: politesse et courtoisie avec tout le monde, mais le travail 
doit se faire chez nous en montrant à ceux qui nous entourrent, fussent-ils | 
anglais ou autres, la valeur et la solidité äe notre race et non pas en essayant 
d'attirer sur nous leur compassion à cause de nos faiblesses. Il n’est pas vrai | 
au’ils nous soient supérieurs; ils sont différents: qu'ils admirent plus celui | 
qui abdique sa langue que celui qui ne l’abdique pas, qu'ils donnent pui 
laveurs plus à celui qui les cultivz qu’à celui qui sait par son travail et son 
énergie se créer une position et gagner leur confiance. Parlons l'anglais, très 
bien, recherchons leur compagnie, ça va encore, mais, n'oublions jamais que | 
nous sommes catholiques et français, et que si le tour de force à réussi ‘| 
l'étite des nôtres d'essayer de surnager dans la milieu anglais, ce manège a! 
peut-être été pour la masse des nôtres le plus grand instrument de notre 
désastre social, politique, économique et religieux. | 

Et si ces prémisses sont logiques il en découle que l'éducation primaire | 
bilingue est un mite. Pour faire un bon canadien français, il faut une édu- 
cation à base française. On apprend les langues pour parfaire son éduca- 
tion, et je puis vous dire que je demanderai à l’exécutif central d'employer 
avec prudence toute notre influence pour arriver à donner à notre jeunesse | 
une éducation à base française. Je compte sur votre concours à ce point. | 
Soyons logiques. Réclamons pour nous-mêmes ce que nous donnons aux au- 
tres. Si le Canada est pour devenir un pays bilingue français et anglais, les | 
bases d'éducation devront être en proportion pour les deux groupes re- 
connus. 


Voilà donc pour l'éducation et les relations sociales de notre jeune da 
tiente. I1 nous reste à traiter de son mariage et de sa préparation à la vie de 
famille. Où est-ce que l'A C F À devra chercher des alliances? Serait-ce | 


Î 
parmi les autres associations locales, ou serait-ce avec les autres associa- | 


l 


a 


davantage les liens qui nous unissent pour vivre une vie de famille qui ren- 
drait plus fortes nos activités. Former de tous les canadiens français d’un 
bout à l’autre du pays, même avec ceux des Etats-Unis une grande famille, 
une unité nationale, voilà ce à quoi il me semble doivent tendre nos efforts. 
Une unité qui travaille dans les grandes lignes vers un même but afin de 
réveiller notre conscience nationale d’un bout à l'autre du pays pour que 
nous nous comprenions au moins sur les principaux points, parmi lesquels 
j'en suis sûr, le rehaussement du niveau intellectuel de la masse et la pré- 
paration de ceux qui devront occuper les positions de.pivots qui nous re- 
viennent, sont les plus importants. 11 est temps plus que jamais que nous 
prenions les positions qui nous appartiennent et regagnions celles que nous 
avons perdues. Et pour cela il faut que nous nous développions dès mainte- 
nant et prenions notre part des responsabilités nationales. | 


Mesdames et messieurs, je vous le répète, je m'adresse au groupe le plus 
cultivé de notre province pour que vous compreniez et discutiez avec moi le 
devoir et le travail que nous devons entreprendre pour donner aux nôtres les 
positions sociales qui leur reviennent et qu’ils en soient dignes. Tant par le sang 
que par la valeur et les droits, nous occupons sur cette terre canadienne un 
rang inférieur à personne. Il en découle aussi des devoirs en conséquence, et 
ces devoirs qui sont de tenir les positions de respect tant pour les nôtres 
que les autres à qui échoïent-ils en Alberta; je vous laisse le soin d'y répon- 
âre. Aujourd'hui, demain, tous les jours, le travail est là qui nous attend. 
Si nous avons l'intelligence et le coeur de le faire, nous commanderons les 
positions, sinon, d’autres le feront et nous aurons le triste privilège de voir les 
nôtres maltraités, regardés ici chez nous comme des étrangers, et à qui la 
faute, tant il est vrai de dire que le travail est chez nous. 


Je ne vous ai donné là que des grandes lignes, des points de repêre: je 


vous les présente pour que vous soyiez au courant de notre travail et sis | 


s. 


vous sont acceptables, poussez avec nous. Sinon, trouvons par des discussions 
sérieuses et honnêtes le point acceptable et sans perdre un temps précieux 
allons de l’avant avant que l'ennemi s'empare des quelques autres positions 
stratégiques qui nous restent. Puis ensemble malgré les différences de milieu 
de condition ou autre, dirigeons sûrement vers le but commun. 


mm 


beaucoup de lumière sur la terre. et 
{une furieuse publicité. La lumière gé- 
ne et fane le bien; le bruit le met en 
Jfuite, et donc, la véritable vertu se 
cache, bien plus profondément que le 
vice. J'ai vu un peu partout quantité 
de voleurs et nombre d’assassins. Ceci 
n’est pas tout neuf. Mais, ce qui m'a 
frappé, et dont je rendrai compte à 
qui m'envoie, c'est le grand intérêt 
que tous ces brigandages excitent chez 
vous. On ne voit dans vos rues et 
dans vos lieux publics, que des gens, 
qui, le nez dans des feuilles fraiche- 
ment noircis semblent, avec délices, 
absorber tous les crimes possibles, 
qu’on croirait perpétrés sur comman- 
de. Pour qu'ils en trouvent tous les 
jours de tout neufs et de plus abo- 
minables, ils se perdent dans les for- 
faits qui se coupent, se soudent, se 
croisent d'une page à l’autre; et, tan- 
tôt, politique, tantôt dûs à l’amour, 


Le Mois 
Catholique 


(Texte de la chronique donnée par 
le R. P. Auclair, O.MI, au diner- 
eauserie, le 17 février.) 


La vie est une activité. La vie ca- 
tholique dans le monde sera l'activité 
de Fâme catholique parmi les peuples 
de Ia terre. 

Pour en saisir, à un moment quel- 
conque, l'ensemble et le détail, il fau- 
drait sûrement un point de vue émi- 
nent et une acuité de vision qui nous | 
manque. Mais, Fe rs 
devant les yeux, déroulé sur un éCTaD io ntét inspirés par le lucre, mais tou- 
gigantesque, le tableau exact, compet | jours mélés de portraits, dont on ne 
cinématographique, si l'on peut dire. Lait sj celui-ci ou celui-là est de le 
des manifestations extérieures de la l victime, ou de l'assassin, ou du juge. 
vie catholique dans le monde, ou dans 'Huant le chaos que vous faites, où 


un coin particulier de pays, que re [IE bien et le mal, l'absurde et l'admi- 


rable, les héros, les gredins, les fous, 
les créateurs, sont brassés et mêlés 
dans l’ébullition d’une époque, dont la 
{seule loi semble être de porter le mé- 
‘lange de toutes choses à je ne sais 
{quel extrême de confusion, d’incohé- 
{rence, et d’irritation intime, que vou- 
[lez-vous que l'on puisse conclure? 


Voilà bien où nous en sommes. Le 


nous manquerait encore pour en faire 
appréciation totale: puisque la partie ! 
la plus essentielle de la vie catholi- 
que, c’est celle qui reste caché au fond 
des âmes: celle qu'est l’œuvre inté- 
rieure de l'Esprit-Saint dans l'Eglise, 
oeuvre toute divine, échappant à nos 
regards, et plus inaperçue, peut-être, 
de nos jours que jamais. 

Mais pourquoi plus inaperçue au- 


tions soeurs et les organisations canadiennes françaises. Vous avez déjà | 
compris ma réponse sur ce point. La question en a déjà été posée à l’exécu- | 
tif et déjà nous avons écris aux associations soeurs de la Saskatchewan, du 

Manitoba, même à la Société St. Jean Baptiste de Montréal afin de LE 


jourd'hui qu’autrefois? C’est un phé- 
nomène qu'il serait peut-être intéres- 
sant d'examiner en fonction de la 
mentalité moderne. 

A PAcadémie française, il y a quel- 
que temps, le spirituel écrivain et poè- 
te chargé du rapport annuel des Prix 
de Vertu de la fondation Montyon, M. 
Paul Valéry, s'écriait: “Vertu, Mes- 
sieurs, ce mot Vertu est mort, où du 


moins, i se meurt. dans les propos ! 


äu monde. Sans doute, l'instruction 
religieuse en use encore, dans une ac- 


‘eeption théologique, et avec une force 


et une précision particulière; et sans 
doute, l'Académie...! Mais nous-mêmes, 
Messieurs? Votre indulgence à V'é- 
gard de bien des choses qui naguère 
eussent fait scandale, notre tolérance 
générale et agréable; le facile diver- 
sité de nos relations; la grande li- 
berté accordée aux écrits et aux spec- 
tacles: et l'habitude prise des expé- 
dients en tous genres, qui, de la poli- 
tique et des affaires dont ils sont le 
régime inévitable, sans doute, et or- 
dinaire, se sont étendus à l'existence 
privée: tout ceci n’est pas pour re- 
mettre en faveur le substantif que 
vous savez et l’abjectif qui en dérive.” 

Pour corroborer ce témoignage, dé- 


.-jà fort accusateur. intervient dans 1e 


discours de M. Valéry, un envoyé fic- 
tif de l'étoile la plus lointaine, “Le 
Compagnon de Sirius,” et celui-ci de 
s’étonner:à son’ tour- de voir, parmi 


. mous,-fant de :choées-que.:le. monde 


| 


trait le plus accusé sur la physio- 
nomie trouble et énigmatique du 
monde moderne, c'est cette confu- 
sion du bien et du mal, d'abord dans 
les esprits, et bientôt dans les coeurs: 
d'abord dans les idées et finalement 
dans les moeurs: c'est cette défor- 
mation universelle et ce renversement 
singulier des valeurs, que Chesterton 
naguère à si finement ironisés. A tel 
point que M. Valéry se voit contraint 
de dire: “La pudeur dans la parole 
est littéralement “ pervertie,” la ré- 
serve change d'objet; ce que l’on 
louait autrefois n'ose plus s'énoncer, 
et ce que l’on voilait s'expose dans 
les propos.” 


A tel point aussi, que les faits de 
la vie catholique, fussent-ils les plus 
admirables, fussent-ils auréolés de 
l'éclat du sublime et de l'héroisme, 
ne rencontrent, le plus souvent, dans 
notre monde moderne, blasé et vieilli, 
que des oreilles distraites, des yeux 
ennuyés et des coeurs insensibles. 

Pourtant la vertu existe; la vie ca- 
tholique existe, et sa floraison, même 
au degré suprême qui s'appelle la 
sainteté, est peut-être de nos jours 
plus abondante et plus belle que ja- 
mais. : 

Dernièrement, mourait à Québec un 
bon vieux religieux capucin, le P. Léo- 
nard de Saint-Pé, au Canada depuis 
environ quarante ans. Il avait eu, en 
Francé pour compagne d'école, Ste- 
Bernadette; il avait eu pour directeur 


voit - sans s'étonner: k ‘A y a, dit-il, au Séminaire, le Bienheureux Garri- 


sine de Normandie, la grande petite 
sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, con- 
nue et aimée de toute la terre, n’est- 
elle pas tout à fait notre contempo- 
raine? A peine plus âgée que quel- 
ques-uns d’entre nous, tandis que sa 
soeur aînée de onze ans, est encore au- 
jourd’hui, prieure du Carmel de Li- 
sieux. 


Et ici même, parmi nous, le nom 
de Mgr Grandin et de tant d'héroi- 
ques missionnaires, ne flotte-t-il pas 
dans tous les souvenirs? 

Non, le point de vue du “Compa- 
gnon de Sirius,” ne fait pas aperce- 
voir toutes choses: car il ne faut pas 
oublier “que ce qu’il y à de meilleurs 
est toujours assez caché, et que ce 
qu'il y à de plus haut et de plus pré- 
cieux au monde, est toujours niable.” 

Il reste, cependant, que l'indiffé- 
rence universelle de nos contempo- 


coits de’ Lourdes. Et notre petite cou- 


rains, et peut-être de nous-mêmes de | 


me rene eee 


vant les atrocités d’une persécution 
comme celle qui s'exerce actuellement 
au Mexique, en Russie, dans divers 
pays, aurait 'lieu d’étonner aussi le vi- 
siteur du “Compagnon de Sirius.” 

En Aïlemagne, tout récemment, un 
jeune catholique se voyait infliger 7 
mois de prison, simplement pour avoir 
écrit ces lignes: “Je suis catholique 


délégué au Pape tout son pouvoir sur 
terre, et l'Etat ne peut agir à sa guise 
que s’il ne contrevient pas aux lois 
religieuses. Où voit-on que l’on ait 
protesté contre pareille tyrannie d’E- 
tat, au nom de la dignité humaine et 
de 1a liberté de conscience? 

Au Mexique, le gouvernement a 
volé, dans les derniers mois, 150 égli- 
ses, chassé les évêques et les prêtres de 
14 Etats sur 29, et n'autorise dans un 
autre qu'un seul prêtre pour 100,000 
âmes de population, tandis que le mé- 


voir à craindre pour sa nronre sur- 
vivance, au milieu des persécutions. 
Mussolini le disait encore il y a quel- 
que temps: “Toute l'histoire de la 
civilisation occidentale, depuis l'épo- 
que de l'Empire romain jusqu’à nos | 
jours, de Dioclétion à Bismarck, nous | 
enseigne que chaque fois qu'un Etat | 
entre en conflit avec la religion, c’est ; 
l'Etat qui sort vaincu de la lutte” 


Mais devant de telles paroles, devant 
ide tels faits, indices de l'étendue et 
‘de la profondeur du mal contempo- 
rain, ne devons-nous pas comprendre, 
{nous catholiques, que notre zële pour 
Dieu et notre Sainte religion doit être |: 
au moins égal, — et ce n'est pas as- 
sez — qu'il doit être supérieur à la 
| haine religieuse aujourd'hui ouverte- 
jment professée par les hommes et les 

: femmes qui s'appellent les sans-Dieu? 
pe ce mois de février, l'Action Ca- 
tholique est l'intention particulière- 
ment recommandée à la prière de l'E- 
“glise. Mesurons l'étendue du champ 
ide combat. Vaste, comme le monde, 
pour prendre clairement conscience 
de tout notre devoir, et tenons-nous 
prêts à marcher, à l'appel du Pape, 
sous Jes drapeaux de lAction Ca- 
tholiques. 


Dans la plupart des pays du mon- 
de les cadres officiels de l'Action Ca- 


avant d’être Allemand.” Le Christ 2 jtholique sont maintenant constitués. 


Chez nous au Canada, ils le sont 
actuellement au moins dans les 
grands archidiocèse de Québec, de 


|Montréal, et dernièrement d'Ottaws. 


| Mais où que nous soyons, il impor- 


te avant tout de prendre la vraie 
mentalité de militants catholiques. 
Que les catholiques comprennent, 
bien nettement, la nécessité urgente 
de s'unir et de s'organiser. La chose 
publique est nôtre: elle ne nous in- 


| téresse pas moins que ceux qui veu- 


‘lent la confisquer à leur profit. Un 
TE à [catholique canadien a quelque droit 
| thée, à base de haine. Ce sont pour- de parler haut dans son pays: ne nous 
jtent là de beaux crimes, mais où|P'iVORS pas d'en user. ; 
ivoyez-vous la grande presse institu-| En conclusion de ce rapide apérçn 
trice quotidienne de la masse, s'en: du milieu social moderne déchristia- 
indigner, ou tout au moins les étaler! nisé où doit s'épanouir la vie catho- 
en-gros titres, comme elle le fait d’or- lique, où doit s'exercer l'Action Ca- 
dinaire avec tant de complaisance | tholique, je vous laisse cette pensée 
pour ses amis, les bandits, un Haupt-let ce mot d'ordre d'Etienne Gilson 
man, par exemple? : - {dans son manifeste, maintenant cé- 
Et la campagne mondiale des com-|lèbre en France: “Pour un ordre ca- 
munistes et des sans-Dieu, qui se ré- | tholique”. - : 
lpand jusque chez-nous, y portons-| “En tout ceci quels seront nos mo- 
nous attention? Savons-nous de quels | dèles?— Les premiers chrétiens. Nous 
principes elle s'inspire? “Nous hais- ; retrouvant dans des conditions de vie 
sons le Christianisme et les chrétiens, | semblables à celles qu'ils ont connues, 
proclame un de leurs prophètes. Mé- | nous voulons nous inspirer de leur ex- 
me les meilleurs d'entre eux doivent emple et leur ressembler. Cherchons 
lêtre considérés comme nos pires en-|donc ensemble ce qu'il faut faire, avec 
Inemis. Ils prêchent l'amour du pro-!la ferme conviction que ce qui sem- 
| chain et la miséricorde, ce qui est|ble nous diviser, et fait notre faibles- 
contraire à nos principes. . A bas l’a-|se, n’est rien au prix de ce qui nous 
mour du prochain! Ce qu’il nous faut, unit, et fait notre force. Nous som- 


c'est la haine. Nous devons savoir 
haïr, c'est à ce prix seulement que 
nous :conquerrons l'univers.” 
Ce n'est pas,: Mesdames et Mes- 
sieurs, que l'Eglise puisse’ jamais a- 


mes au service de tous eb nous de- 
mandons les services de tous, parce 
que nous avons tous besoin les. uns 
ides autres, comme étant membres de | 
Jésus-Christ. ‘ 


oo 


Petites Annonces 


PAGE 3 


Avis de décès, funérailles, mariages, fiançailles: ventes à l’encan; 
avis légaux, de faillites, etc., etc. TELEPHONE: 24702 . 


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insertions pour le prix de cinq. Strictement payable d'avance. - 
Lorsque non payé d'avance, une charge de 10c extra pour chaque insertion sera faite pour couvrir 


les dépenses de tenue de livres. 


AVIS de décès, de funérailles, de messes, de naissances, de mariages, de fiançailles, de services an- 
niversaires, de remerciements, etc., etc.: 50c par insertion selon la formule ordinaire. 

NOTES cormerciales, ‘“Readers”: 2c du mot; charge minimum: 50c. 

AVIS d’assemblées, de soirées, de réunions de clubs, sociétés ou associations: annonces relatives à des 
parties de cartes, fêtes champêtres, etc., etc. en caractère ordinaire du journal: 10c la ligne, le ti- 


tre y compris. Minimum: 50c. 


AVIS d’assemblées, de faillites, de ventes à l'encan, de ventes par shérif, de dividendes, etc.: 10e la 


ligne. 


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. 
in 
1: 
3 ; 
: 


C’est le bon temps de m’appor- 


- ” PAGE"8 SO 


manche. dernier; il a dit la messe de 
:8:30 heures à l'église St-Joachim. 
Premier vendredi: Nous aurons des 
confessions pour le premier vendredi 
du mois, jeudi de 4 à 5:30 heures, 
line que le soir après la bénédiction 
de 7:30 heures. 
Assemblée: L'assemblée mensuelle des 
Dames de St-Joachim aura lieu à 8:15 
heures, vendredi soir, à la salle de la 
Survivance. 


7 000————— 


: IMMACULEE 
. CONCEPTION 


Notre partie de cartes de dimanche 
dernier organisée par Mmes N. Tur- 
igcon, J. Nadeau, A. E. Rocque, R. 
{Martin et Miles A. Lemieux, E. Tur- 
geon fut un franc succès. Les heureux 
gagnants des prix furent: Mmes R. 
Bouchard, J. Sylvestre, J. Bacron, c. 
Rhéaume, Chatvaire, MM. Dr sel 
sSonneault, A. E. Rocque, J. Sylves- 
tre, J. Rivet, R. Lavergne. 

Prenaient part au programme, Ma- | 

Ace dame A.E. Rocque, Mlle ©. Bros-: 
He seau, MM. A. Morin et J. Nadeau, a-! 
vec au piano Mmes A. Morin, J. Na- | 
, . ‘ deau et N. Turgeon. 
ter vos montres, car prochaine- ; Nos remerciements et nos plus sin- | 
ment vous serez pris par les tra-lcères félicitations aux -organisatrices | 
vaux du printemps. k cette agréable soirée. 


Votre seul Bijoutier 


SURVIVANCE 


a 


Giro 


CALGARY | 


a ee 
. Veñdrédt &olr le premiér. mers, re- ! |. 


ne de T'ACEA | 


au presbytère. F a Nous envoyons cette semaine le 
Comme il avait été annoncé il y a | bulletin qui aurait dû paraitre il y a 
quelque temps, les classes de Français , T°UX semaines, Chacun de nos mem- 
; ‘4 mr 1bres à droit à en recevoir une copie 

organisées sous les auspices de la So- 


el nous espérons que le retard im- 
ciété de St-Jean-Baptiste vont COM- prévu et involontaire de notre part 


Mme Gassowski à laquelle l'on est:2U Président ou au secrétaire de son 
prié de s'adresser pour les informe- icercle. J1 y a des renseignements qui 


tions concernant les conditions de ces | "© Vous seront pas fournis ailleurs. 
se [rnatite de dire, que ce bulletin n’est 


leçons. 
pans pour les membres. 


LEGAL _— HO 


Oratoire St-Joseph 


[0 maté min ÿ ne a 
Suivant une tradition commencée 


en 1928, une neuvaine solennelle et 
universelle se fera encore cette an- 
‘née à l'Oratoire St-Joseph de Mon- 
\tréal, du 10 au 19 mars. 

| Afin de pouvoir participer à cette 
neuvaine, il faut que les intentions 


imencer samedi, le 2 mars de 10 heures | sera oublié, Que chaque membre de-| Soient adressées avant le 10 mars 
du matin à midi sous la direction de !Mande sa copie dimanche prochain, | 


statue à l'Oratoire S. Joseph, Côte- 
des-Neiges, Montréal, Qué. Une mé- 
daille et un feuillet de neuvaine se- 
ront envoyés sur demande. 


D 


pour être déposées au pieds de : 


COIN DES BONNES 
AMIES 

“Vendredi dernier, les Bonnes Amies 
se réunissaient chez Madeleine Jen- 
vrin pour une soirée récréative, et 
très récréative, comme vous le diront 
celles qui y étaient. Les démonstra- 
tions de magie furent absolument stu- 
péfiantes, et les études de caractères, 
tout à fait surprenantes, car elles dé- 
couvrirent dans certaines amies des 
traits que nous ne leur connaissions 
pas, tels que des maris inconnus et 


des talents cachés d'écrivains (oh! 
non, cette qualité ne fut pas attri- 
buée à votre correspondante). Celles 
qui n'y étaient pas, auront la chan- 


Cercle. Nous le remercions de ses ser-|C€ de s reprendre le 11 mars, chez 


- Jeudi dernier le bureau d'hygiène 
d'Edmonton nous envoya Un de ses 
employés pour donner une. conféren- 
ce sur l'hygiène et des vues appro- 
priées, chose bien pratique. I1 a été 


| Le cercle de St-Edouard nous a fait 
‘parvenir la somme de $10.00 d’abon- 
nement durant la semaine dernière. 
.Ficardville nous à fait parvenir SL.; 
‘Beaumont S10.00 et Bonnyville S3.15. 


i i iMuriel McKinnon, où nous aurons la: 
De dans cr MAS seconde soirée de ce genre. Vous ne | 
C'est M. L. Rivest qui lui succède. M :SAVEZ Pas ce que vous manquez en ne| 
Jérôme Lambert assistait à Edmon- | VEnant pas. | 
ton, à la dernière réunion mensuelle FR 
de l'exécutif central de l’ A C F A.| A la dernière assemblée, la tréso- | 
rière donna un rapport détaillé des 


ses : 27: FEVRIER 1935 


Instituteur Demandé. 


instituteur ou’institutrice bilingue 
demandé pour l'arrondissement sco- 
‘laire Bouvier No 3308. Salaire: $600.00 
‘par an. S'adresser à L 
L Frank Bouvier, sec.-trés. 
Lac-La-Biche Mission, Alta. 


(17-19P) 


————— 000 ————— 


| . Commerce à vendre 
| 


\ Magasin de fer à vendre pour cause 
de santé, à Calgary, dans un bon cen- 


tre avec bonne clientèle. S'adresser 
à boîte JD, La Survivance, Edmon- 


ton, Alta. (17-?) 
———— 00 ——— 


AVIS 2x CREANCIERS 


Succession de feue Louise Brassard, 


heureux de constater ici, aucune. mor- 
talité enfantine, l'an passé. | 

Le conseil du village est à faire Æ 
charroyer du matériel pour faire les 


trottoirs, amélioration convenable et | L'assemblée annuelle du cercle de 
moins dispendieuses que le bois, cari 


, 2 : ù 
cela sera des travaux durables, l’Immaculée Conception aura lieu di- 


Nos malades: A l'Hôpital Général, manche prochain. {1 y aura aussi l’é- 
Mme Lorenzo Prévost depuis plusieurs lection des officiers äu cercle pour 
Semaines, sa santé semble s'améliorer. | l’année. 1935. 

M. Edouard Mercier est à l'hôpital de} 
la Miséricorde pour opération tout | He OO % 


| Merci à ces cercles. 


ss 


+ 


est bien réussi. S'il n’y a pas de com- : 
plication, il est en bonne voie de gué- | On nous annonce que les cercles dé 
rison. Falher, Picardville et Beaumont, res- 

Dimanche le 24 février, une belle  pectivement sont à préparer une soi- 
soirée récréative eut lieu sous l’habile : 


direction de M. le Curé Tessier, con-|. ne : : 
sistant en une partie de bingo; il y! ‘0irées auront lieu durant le mois de 


rée au profit de l'Association. Ces | Henri Breault, Napoléon St-Pierre et. 


Notre prochaine: partie de cartes iavait foule, et les gens ont paru très !mars. Qui suivra l’exemple? 


: & A aura lieu dimanche prochain le 3 
: mars et sera organisée par les Da- 
imes de Ste-Anne. On jouera au brid- 
ge et whist, il y aura de beaux prix. 
10047 Avenue Jasper un programme intéressant et les Da- 


& portes à l'est du Théâtre Capitol mes serviront des crêpes avec du si- 
rop d'érable pour le goûter. 

M. Léo Collis avec le billet No 926 
fut l'heureux gagnant de lédredon 
raflé par la chorale. 

Georges Laurent fils de M. et Mme 
J. V. Arial fut baptisé dimanche der- 
nier. Parrain et marraine: M. et Mme 
J. B. Arial. 


CALDER 


Nous regrettons l'erreur qui s'est 
glissée dans la chronique de la.semai- 
ne dernière. C’est M. Jean Louis Bar- 
beau qui a gagné les courses en pa- 
tin pour garçons en dessous de seize 
‘ans au Carnaval tenu à l’Arena la 
semaine précédente, 

Malades: Mme A. F. Beaudry et 
: = Mme A. Leguerrier. À toutes deux 
Spéciai 3 boites pour nous souhaitons un prompt rétablis- 
CONFITURE de gadelles ; sement. 

rouges, 4'1bs | ns Mme di rose Mme 

: N'E. Robinson et Mile Blanchette de 

De \Lafond, chez Mme M. Girard, diman- 

over Leaf” le boîte che. Mlle Alvine Cyr, garde-malade 

E [ES Tangent arrivait samedi soir ac- 
| compagnant une de ses patientes. êère.| 


Voici mon adresse: 


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“Broder”, boîte No 24. 

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3 livres ‘passe quelques jours chez sa mère, 
FIGUES de S iMme F. Cyr avant de retourner à 
. °:SnNrne Son poste, Mme M. Tellier de Morin- 
3 :livres 1... n,ville est en visite avec ses deux en- 
“NATTE de 28 Ibs :fants chez ses parents M. et Mme A. 

Les bons cafés frais de EME 

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Wilson 25e, 28e et 35 ce 
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Thé indien -de Ceylan, fort 
et de saveur délicieuse … 


Dimanche dernier avait lieu notre 
THE de Ceylan spécial, 


soirée pour l'AC F A. Un grand nom- 
;bre étaient venus pour assister à une 
Re de vues. Un des sujets 
l'représentait un épisode de l'esclava- 
, lge des Noirs aux Etats-Unis, 

‘M: et Mme Jean Mahé, M. Léo Dal- 


“*"VÉNÉZ CHEZ 
laire et d’autres profitant des prix ré- | 


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10159 99e rue -- Tel. 27210 


iquits se rendaient à Edmonton par 
affaires. 

. M. J. Demoissac de St-Paul était de 
passage dans Ia paroisse dernière- 
ment. —Corr. 


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em Va #3 * x 
A j ts 4) 220 +-Q GC ER mg SCANS” CRE D € EN LE O-C-E 6e 


De cernes eme man apte 2 nn La 


intéressés car les recettes ont été bon- 
nes pour la saison. 

Nous avions le plaisir d'avoir parmi 
nous plusieurs visiteurs de Calder et 
des environs. Ils sont toujours les 
bienvenus à Legal. Enfin, comme ré- 
gal de jolis monologues, et une co- 
médie jouée par les élèves des RR. PP, 
Jésuites. Une mention spéciale au R. 
P. Gibeau pour plusieurs chansonnet- 


tes avec ses élèves. Cordiale merci à | 
chacun et revenez-nous encore s'il! 


vous plait. —Corr. 
ACTIVITES SPORTIVES 


Les clubs de Morinville, Legal et 


Vimy se disputeront sous peu le cham- : 
pionat de la Ligue de Gouret du Nord- | 


FO 


Le secrétaire du Comité régional! M. Frédéric E. Lapierre est actuel- | 
le docteur W. lement à l'hôpital de la- Miséricorde, | 


Desrosiers, nous a fait parvenir le | 


provisoire du Nord, 


Programme du Congrès régional qui 
aura lieu à Falher les 2, 3 et 4 juil. 
let prochain, 

Nous félicitons les organisateurs dé- 
voués de ce Congrès car le programme 
élaboré qu'ils ont tracé ne peut que 
faire du bien à tous nos compatrio- 
|tes de la région ,°t même, nous ne 
serions pas surpris d'entendre des re- 


Ouest. La coupe en jeu est donné de- | Percussions au loin. 


puis quelques années par le gérant 
de l'hôtel de St-Albert, M. Pete Mc- 
Kay et chaque équipe est certain de la: 
victoire. L'intérêt créé va grandissant 
et chaque équipe est confiant du sup- 
port des amateurs de sports. 

Voici de schedule: ° 
Février 27 


Legal à Morinville 

Vimy à Legal Mars 1 
Morinville à Vimy Mars 3. 
Legal à Vimy Mars 5 
Vimy à Morinville Mars 8 
Morinville à Legal Mars 10 


Le secrétaire de la Ligue. 


MORINVILLE 


Nous avons eu dimanche dernier! 


notre première soirée familiale. de la 


saison. Elle était sous les auspices! des : 


i Droit”, “l'Action Catholique”, “La Li- 


officières de l'Amicale de notrë:coù- 
vent. Depuis quelques années ces d2- 
mes et demoiselles se font un pläisir 
de donner leur partie de. cartes au 
profit de l'église et cette fois:èlles a- 
vaient le privilège de comménéer:là 


série. Elles ont fait les choses tout à; 


fait gentiment. Notre population a- 
vait répondue en grand nombre à leur 
appel et la salle était remplie pour 
l'occasion. L'on joua au euchre et au 


whist. De beaux prix furent distri-: 
bués aux gagnants et d'autres moins: 


importants, furent réservés aux pér- 
dants. 

La soirée se termina par un magni- 
fique programme donné par les en- 
fants de l'école Frontenac, sous la 
direction de leur dévouée institutri- 
ce, Mlle Loiseau. C'était la première 
fois que ces enfants affrontaient la 
scène, et ïls l'ont fait avec beaucoup 
de succès. Les différents numéros de 
leur programme ont été rendus avec 
beaucoup de brio'et les applaudisse- 
ments ne manquérent pas. Bien au 
contraire, plusieurs durent revenir 
plus d'une fois sur la scène car le 
public les réclamaient avec instance. 
En somme tout s'est fort bien passé 
et nous en félicitons qui de droit. Nos 
félicitations et remerciements vont 
d'üne manière spéciale à l'excellente 
institutrice qui s’est tellement dé- 
vouée pour faire un succès de cette. 
fête d'enfants. 

Nous avons en main le rapport fi- 
nancier du district de Ray. Ce rapport 
est intéressant à plusieurs points de 
vue et surtout par tous les détails qui 
semblent le rendre aussi complet que 
possible. Sans aucun doute, les in- 
téressés le liront avec attention et se 
rendront compte que leurs affaires 
sont bien administrées. N'oublions pas 
de dire que ce rapport est fait dans 
les deux langues officielles de notre 
pays et les canadiens-français de la 
région en sauront gré aux conseil- 
lers français qui leur ont procuré ce 
plaisir. 

L'on a fini de voter pour le mar- 
ché des oeufs et des volailles. La ra- 
dio pourra maintenant nous entrete- 
nir d’autres choses. I1 nous tarde de 
savoir le résultat de l'enrégistrement 
et nous supposons qu'il se passera 
quelques lunes avant que nous ne con- 
naissions le résultat final: En atten- 
dant, nos poules vont continuer à 
pondre comme si rien n'était: : .: 

Les jours gras nous arrivent et no- 
tre paroisse se demande ce que nos 
jeunes gens font ou ne font pas. Pas 
un seul ne s’est avancé des..saints 
autels et cette saison des mariages 
est restée lettre morte pour nos gar- 
çons et filles qui œæpendant:semblent 
désirer se trouver un compagnon ou 
une compagne 
première fois que ce temps de l’an- 
née se passe d’une manière si tran- 
quille et sans mariage aucun. Peut- 
être que le temps pascal l’amènera 
toute une révolution. 

Notre populaire maître de poste 
nous est revenu de l'hôpital; resplen- 
dissant de santé et sous peu il sera à 
son travail. Tout le monde, est. con- 
tent de le voir à l'oeuvre de nouveau 
et nous faisons des voeux"“pour le 
rétablissement complet de. sa santé, 
Mme John Schaeïfers a remplacer M. 
Trottier, à l'hôpital pour la même ma: 
ladie, M. Georges Schayes. faisait bap- 
tiser son deuxième enfant, dimanche 
dernier. M. Potvin et sa dame étaient 
dans les honneurs pour l'occasion. 

Nos joueurs de gouret se sont ren- 
dus à Vimy, dimanche dernier et sont 
revenus avec une victoire chèrement 
achetée, trois à deux en faveur des 
nôtres. Ceci met les joueurs de Legal, 
Vimy et Morinville sur un pied d'é- 


-galité et tous trois devront détailler 


pour le championnat. Donc nous au- 
rons encore ‘quelques parties intéres=" 
santes. Avis aux amateurs, —Corr, +? 


à A - . - 
: abonnés æ ces journaux les fourni- 


| ront gratuitement au cercle qui, de 


+ % % 


I y aura cette année le Congrès ré- 
gional du district de St-Paul Si les 
renseignements fournis sont exacts, 
ce Congrès aura lieu à St-Paul mé- 
me. Il est aussi quéstion d’un congrès 
régional pour le district d’Edmonton. 
Ce dernier aurait lieu à Morinville. 
Nous en ignorons la date. 


Æ 


Le cercle de Donnelly, tont der- 
nièrement, s’est organisé de façon à 
avoir une collection complète des 
journaux suivants: “Le Devoir”, “Le 


berté”, “Le Patriote de l'Ouest ” et 
“L’Evangéfine”. Les membres qui sont 


cette façon, pourra permettre à ses 
membres. de se renseigner sur toutes 
les question nationales du pays. Nous 
 félicitons le cercle de Donnelly pour 
cette heureuse initiative et nous sou- 
haïtons que les autres suivent cet 
| exemple. 


E % % 


L Les membres du cercle du Lac Froid 
nommaient deux comités tout derniè- 
rement qui rendront vraiment servi- 
ce. Le premier est un comité qui s’oc- 
cupera de trouver des acheteurs ca- 
nadiens-français pour les terrains va- 
cants. L'autre comité aura pour mis- 
[sion d'organiser des parties de car- 
tes dans les maisons, afin de pré- 
lever des fonds pour payer les abon- 
nements à La Survivance, pour ceux 
qui n'ont pas les moyens de s'abon- 
ner. Ces deux initiatives du cercle ne 
peuvent faire autre chose que de res- 
serer les liens entre les membres et 
de faire du bien. Nous félicitons les 
membres et leur souhaitons plein suc- 
cès dans leurs entreprises, 
Léo BELHUMEUR, 
\ Sec.-Gén. 


OO 


PICARDVILLE 


Comme la ‘“Survivance” l'annon- 
çait, notre presbytère a été la proie 
des flammes samedi le 2 février der- 
nier. Cette perte cause une vive dou- 
leur au coeur de la paroisse et de son 
pasteur. L'épreuve fortifie, c’est dans 
celle-ci que les paroissiens puisent 
actuellement leur force et leur coura- 
ge pour relever de ses cendres le pres- 
bytère dont-ils étaient si fiers, cha- 
que jour cinq hommes donnent leur 
temps et leur travail, et cela à tour 
de rôle, pour la nouvelle construc- 
tion. 

Dans quelques jours même l'on 
pourra voir se dresser encore à côté 
de l'église paroissiale le presbytère 
d'autrefois conservant ses mêmes li- 
|gnes et sa même agréable apparence. 
|Et tout cela grâce en grande partie 


pour la vie. C'est la au dévouement inlassable des parois- 


siens. ‘ ° 

Chaque dimanche nous avons nos 
parties de cartes lesquelles sont de 
vraies réunions de famille, l'entrain 
FA règne et tout s'y passe d'admira- 
ble façon! : 5 : 

Les familles Cloutier, Lavoie, Pro- 
vost et Garon donnèrent chacune leur 
|veiée au profit de l'église, leur hos- 
ibitalité vaut certe la peine d'être sou- 
lignée. is ‘4 

La chorale, les jeunes gens et le 
village réussirent également. dans leur 
soirée. L'esprit paroissial va ainsi 
s'accroissant de jour'en jour. 

Le Cercle: local de l'A C F' A avait 
à. l'heure et à l'endroit ordinaire sa 


‘[réunion mensuelle dimanche le 2 fé- 


vrier dernier. Lors de cette assemblée, 
le président: M. Jérôme Lambert, nous 
fit part dela démission de notre es- 
timé secrétaire, M. Rred. E. Lapierre. 
M. Lapierre; vu son état de santé, a 
préfèré cèder la place à un autre, 
c’est avec un sincère et bien vif regret 
que nous déployons, sa. résignation, 
comme setrétaire, “place qu'il avait: 


Itoujours oacupé depuis la fondation du 


M. Alfred Girard était le délégué du 
district Racine à la convention an- 
nuelle des commissaires d'école de la 
Province. 


La grande assemblée annuelle pour 
la reddition des comptes de l'année 
1934 du district municipal Hazelwood 
2 été tenu à Picardville, chef-lieu, 
samedi le 16 fév. Une grande foule de 
toutes les paroisses avoisinantes rem- 
olissaient la salle à sa capacité. Les 
Dames de l'autel procédait le 17 fév. 
Âernier à l'élection de léurs officières 
pour l’année 1935. Voici le résultat: 

Présidente et Secrétaire: Mme Lau- 
rent Fradette: Vice-Présidente: Mile 
ouise Breault; Conseillères: Mmes 


Aldéa Breault. 


|, Nous félicitons chaleureusement ces, 
dames pour leur réélection et leur di- ; 
:sons toute la haute appréciation que | 
nous avons d'elle. 


t 
Î 


espérons qu'il nous reviendra mieux. | 

M. Oscar Rivet, à l'hôpital Général : 
en reprend sensiblement. Ï 

Mlle Laura Trottier, institutrice à | 
l'école Wood-Glen est à faire un sé- ; 
jour dans un des hôpitaux de la mé- | 
tropole. Mme Etienne Cloutier, mala- 
lde chez-elle, semble prendre Île des- | 
; SUS, nous dit-on. MM. David Valcourt | 
et Augustin Thiberge sont à se faire 
traiter à Edmonton par M. Kelly. M. 
| Johnny Frigon après un long traite- 
ment suivi chez Kelly nous est reve- 
nue. Il est plein de courage dans le 
lent rétablissement d'une santé épui- 
sée. 

BAPTEME: Marie Clarisse Annette, 
née de Adoria Cloutier et de Marie- 
Ange Otis. Parrain et marraine: a. | 
Gérald Cloutier, Mlle Dorana Cloutier 
oncle et tante de l'enfant. —Corr. 


activités du cercle au temps de Noel. 
Si nous publiions les chiffres, il y en 
aurait sans doute plusieurs qui ouvri- 
raient les yeux, mais étant humbles 
et modestes, nous nous contenterons 
de dire que plusieurs familles pauvres 
ont eu un peu de joie et de réjouis- 
sance au temps de Noël dû à la géné- 
rosité des amis du cercle à contri- 
buer à leur oeuvre de Noël. Il est mal- 
heureux qu'un incendie à Nord Ed- 
monton ait été la cause de la perte de 
quelques boîtes soigneusement prépa- 
rées par Alice Lemieux, maïs quand 
même, l'intention y était. 


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lexandre Brassard. 

Avis est par les Présentês donné que 
toutes personnes avant des réclama- 
tions contre la succession de la dé- 
funte Louise Brassard, décédée le 8 
novembre 1934 sont tenues de faire à 
M. Paul E. Poirier, avocat de l’exécu- 
teur, Edifice Banque Royale, Edmon- 
ton Alberta, le ou avant le 15 avril 
1935, l’état complet, dûment vérifié 
de leurs réclamations et de toutes sû- 
iretés détenues par elles et qu'après 
|cette date l'exécuteur distribuera les 
jbiens de la défunte entre les ayants- 
droits, ne tenant compte que des ré- 
clamations ainsi présentées ou qui au- 
ront été portées à sa connaissance. 
Edmonton, ce 18 février 1935. 
Paul-Emile Poirier, 

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